Activités / Colloque annuel de Les Arts et la Ville / Édition 2015

Présentation des conférences

Présentation des conférences
28e Colloque annuel du réseau Les Arts et la Ville

Animateur du colloque 2015 : René Cormier, artiste multidisciplinaire et consultant en gestion des arts

René CormierDirecteur artistique, metteur en scène, comédien, musicien, compositeur, animateur, gestionnaire culturel et communicateur, René Cormier, formé en musique à l’Université du Québec à Montréal et en théâtre à l’École internationale de théâtre Jacques-Lecoq de Paris, occupe, depuis 2010, le poste de directeur artistique de la biennale Zones théâtrales du Centre national des arts du Canada. Il agit également en tant que conseiller à la mise en œuvre de la Stratégie globale pour l’intégration des arts et de la culture dans la société acadienne au Nouveau-Brunswick, au sein de l’Association acadienne des artistes professionnel.le.s du Nouveau-Brunswick (AAAPNB), un organisme pour lequel il travaille depuis 10 ans.

Au cours de sa carrière, il a assuré la présidence de la Commission internationale du théâtre francophone (CITF), de l’Association des théâtres francophones du Canada (ATFC) et de la Fédération culturelle canadienne-française (FCCF), en plus de siéger à de nombreux conseils d’administration, dont ceux de TV5 Québec Canada et de la Conférence canadienne des arts.

René Cormier a reçu de nombreuses marques de reconnaissance au cours de sa carrière, dont l’Ordre des arts et des lettres de France (2003), l’Ordre des francophones d’Amérique (2008), l’Éloize de l’artiste de l’année en théâtre (2000) et le prix Gilbert-Finn (2000) du Conseil économique du Nouveau-Brunswick qui récompense le gestionnaire de l’année.

Mardi 2 juin 2015

13 h 30 Allocutions d’accueil

  • Yvon Lapierre, maire de la Ville de Dieppe

Yvon LapierreYvon Lapierre a été élu maire de la Ville de Dieppe le 14 mai 2012. Il n’était pas étranger au monde municipal, puisqu’il avait déjà exercé la fonction de maire de Dieppe de 1998 à 2005, en plus d’avoir été élu conseiller du quartier 2 en 1986 et en 1989.

Il représente la Ville aux comités du conseil ainsi qu’aux commissions, autorités et comités externes, notamment au Comité permanent du conseil sur les stratégies et politiques publiques, au conseil d’administration de l’Association des cités du Nouveau-Brunswick et à Expansion Dieppe.

Au cours des dernières années, M. Lapierre a été directeur général de quelques usines appartenant à Owens-Illinois, une compagnie spécialisée dans la fabrication de contenants en verre. Il a également été directeur des ressources humaines et des produits finis pour Domglas/Consumers Glass pendant de nombreuses années.

M. Lapierre s’est impliqué dans sa communauté, entre autres au sein du Club garçons et filles de Dieppe et de Patinage Canada NB. Il a reçu le prix Paul-Harris-Fellow du Club Rotary et le prix Hommage Richelieu International de Paix et Fraternité.

Né à Montréal, M. Lapierre a étudié au cégep du Vieux-Montréal et possède un baccalauréat ès arts de l’Université de Moncton.

  • Philippe Beaulieu, président de l’Association acadienne des artistes professionnel.le.s du Nouveau-Brunswick (AAAPNB)

Philippe BeaulieuHomme de théâtre et travailleur culturel, Philippe Beaulieu œuvre depuis 40 ans au développement culturel et artistique de l’Acadie du Nouveau-Brunswick et du Canada atlantique.

Membre fondateur du Théâtre l’Escaouette, il a étudié au Département d’art dramatique de l’Université de Moncton, ainsi qu’avec André Brassard et Jean-Pierre Lefebvre, et il a, pendant huit saisons, interprété le personnage de Sullivan, d’Antonine Maillet, au Pays de la Sagouine, sous la direction de Guillermo de Andrea. Il a joué au théâtre du Rideau Vert et au sein de la compagnie de l’Escaouette, avec qui il a tourné au Canada et en Europe (Belgique et France).

Comme responsable de la Stratégie de promotion des artistes acadiens sur la scène internationale, il a collaboré au premier Réseau acadien de musique en Europe, qui ouvre de plus en plus de portes aux artistes en musique. Il a également contribué à la création du Centre de ressources international et acadien.

Il a assuré la coordination des chantiers sur l’artiste créateur et sur les communautés, les arts et la culture lors des États généraux des arts et de la culture dans la société acadienne du Nouveau-Brunswick. Il est, en ce moment, président de l’Association acadienne des artistes professionnel.le.s du Nouveau-Brunswick (AAAPNB).

  • Dominique Violette, coprésidente de Les Arts et la Ville et directrice générale du Carrefour international de théâtre, Québec

Dominique VioletteDominique Violette est devenue directrice générale du Carrefour international de théâtre à l’automne 2000. Elle se consacre à la réalisation de projets artistiques et à la gestion d’organismes culturels depuis 1985, principalement dans le domaine des événements et du théâtre. Elle figure parmi les membres fondateurs de la Semaine mondiale de la marionnette à Saguenay (ManiganSes), dont elle a été directrice générale et artistique de 1989 à 1994, puis directrice artistique de 1994 à 1996.

Au cours de ces années, elle a travaillé de diverses manières au développement culturel, notamment, entre 1995 et 1999, à titre de première présidente du Conseil québécois des ressources humaines en culture (CQRHC). Directrice générale du Conseil québécois du théâtre (Montréal) de 1995 à août 2000, elle a été membre du conseil d’administration de la Société des relations internationales de Québec (SORIQ) de 2004 à 2006 et du comité d’évaluation de projets du Centre local de développement (CLD) de Québec en tant que représentante du secteur culturel de 2006 à 2012.

Elle est colauréate avec Marie Gignac du Prix du développement culturel 2010 du Conseil de la culture (prix François-Samson).

Membre du conseil d’administration du réseau Les Arts et la Ville depuis 2006, elle en assume la coprésidence depuis mai 2012.

  • Jean Fortin, coprésident de Les Arts et la Ville et maire de la Ville de Baie-Saint-Paul, Québec

Jean FortinJean Fortin est né à Baie-Saint-Paul. Il possède un baccalauréat en sciences politiques de l’Université Laval.

II a été élu pour la première fois conseiller municipal de la paroisse de Baie-Saint-Paul en novembre 1989, puis est devenu maire de cette paroisse en novembre 1993, jusqu’au regroupement des trois municipalités de Baie-Saint-Paul, en 1996. Réélu conseiller de la nouvelle ville en mai 1996, il est devenu maire de Baie-Saint-Paul en novembre 1999, fonction qu’il occupe encore à ce jour.

M. Fortin a été président du Conseil régional de concertation du Québec de 2001 à 2004. En mars 2004, il a été élu président de la Conférence régionale des élus (CRÉ) de la Capitale-Nationale, fonction qu’il a occupée jusqu’en 2008.

Il a également été président du Centre local de développement (CLD) de la MRC de Charlevoix de 2000 à 2004. Finalement, à l’automne 2004, M. Fortin a accepté la présidence de l’Association des centres locaux de développement du Québec (ACLDQ), qu’il a exercée jusqu’en 2009.

M. Fortin est coprésident du réseau Les Arts et la Ville depuis mai 2010.

14 h Conférence d’ouverture : La culture, complice d’identité citoyenne

  • Françoise Enguehard, auteure et communicatrice, Saint-Jean, Terre-Neuve-et-Labrador

Françcoise EnguehardFrançoise Enguehard est native des îles françaises de Saint-Pierre et Miquelon. Établie à Saint-Jean (Terre-Neuve) depuis près de 40 ans, elle est auteure. Elle a publié plusieurs romans, dont le plus récent, L’archipel du docteur Thomas, a remporté, en 2010, le Prix des lecteurs de Radio-Canada et le prix littéraire Antonine-Maillet-Acadie Vie. Présidente de la Société nationale de l’Acadie de 2006 à 2012, aujourd’hui présidente de la Fondation nationale de l’Acadie, Acadienne de par sa grand-mère maternelle, Françoise Enguehard s’implique depuis très longtemps dans la communauté francophone de l’Atlantique tout en établissant des liens étroits avec la communauté culturelle anglophone de cette région. Femme d’affaires, elle dirige VIVAT Communications, une firme spécialisée dans les communications qui coordonne actuellement le vaste projet de commémoration du bicentenaire du retour de l’archipel de Saint-Pierre et Miquelon à la France pour l’année 2016.

La culture : complice d’identité citoyenne
Aujourd’hui, la culture est sortie des musées, des galeries d’art et des théâtres pour s’installer dans notre quotidien. Elle a pris de l’ampleur pour englober notre patrimoine et, de ce fait, elle nous sollicite directement, non seulement comme observateurs et spectateurs, mais aussi, et surtout, comme acteurs et actrices de son évolution. Ce flux créateur et identitaire revendique sa pleine place partout et entend jouer son rôle dans des domaines allant du développement économique à l’intégration des nouveaux arrivants, du développement durable au sens identitaire.

Mais avant que cette culture décomplexée et démocratisée puisse pleinement jouer ce rôle ambitieux mais nécessaire, il faut, d’abord et avant tout, qu’elle soit le vecteur d’une meilleure compréhension entre les êtres et les sociétés, car c’est seulement dans le partage de qui l’on est et de nos valeurs les plus profondes que peut s’établir le niveau d’appréciation et de confiance qui mène à la collaboration et à la complicité.

En se basant sur ses diverses expériences culturelles communautaires en Atlantique, sur son statut d’auteur et sur son rôle de passerelle culturelle entre anglophones et francophones, Françoise Enguehard présentera des exemples d’initiatives culturelles qui ont réussi à promouvoir une meilleure connaissance de soi et des autres et à donner naissance à des collaborations innovantes là où on ne les attendait pas ; ce faisant, elle tentera de dégager certains des ingrédients qui ont contribué au succès de ces projets, offrant ainsi quelques pistes pour la concrétisation de projets semblables ailleurs dans nos régions.

15 h 30 Panel : Une Acadie complice !

  • Carmen Gibbs, directrice générale, Association acadienne des artistes professionnel.le.s du Nouveau-Brunswick (AAAPNB)

Carmen GibbsFemme de causes et de communication, d’organisation et de relations publiques, Carmen Gibbs, grande féministe et lobbyiste d’expérience, s’est surtout fait connaître en Acadie et au Québec pour son travail dans le milieu associatif culturel et communautaire. Depuis 2001, elle assume le poste de directrice générale de l’Association acadienne des artistes professionnel.le.s du Nouveau-Brunswick (AAAPNB). Elle est reconnue pour sa capacité à rallier les gouvernements et les intervenants et intervenantes de tous les secteurs de la société autour des enjeux des artistes et de leur milieu. Elle a joué un grand rôle de leadership dans le processus d’élaboration de la Politique culturelle du Nouveau-Brunswick et de la politique du livre ainsi que dans le retour d’un nouveau programme d’appui aux arts médiatiques. Productrice des Éloizes, elle est aussi coprésidente, avec le sous-ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance du Nouveau-Brunswick, de la Table de concertation arts et culture en éducation. Elle est également coprésidente de la Coalition canadienne des arts. Sous sa direction, l’AAAPNB a été mandatée pour organiser les États généraux des arts et de la culture et coordonner la mise en œuvre de la Stratégie globale pour l’intégration des arts et de la culture dans la société acadienne au Nouveau-Brunswick, un des plus grands projets de société de l’Acadie.

  • Frédérick Dion, directeur général, Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick (AFMNB)

Frédérick DionAprès des études en sciences politiques à l’Université de Moncton, Frédérick Dion s’est joint à l’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick (AFMNB) en 2004, où il a occupé un poste de chargé de projets jusqu’en 2009. La poursuite de ses études l’a mené à Montréal, où il a agi, de 2010 à 2011, à titre de conseiller aux politiques à l’Union des municipalités du Québec.

Terminant présentement une maîtrise en administration publique, concentration analyse de gestion urbaine, à l’École nationale d’administration publique du Québec, il est directeur général de l’AFMNB depuis novembre 2011.

  • Nathalie Dubois, directrice des arts et des industries culturelles, ministère du Tourisme, du Patrimoine et de la Culture du Nouveau-Brunswick

Nathalie DuboisNathalie Dubois occupe le poste de directrice des arts et des industries culturelles au ministère du Tourisme, du Patrimoine et de la Culture du Nouveau-Brunswick depuis juillet 2006 (à l’époque le ministère du Mieux-être, de la Culture et du Sport). Elle y est responsable d’une équipe chargée d’offrir des programmes et des services et d’élaborer des politiques pour soutenir les arts, le développement culturel communautaire et les industries culturelles dans la province.

Originaire de Québec, Mme Dubois est titulaire d’une maîtrise en administration publique de l’Université de Moncton et d’un diplôme en droit de l’Université Laval. Elle a été admise au Barreau du Québec en novembre 1995.

Crédit photo : John Maclean

Une Acadie complice : regards croisés sur un projet sociétal unique !
Comment la société acadienne du Nouveau-Brunswick a-t-elle réussi à mobiliser l’ensemble de sa population autour des États généraux des arts et de la culture ? Comment celle-ci s’est-elle engagée dans la mise en œuvre de la Stratégie globale pour l’intégration des arts et de la culture dans la société acadienne au Nouveau-Brunswick qui en a découlé ? Quels sont les conditions de succès, les complicités établies, les défis rencontrés et les réussites concrètes relatifs à ce vaste projet sociétal ? À la lumière de cette démarche, quelle forme prend aujourd’hui l’organisation artistique et culturelle de l’Acadie et comment cette société a-t-elle réussi à créer des passerelles avec la société québécoise ?

Trois leaders acadiens engagés dans ce projet unique échangeront leurs regards sur ces questions. À partir de thématiques et de projets concrets, Carmen Gibbs, directrice générale de l’AAAPNB, Frédérick Dion, directeur général de l’AFMNB, et Nathalie Dubois, directrice des arts et des industries culturelles au ministère du Tourisme, du Patrimoine et de la Culture du Nouveau-Brunswick, vous raconteront certains des moments clés de ce parcours inspirant : projets d’intégration d’artistes dans les communautés ou d’aménagement culturel du territoire, élaboration de politiques culturelles municipales et provinciales, autant d’initiatives à découvrir lors de ce panel qui prendra la forme d’un talk-show interactif entre les panélistes et le public.

Mercredi 3 juin 2015

9 h 05 Panel : Des artistes qui soulèvent des communautés

  • Sandra LeCouteur, artiste multidisciplinaire et productrice de spectacles, Miscou, Nouveau-Brunswick

Sandra LeCouteurAuteure-compositrice-interprète, Sandra LeCouteur a deux albums à son actif : La demoiselle du traversier (2005) et Terre natale (2010). Elle a présenté des spectacles au Viêtnam, en France, dans l’Ouest canadien et partout dans les Maritimes, en plus d’offrir plusieurs représentations à Montréal. En janvier et février 2015, elle était en tournée en Alberta et en Saskatchewan pour 18 spectacles. Elle sera en tournée en France pour six spectacles en avril et en mai 2015 ainsi qu’en Belgique.

Également comédienne, on a pu la voir dans les films La peur de l’eau de Gabriel Pelletier et Le chant du phare de Julien Cadieux. Elle a aussi participé à la série Belle-Baie, diffusée à Radio-Canada de 2009 à 2011. Elle sera de la série Le clan, toujours à Radio-Canada, à l’automne 2015. À la télévision, en plus des séries, on a pu la voir dans les émissions Cœurs batailleurs avec Zachary Richard, Thalassa et Passeport, entre autres.

Auteure à ses heures, elle a publié un premier recueil de poésie, Au clair de mon île, aux éditions La grande marée.

Quand la musique remplace la lumière
Tous les étés depuis 2009, Sandra LeCouteur et son conjoint produisent Voir Miscou et mourir. Cette série de spectacles se déroule de juillet à août, pendant 23 soirs, au phare historique de l’île Miscou, dans la péninsule acadienne. Depuis, plusieurs personnes qui n’avaient jamais assisté à un spectacle auparavant y reviennent tous les étés. Le duo a aussi au programme une soirée de poésie en collaboration avec le Festival acadien de poésie de Caraquet. Pour inciter plus de gens à découvrir cette forme d’art, il inclut, dans le prix du billet, du vin, des huîtres, des sushis et des tapas. Il a eu vite fait de remarquer que cette façon d’initier les gens à la poésie remporte un plus grand succès qu’il l’espérait. Cette série permet aux gens des îles Lamèque et Miscou de découvrir l’art et de s’ouvrir à ses différentes formes.

Pour plus de détails, consultez le https://www.facebook.com/VoirMiscouEtMourir2013/timeline.

Par ailleurs, Mme LeCouteur et son conjoint ont également conçu une journée intitulée Déjeuner sur l’herbe, inspirée de la toile de Claude Monet. Dans ce cadre extérieur, plusieurs peintres du dimanche exposent leurs toiles. Ce pique-nique a créé un effet domino et les gens se sont mis à la peinture. La population s’ouvre de plus en plus à la culture grâce cette journée, puisque des artistes connus du Québec, de la France ainsi que de l’Acadie sont également invités.

La présentation de Mme LeCouteur mettra en lumière la notion de découverte et de complicité par l’intermédiaire des arts.

  • Sonia Robertson, artiste multidisciplinaire, Mashteuiatsh, Québec

Sonia RobertsonMembre de la communauté innue de Mashteuiatsh et artiste multidisciplinaire, Sonia Robertson participe à de nombreux événements au Canada, en France, en Haïti, au Japon et au Mexique. Parallèlement à cela, elle travaille à mettre en valeur l’art comme moyen de prise en charge et d’expression pour les gens de sa communauté. En 1994, elle a mis sur pied la Fondation Diane-Robertson, association d’artistes, qui est un centre d’art actuel. En 2001, elle a créé l’Association du parc sacré / Kanatukuliuetsh Uapikun pour la sauvegarde des connaissances médicinales et traditionnelles. Entre 2004 et 2009, à l’emploi du Musée amérindien, elle a élaboré des projets avec la communauté. Depuis 2011, par l’entremise de la Fondation, elle organise des manifestations culturelles et artistiques, dont le Festival de contes et légendes Atalukan, afin de créer une plate-forme de diffusion pour les artistes et un espace d’échange interculturel entre les touristes et les gens de sa communauté. Sonia Robertson est bachelière en art interdisciplinaire de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) et poursuit actuellement une maîtrise en art thérapie à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT).

Partage, échange et transmission
La présentation de Sonia Robertson portera sur la place de l’artiste dans sa communauté et ailleurs, tant comme ambassadeur (artiste) que comme agent de développement ou de changement (commissaire). Mme Robertson nous parlera de ses projets artistiques qui mobilisent les gens dans un espace de partage et d’échange. Elle nous fera aussi part d’autres initiatives qu’elle a concrétisées dans sa communauté, notamment l’exposition permanente qu’elle a réalisée comme chargée de projet au Musée amérindien ; le Festival de contes et légendes Atalukan, qui a des répercussions à l’échelle régionale et internationale ; un projet d’échange nord-sud entre Premières Nations ; et d’autres initiatives qui permettent également de faire revivre la culture autochtone dans le contexte de l’art contemporain. Mme Robertson nous entretiendra par ailleurs de l’influence de ses projets, qui, ici comme ailleurs, ont fait jaillir un sentiment de fierté et une volonté d’implication chez les jeunes et moins jeunes. Ainsi, elle nous présentera fièrement ses initiatives innovantes, qui constituent non seulement des leviers de changement, mais aussi des lieux de transmission et de partage entre générations, cultures et nations.

  • Natacha Sansoz, artiste multidisciplinaire, Roquefort, France

Natasha SansozNatacha Sansoz est une artiste pluridisciplinaire diplômée de l’École des beaux-arts de Bordeaux (diplôme national supérieur d’expression plastique – DNSEP) dont la pratique se situe entre l’art textile, l’appropriation, la performance, l’installation, l’art postal (mail art) et l’activisme. En 2005, elle a présenté À ta place !, sa première exposition personnelle, qui lui a valu deux prix. Depuis, elle a créé Esclopeando (2010), qui a été présentée à Bordeaux et aux îles Canaries.

Dès 2008, elle reçoit des commandes publiques. Après plusieurs résidences de création (Arteleku, Espagne) est née l’exposition Travail poursuite en 2013, qu’elle a présentée à la Galerie Trames du Centre des textiles contemporains de Montréal en 2014.

Parallèlement à sa carrière d’artiste, Natacha Sansoz a cofondé, en 2004, l’Atelier d’initiatives artistiques et artisanales (AIAA), implanté dans les anciennes papeteries de Roquefort (40). Cet atelier de production pluridisciplinaire est un lieu d’accueil non seulement pour des artistes en résidence, mais aussi pour les membres permanents du collectif AIAA. Soucieuse de soutenir, de promouvoir et de défendre le développement culturel et artistique local, elle a aussi fondé, en 2012, le Fonds local d’art contemporain (FLAC).

Depuis 2011, elle intervient à l’École supérieure de design des Landes. Elle travaille également régulièrement, depuis 2014, pour la Forêt d’art contemporain, notamment lors d’actions de médiation. Son engagement artistique auprès des minorités (personnes handicapées, communautés manouches, personnes âgées, enfants et adolescents de l’Institut médico-éducatif, etc.) lui a valu le prix Handilandes en 2014.

Elle travaille actuellement sur un projet de résidence au Québec et à la mise en réseau de lieux intermédiaires de fabrique destinés aux arts visuels en Aquitaine et en Europe.

L’artiste curieuse et rassembleuse
La pratique de Natacha Sansoz interroge les mécanismes politiques, sociaux et économiques au travers des rapports entre les individus et leur société. La démarche artistique de cette artiste landaise se nourrit de la collaboration et de la participation des communautés. Pour plus de détails concernant Mme Sansoz et son art « hors les murs », visitez le www.facebook.com/sansoznatacha.

L’artiste impliquée dans la fabrique
Mme Sansoz présentera le projet de l’Atelier d’initiatives artistiques et artisanales (AIAA), un lieu de fabrication et d’échange de pratiques artistiques ainsi qu’un espace de mutualisation de moyens. Elle présentera également le projet du Fonds local d’art contemporain (FLAC), un fonds visant à soutenir la création dans le domaine de l’art contemporain en milieu rural et à encourager les artistes émergents. Pour en savoir davantage sur l’AIAA, consultez le www.laiaa.com.

L’artiste crée des espaces d’échange
À l’origine d’un réseau d’aménagement culturel du territoire créant de nouveaux espaces d’échange, Natacha Sansoz présentera le projet de la Forêt d’art contemporain, un itinéraire d’art contemporain dans l’espace forestier du parc naturel régional des Landes de Gascogne (www.laforetdartcontemporain.com).

Artiste engagée dans son milieu, Mme Sansoz ne cesse de surprendre par ses projets créatifs et durables, sa vision et son implication. Par sa pratique, elle tisse des liens entre les disciplines artistiques, crée des ponts intergénérationnels et contribue à l’intégration sociale de différents groupes minoritaires ou défavorisés. Elle représente la notion de complicité sous toutes ses coutures !

10 h 45 Panel : Des élus convaincus !

  • Yvon Lapierre, maire de la Ville de Dieppe, Nouveau-Brunswick

Yvon Lapierre

Yvon Lapierre a été élu maire de la Ville de Dieppe le 14 mai 2012. Il n’était pas étranger au monde municipal, puisqu’il avait déjà exercé la fonction de maire de Dieppe de 1998 à 2005, en plus d’avoir été élu conseiller du quartier 2 en 1986 et en 1989.

Il représente la Ville aux comités du conseil ainsi qu’aux commissions, autorités et comités externes, notamment au Comité permanent du conseil sur les stratégies et politiques publiques, au conseil d’administration de l’Association des cités du Nouveau-Brunswick et à Expansion Dieppe.

Au cours des dernières années, M. Lapierre a été directeur général de quelques usines appartenant à Owens-Illinois, une compagnie spécialisée dans la fabrication de contenants en verre. Il a également été directeur des ressources humaines et des produits finis pour Domglas/Consumers Glass pendant de nombreuses années.

M. Lapierre s’est impliqué dans sa communauté, entre autres au sein du Club garçons et filles de Dieppe et de Patinage Canada NB. Il a reçu le prix Paul-Harris-Fellow du Club Rotary et le prix Hommage Richelieu International de Paix et Fraternité.

Né à Montréal, M. Lapierre a étudié au cégep du Vieux-Montréal et possède un baccalauréat ès arts de l’Université de Moncton.

Une complice volontaire : Dieppe
Depuis près de 30 ans, la ville de Dieppe a su démontrer son savoir-faire dans l’organisation et l’accueil de manifestations culturelles. Que ce soit le premier Congrès mondial acadien en 1994, le Village de la Francophonie en 1999, le Festival international du cinéma francophone en Acadie, le Mercredi show et la fête nationale des Acadiens à Radio-Canada en 2012, elle s’est créé une place importante sur la scène culturelle tant à l’échelle nationale qu’à l’international.

La présence du Centre des arts et de la culture de Dieppe ainsi que les nombreuses activités culturelles présentées par la Ville de Dieppe assurent le rayonnement et la vitalité culturelle et artistique de la communauté.

Les partenariats sont tout aussi importants. En 2000, lors d’une visite d’échange tenue à Dieppe, en France, entre la Ville de Dieppe du Nouveau-Brunswick (Canada) et la Ville de Dieppe de France, des occasions de partenariat ont été trouvées dans les domaines, notamment, de l’éducation, de la culture, de l’histoire et du tourisme. Il a alors été déterminé qu’un festival qui se tenait en France depuis 20 ans, le Festival international de cerf-volant de Dieppe, ferait une excellente base pour un programme de jumelage. Depuis, l’International du cerf-volant à Dieppe prend de l’ampleur d’année en année et est devenu le plus gros en Amérique du Nord. Voilà un bel exemple de partage et de partenariat.

Enfin, pour favoriser la diversité dans les activités culturelles de la communauté, le développement des artistes émergents et pour attirer des manifestations culturelles majeures, la Ville de Dieppe a adopté, en 2012, une politique culturelle comprenant quatre énoncés stratégiques qui continueront à guider la Municipalité au cours des prochaines années, soit le développement économique, la programmation culturelle, l’engagement et la vitalité communautaires ainsi que le patrimoine collectif.

  • Cyrille Simard, maire de la Ville d’Edmundston, Nouveau-Brunswick

Cyrille SimardAprès ses études à l’Université de Moncton – campus d’Edmundston et à l’Université Laval, Cyrille Simard a commencé sa carrière à l’Université de Moncton – campus d’Edmundston en tant que directeur de l’éducation permanente pour ensuite travailler au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie, en France, où il a été responsable de projets internationaux.

De retour à Edmundston, il s’est investi dans le milieu des affaires en fondant, entre autres, une firme d’expertise-conseil en gestion du savoir et en technologies de l’information.

M. Simard a toujours été fortement impliqué dans sa communauté. Il a été tour à tour président de la Société historique du Madawaska, du Salon du livre d’Edmundston, du Conseil scolaire des Frontières, d’Entreprise Madawaska et il a siégé au conseil d’administration de nombreuses autres organisations. C’est avec énormément d’enthousiasme qu’il vient d’entreprendre son premier mandat à la mairie d’Edmundston.

Les arts et la culture au cœur du développement
Depuis plusieurs années maintenant, la Ville d’Edmundston utilise les arts et la culture comme axes de développement dans ses cycles de planification stratégique. Que ce soit la mise en œuvre d’un projet de centre des arts, les rénovations de sa grande salle de spectacle ou le respect de sa politique d’intégration des arts, elle croit fermement que l’effet des arts et de la culture sur le développement municipal ne peut être négligé.

Les gens veulent vivre dans un environnement « où il se passe des choses » et les têtes créatives se ruent vers les communautés allumées qui placent la créativité au cœur de leur démarche. Edmundston l’a déjà compris et ne met plus en doute la place que doivent occuper les arts et la culture chez elle.

Dans ce contexte, les arts, la culture, la créativité et l’innovation sont des composantes intégrantes du développement économique et de la planification urbaine, et les artistes et créateurs en sont des partenaires. La Ville d’Edmundston estime que plus qu’un simple appui moral, l’investissement dans les arts et la culture est indispensable à l’établissement d’une communauté créative, dynamique et en santé sur le plan social, culturel et économique. Les arts et la culture sont au cœur de l’identité d’une communauté, rehaussent la fierté d’appartenance des résidants et ont un effet direct sur la qualité de vie et les avantages concurrentiels qui permettent d’attirer les créateurs de toute sorte.

  • Jean-Yves Poirier, membre du comité administratif de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, président du Conseil des arts et de la culture de Vaudreuil-Soulanges et maire de Saint-Polycarpe, Québec

Jean-Yves PoirierMaire depuis 2013, Jean-Yves Poirier est né au milieu des années 1950 à Saint-Polycarpe, un village situé en banlieue ouest de Montréal, à deux pas de l’Ontario. Diplômé du secondaire, il était pressé d’entrer sur le marché du travail. Il a fait carrière au sein de Postes Canada durant 37 années. Au fil du temps, il a aussi intégré le milieu des affaires, et ce, dans divers champs d’activité. Aujourd’hui encore, il est propriétaire d’une entreprise spécialisée en fiscalité des particuliers.

M. Poirier est impliqué depuis toujours dans sa municipalité : pompier, directeur d’un club de loisirs, membre fondateur du Club Optimiste local, conseiller municipal depuis 1987. En 1993, il a reçu la plus haute distinction au Canada offerte par Postes Canada pour sa contribution exceptionnelle et son implication communautaire. Il n’a pris une pause du conseil municipal que de 1992 à 1996, pour se consacrer à sa famille et à ses études à HEC Montréal.

M. Poirier a de l’intérêt pour les arts et la culture et une passion pour les voyages. Il s’est joint au Conseil des arts et de la culture de Vaudreuil-Soulanges en 2013, un organisme dont il a été nommé président en 2014. Il apporte un point de vue et un bagage différents qui s’amalgament bien à ceux des membres de ce conseil très dynamique. Des arts de la scène à la peinture en passant par le patrimoine bâti, l’architecture ou simplement la beauté des couchers de soleil, la culture l’a toujours animé. Il apprécie toujours d’ailleurs une visite dans un musée.

Crédit photo : Studio Bouguerra

Terre-Maires : La sensibilité des élus à travers les yeux des artistes
La conférence de M. Poirier traitera de la genèse du projet Terre-Maires et du processus qui a mené toute une région à mieux connaître ses artistes et ses élus grâce à une approche qui a placé l’humain au cœur de la démarche d’appropriation de la culture.

L’idée de Terre-Maires était de jumeler 23 maires à 23 artistes de la MRC de Vaudreuil-Soulanges. Chaque tandem a vécu une expérience artistique complète, qui allait de la conception jusqu’au vernissage en passant par les différentes étapes de production, le tout selon un thème précis : l’environnement, la terre, sa fragilité, mais aussi sa durabilité.

L’exposition, sous la direction artistique du Musée régional de Vaudreuil-Soulanges et diffusée par celui-ci, a suscité un réel engouement chez les médias, les artistes, les élus municipaux et divers acteurs régionaux, faisant ainsi de Terre-Maires un exemple de partenariat fort intéressant.

Mercredi 3 juin 2015

14 h Ateliers bloc A

Atelier 1
Le Bocal : un collectif dynamique et mobilisateur

  • Karina Sasseville, artiste et coordonnatrice des événements culturels, collectif Le Bocal, Sutton, Québec

Karina SassevilleNative de Québec, Karina Sasseville s’est expatriée à Montréal à 19 ans, où elle a obtenu un baccalauréat en communication, profil télévision, de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Elle a travaillé en vidéo et en cinéma comme assistante à la réalisation en documentaire. Dans ses loisirs, elle a découvert la technique de la mosaïque, qui est devenue une passion. En 2006, désireuse de vivre une vie communautaire riche et culturelle, elle a déménagé à Dunham, petit village des Cantons-de-l’Est, et, comme artisane-mosaïste, elle crée des œuvres et donne des ateliers. Elle a aussi fait la rencontre de réalisateurs locaux et travaillé sur de nombreux longs-métrages documentaires. En 2011, elle s’est impliquée au sein du Bocal comme coordonnatrice, trésorière, directrice de production, réalisatrice et gestionnaire de projet. Soucieuse de participer au développement de la culture en région, elle s’est notamment engagée dans l’organisation d’un symposium de sculpture, dans une équipe de journalistes bénévoles pour une radio locale et dans un comité pour une politique culturelle à Dunham.

LE BOCAL
Le Bocal est un collectif d’artistes de la région de Sutton qui intervient à travers le Québec avec des créations à l’impact social fort. Ces interventions sont créées avec des artistes de la région hôte afin de provoquer une cohésion sociale, de développer un sentiment d’appartenance et de souligner les particularités locales.

Chroniques de village
Des cinéastes de la région réalisent chacun un court-métrage dans lequel leur village est mis en valeur. La diffusion se fait dans plusieurs villages et dans des endroits inusités, au cœur des communautés concernées.

Projet Tricycle
Le projet Tricycle est une rencontre entre des artistes en arts visuels, des élèves du primaire et plusieurs membres de la communauté de la ville de Sutton. Les élèves réalisent des œuvres selon la démarche de l’artiste qui les encadre. Celles-ci sont ensuite affichées dans la communauté, accessibles à tous. Ce projet s’est vu remettre le prix Image de l’art et le prix Essor.

Le Labohem
Le Labohem est une création artistique et sociale collective où des artistes locaux mettent sur pied, en un mois, une exposition évolutive de portraits de la population locale. Un « dévernissage » clôt la manifestation avec la vente des œuvres lors d’un encan silencieux et la diffusion des vidéos réalisées dans le mois. Un souper y réunit tout le village.

À auteur d’enfant
À auteur d’enfant invite les enfants à imaginer et à écrire une histoire qui est illustrée spontanément par des dessinateurs professionnels. Ces textes et dessins sont ensuite réunis dans un livre édité en version papier et électronique. Ce livre est vendu au prix coûtant, et les textes et dessins originaux sont remis gracieusement aux enfants.

Atelier 2
Participation culturelle citoyenne des jeunes : l’expérience RÉ-CRÉATION

  • Dominique Lapointe, agente de développement, Conseil de la culture du Bas-Saint-Laurent, Rimouski, Québec

Dominique LapointeDominique Lapointe est agente de développement au Conseil de la culture du Bas-Saint-Laurent, où elle accompagne entre autres des artistes en voie de professionnalisation. Elle possède un baccalauréat en arts visuels et un baccalauréat en enseignement des arts plastiques et de l’art dramatique. Occasionnellement consultante dans les organisations, elle est également chargée de cours en communication (relations humaines) et étudiante à la maîtrise en étude des pratiques psychosociales à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR). Ses recherches touchent l’accompagnement des processus de création et les pratiques en histoire de vie.

 

Participation culturelle citoyenne des jeunes : l’expérience RÉ-CRÉATION
Il est déjà prouvé que l’éducation artistique contribue à la persévérance scolaire ainsi qu’au développement de la créativité et de l’implication citoyenne. La présence des arts et de la culture dans une communauté aide à tisser des liens, contribue à sculpter l’identité et agit sur l’attractivité du milieu et la rétention des citoyens.

Et si « les Québec » de demain portaient en chœur, dans un constant besoin de s’adapter et de se réinventer, la culture comme axe de santé contribuant à la force, à la singularité et à la qualité du tissu social des collectivités ?

Depuis 2012, le Réseau des conseils régionaux de la culture du Québec chapeaute une démarche qui a pour objectif de s’assurer que tous les jeunes de 0 à 35 ans du Québec ont accès à la culture, y participent activement et la développent sur l’ensemble du territoire.

Au Bas-Saint-Laurent, avec le soutien de l’entente spécifique sur la culture, le projet RÉ-CRÉATION a pris la forme d’une large consultation des différents acteurs qui œuvrent auprès des jeunes. Diverses actions, dont la mise en place d’un grand comité régional, l’élaboration d’un portrait régional de l’offre culturelle en loisir et en formation, la conception de capsules vidéo réalisées par une équipe de jeunes journalistes ainsi que la tenue d’un forum ouvert, ont permis d’entendre les expériences, les enjeux et les propositions de près de 200 acteurs en vue de rédiger un plan d’action régional.

Lors de cet atelier, vous pourrez en savoir davantage sur cette démarche et y contribuer !

Atelier 3
Une politique culturelle municipale : un engagement concret pour la culture !

  • Paul Lemay, consultant culturel et membre honoraire de Les Arts et la Ville, Laval, Québec

Paul LemayPaul Lemay a été président du Cosmodôme de Laval de 2010 à 2013. Il a travaillé au sein de la Ville de Laval comme directeur du Service des arts de 1987 à 1996 et comme directeur du Service de la culture, des loisirs et de la vie communautaire de 1996 à 2003, un mandat qu’il a poursuivi jusqu’en 2010 pour le Service de la vie communautaire, de la culture et des communications.

Homme convaincu de l’importance des arts et de la culture dans nos vies, il a été l’un des membres fondateurs du réseau Les Arts et la Ville, où il a siégé comme administrateur pendant de nombreuses années. Il a également été membre de la Table sur la culture de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), du ministère de la Culture et de la Fédération québécoise des municipalités portant sur les ententes de développement en culture jusqu’en 2010.

Il agit aujourd’hui à titre de mentor, de consultant et de conférencier sur les politiques et autres questions d’ordre culturel.

Une politique culturelle municipale : un engagement concret pour la culture !
L’un des premiers gestes concrets d’affirmation d’un engagement municipal en matière de culture consiste à adopter une politique culturelle municipale. Ce geste permet non seulement de concrétiser l’expression d’une volonté politique d’agir, mais aussi de circonscrire et de pérenniser cette action. Au Québec, plus de 300 politiques culturelles municipales ou locales ont été mises en œuvre au cours des dernières années. Le réseau Les Arts et la Ville a participé à cette éclosion, tout d’abord par de nombreux ateliers de sensibilisation à l’importance des politiques municipales, puis par des conférences et des formations sur ce sujet, tant à l’UMQ que lors des colloques annuels de l’organisme.

Fort de cette expérience et des succès qui ont suivi et poussé par l’idée d’élargir cette sensibilisation à la francophonie canadienne, Les Arts et la Ville a établi un partenariat avec les deux grandes associations de municipalités francophones de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick (l’Association française des municipalités de l’Ontario – AFMO et l’Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick – AFMNB) permettant l’accompagnement de municipalités francophones dans leur démarche pour se doter d’une politique culturelle municipale.

Un premier projet de mentorat a vu le jour en Ontario français en 2011. Il a connu un tel succès qu’il s’est poursuivi en 2013 alors qu’il était également proposé au Nouveau-Brunswick. Ces deux phases auront permis, à terme, de faire éclore 13 nouvelles politiques municipales dans la francophonie canadienne (dont cinq au Nouveau-Brunswick). Le projet Mentorat pour l’adoption de politiques culturelles municipales aura aussi permis d’amorcer un processus semblable à celui mis en place au Québec et de faire des villes participantes des témoins de l’importance d’une démarche de politique culturelle municipale dans l’articulation d’une intervention cohérente et durable en matière d’arts et de culture dans les milieux locaux. Ainsi, ces villes sauront en inspirer d’autres dans l’adoption d’une meilleure planification culturelle locale.

L’atelier proposé permet de faire le point sur l’expérience et la démarche entreprises par ces villes dans le cadre du projet Mentorat. Deux municipalités participantes, Shediac et Dalhousie, rendront compte des actions qu’elles ont menées et des retombées de cet exercice dans leur milieu. Souhaitons que ces témoignages porteurs d’espoir et d’avenir, livrés par Line Godbout, membre du Comité de développement culturel de la Ville de Shediac et Jean-Robert Haché, conseiller municipal de la Ville de Dalhousie, incitent d’autres villes à emboîter le pas et à se joindre à un réseau de municipalités de plus en plus important et enclin à donner aux arts et à la culture une place de choix au cœur de son développement !

Atelier 4
CULTURAT : créer la complicité entre les secteurs pour mobiliser une région !

  • Geneviève Aubry, consultante en communication et en gestion de projet, Rouyn-Noranda, Québec

Geneviève AubryTitulaire d’une maîtrise en gestion de projet et d’un baccalauréat en communication, Geneviève Aubry travaille dans le milieu culturel depuis plus de 15 ans. Elle se spécialise dans l’offre de services adaptés au milieu culturel : service-conseil, formation, gestion de projet, etc. Elle remplit régulièrement des mandats culturels pour la Ville de Rouyn-Noranda. Elle est actuellement consultante en communication stratégique pour la démarche régionale CULTURAT, portée par Tourisme Abitibi-Témiscamingue, et chargée des projets locaux de la Ville de Rouyn-Noranda dans le cadre de cette même démarche.

 

CULTURAT : une démarche de développement régional
CULTURAT est une démarche régionale qui vise à faire de l’identité, des arts et de la culture un pôle de développement majeur dans la région de l’Abitibi-Témiscamingue. Portée par Tourisme Abitibi-Témiscamingue, elle sollicite tous les acteurs de la communauté : les municipalités, les entreprises, les organismes culturels et touristiques, les écoles, les communautés autochtones, les médias et les citoyens.

CULTURAT crée des ponts entre les secteurs de la communauté pour augmenter la cohésion sociale, la qualité de vie et le sentiment d’appartenance au territoire. Tous sont invités à entreprendre des actions et à réaliser des projets pour embellir leur milieu de vie et pour mettre en valeur la culture, l’identité et le patrimoine des communautés.

Jusqu’à maintenant, 48 municipalités, cinq conseils de bande et 15 organismes ont signé la charte de participation à CULTURAT. Les commissions scolaires de la région, les entreprises et les citoyens sont aussi nombreux à afficher leur adhésion.

CULTURAT fait naître des projets qui ont un effet sur la qualité de vie des citoyens. La Ville de Rouyn-Noranda en est un bel exemple. Signataire de la charte de participation à CULTURAT, elle a déjà annoncé 15 projets pour 2015. Ces initiatives, qui se réaliseront en collaboration avec de nombreux partenaires, embelliront la ville, mettront en valeur la culture locale, animeront le milieu et encourageront la participation citoyenne.

L’appropriation de la démarche CULTURAT par chaque municipalité et conseil de bande est un beau moyen de créer non seulement des maillages entre les secteurs, sur le plan local, mais aussi une complicité régionale, en entraînant toute la communauté dans un même mouvement collectif.

15 h 45 Ateliers bloc B

Atelier 5
L’architecture en Acadie : l’histoire fascinante d’un peuple et de son patrimoine bâti !

  • John Leroux, architecte et historien de l’art, Fredericton, Nouveau-Brunswick

John LerouxJohn Leroux, architecte et historien de l’art, est un fier Néo-Brunswickois qui a travaillé au sein de plusieurs cabinets d’architecture réputés de Toronto, d’Atlanta et de Fredericton. Il termine actuellement son doctorat en histoire à l’Université du Nouveau-Brunswick en mettant l’accent sur le modernisme dans cette province. Il a remporté de nombreux prix pour des projets architecturaux et d’art public réalisés aux quatre coins du Canada. Il a enseigné à l’Université du Nouveau-Brunswick, à l’Université Saint-Thomas et au Collège d’artisanat et de design du Nouveau-Brunswick.

Chroniqueur pour le Telegraph-Journal et le magazine Canadian Architect, M. Leroux a également écrit six livres sur l’architecture néo-brunswickoise, notamment Building New Brunswick: an architectural history, ainsi qu’un ouvrage sur l’architecture de l’Université Mount Allison. Il a de plus réalisé, en 2008, l’exposition Building New Brunswick à la galerie d’art Beaverbrook et participé à la Biennale d’architecture de Venise pour le Canada. Récemment, il a aussi participé à deux films thématiques sur l’architecture acadienne, soit On a bâti une cathédrale (réalisé par Ginette Pellerin) et Les héritiers du club (réalisé par Renée Blanchar).

L’architecture en Acadie : l’histoire fascinante d’un peuple et de son patrimoine bâti !
Qu’est-ce que ça implique de construire dans un endroit donné ? Un bâtiment constitue-t-il un simple abri dans lequel nous vivons et travaillons, ou est-ce plutôt un acte de foi par lequel nous marquons, comme l’ont fait nos ancêtres, notre présence sur terre ?

Le Nouveau-Brunswick est un endroit particulier, tant sur le plan linguistique que géographique, politique et économique. Les sensibilités culturelles n’ont pas toujours été prédominantes dans cette province, mais elles l’ont certainement été autrefois et semblent vouloir ressurgir pour reprendre leur juste place. Pour bien comprendre un endroit comme le Nouveau Brunswick, il est important de s’arrêter à son patrimoine bâti. Celui-ci témoigne, en trois dimensions, des rêves et des aspirations de la région ainsi que de ses lacunes visibles. Il apprend à la collectivité ce qu’elle a été, ce qu’elle est et ce qu’elle peut devenir.

En raison de certains événements des années 1750 qui ont entraîné l’exclusion économique et politique des Acadiens, comme le Grand Dérangement, les symboles de l’architecture et de l’histoire acadiennes des XVIIIe et XIXe siècles ont été limités. Cela rend l’émergence du design acadien du XXe siècle encore plus remarquable. Avec une confiance et une fierté culturelle renouvelées, les constructeurs, les artistes et les architectes acadiens ont créé certains des espaces et des structures les plus importants des provinces de l’Est – une inspiration dont les formes évoquent la Renaissance. Étonnamment, plusieurs de ces œuvres constituent des bijoux de modernisme méconnus qui se démarquent d’un passé vernaculaire ou marqué par le classicisme. De nombreuses choses « modernes » ne correspondent pas à la façon dont les Acadiens du Nouveau Brunswick se perçoivent. En raison de cette exclusion, de multiples réalisations culturelles et spirituelles d’importance ont été oubliées lors de l’écriture de l’histoire du Nouveau Brunswick.

En mettant à jour le continuum de l’histoire néo-brunswickoise, on découvre un aspect négligé de cette société et d’une culture sophistiquée qui revêt une importance essentielle pour un peuple qui regarde vers l’avenir avec confiance.

Atelier 6
Une entente de développement culturel à Sept-Îles : un modèle de complicité durable

  • Lorraine Dubuc-Johnson, conseillère municipale de la Ville de Sept-Îles et administratrice de Les Arts et la Ville, Québec

Lorraine Dubuc-JohnsonConseillère municipale à la Ville de Sept-Îles depuis 2003, Lorraine Dubuc-Johnson s’est vu confier, entre autres, le dossier de la culture, des arts et du patrimoine. Maintenant à son quatrième mandat, elle a toujours la responsabilité de ce dossier particulièrement intéressant, parfois complexe mais si stimulant !

Participant aux pourparlers avec le ministère de la Culture et des Communications qui allaient mener à la première entente de développement culturel signée en 2005, Mme Dubuc-Johnson a eu la clairvoyance d’y associer un partenaire privé. C’est ainsi que l’Aluminerie Alouette est devenue partie prenante de cette initiative, considérée comme la première du genre au Québec. La troisième entente de développement culturel réunissant les trois partenaires d’origine, soit le Ministère, l’Aluminerie Alouette et la Ville de Sept-Îles, vient d’être signée.

  • Nicolas Chéné, conseiller en développement culturel, Direction du Saguenay–Lac-Saint-Jean et de la Côte-Nord, ministère de la Culture et des Communications, Baie-Comeau, Québec

Nicolas ChénéBachelier en histoire de l’Université Laval, Nicolas Chéné est conseiller en développement culturel à la Direction du Saguenay–Lac-Saint-Jean et de la Côte-Nord du ministère de la Culture et des Communications. Basé à Baie-Comeau, il s’occupe notamment des dossiers d’ententes de développement culturel, d’ententes de partenariat, de muséologie, d’équipements culturels et des liens avec les communautés autochtones. Depuis son entrée en poste au Ministère, en 2009, il est « complice » de la Ville de Sept-Îles et de l’Aluminerie Alouette dans la mise en œuvre de l’entente qui unit les trois partenaires.

 

  • Marie-Claire Guimond, directrice des communications, Aluminerie Alouette, Sept-Îles, Québec

Marie-Claire GuimondÀ l’emploi d’Aluminerie Alouette depuis plus de 15 ans, Marie-Claire Guimond agit à titre de directrice des communications depuis 2008. Pouvoir contribuer au maintien et au dynamisme de la relation étroite qui unit l’Aluminerie Alouette à son milieu la rend des plus fières. Ce partenariat, si cher à l’organisation, est d’ailleurs inscrit au cœur même de sa stratégie.

Les dirigeants de l’Aluminerie Alouette sont convaincus que la culture est un élément clé de la vitalité d’une région et qu’en ce sens, l’entente de développement culturel, dont les retombées bénéfiques sont nombreuses, constitue un levier privilégié. Mme Guimond aura le plaisir et l’honneur de témoigner du succès de cette entente à Sept-Îles devant les participants du colloque de Les Arts et la Ville.

Une entente de développement culturel à Sept-Îles : un modèle de complicité durable
Le thème retenu par l’organisation du colloque de Les Arts et la Ville à Dieppe, au Nouveau-Brunswick, étant la complicité, il semblait tout à fait approprié que les trois partenaires d’une entente culturelle établie à Sept-Îles depuis juillet 2005 aient l’occasion d’en livrer les tenants et aboutissants. Ces partenaires, les mêmes depuis la toute première signature, viennent d’ailleurs de réitérer leur collaboration, le 4 décembre 2014, pour une troisième fois. Ce sont d’heureux complices !

Les partenaires de cette entente sont le ministère de la Culture et des Communications, l’Aluminerie Alouette et la Ville de Sept-Îles. Il est important de mentionner que l’Aluminerie Alouette a été la première entreprise privée à investir en culture la même somme que ses partenaires dans le cadre d’une telle entente, ce qui en fait une entente unique au Québec. Depuis juillet 2005, d’autres villes ont emboîté le pas, démontrant ainsi l’atteinte d’un des résultats visés par cette collaboration.

Les ententes de développement culturel représentent un outil de planification, de gestion, de concertation et de collaboration dont l’effet bénéfique et permanent dans le milieu ne cesse de croître. En plus de ses volets, l’entente de développement propose un fonds qui a pour but de soutenir des initiatives culturelles novatrices permettant aux artistes d’acquérir de l’expérience, de s’impliquer dans la communauté et de générer ainsi des retombées culturelles concrètes dans la collectivité. Une histoire à succès qui mérite de se poursuivre !

Atelier 7
La culture au cœur d’un projet de développement durable : l’expérience de l’Écoterritoire habité de La Matapédia

  • Joël Tremblay, secrétaire adjoint et responsable du développement culturel et des communications à la MRC de La Matapédia, Amqui, Québec

Joël TremblayJoël Tremblay est secrétaire adjoint et responsable du développement culturel et des communications à la MRC de La Matapédia. Il est titulaire d’un baccalauréat en histoire de l’Université de Sherbrooke et d’un certificat de deuxième cycle en développement culturel et régional de l’Université Laval. D’abord impliqué dans la démarche d’élaboration de la vision 2007-2025 de La Matapédia, M. Tremblay collabore, depuis 2012, à la préparation d’un plan de développement durable de la collectivité, plus communément appelé aujourd’hui l’Écoterritoire habité de La Matapédia. Le développement culturel est un élément clé de ce projet de territoire novateur.

 

La culture au cœur d’un projet de développement durable : l’expérience de l’Écoterritoire habité de La Matapédia
L’Écoterritoire habité de La Matapédia est un projet de collectivité unique et audacieux qui mise sur le développement durable des ressources culturelles, naturelles, environnementales, humaines et financières de son territoire pour orienter son développement. Il repose sur une démarche intégrée, concertée et partagée par les différents intervenants matapédiens, et la culture est un facteur déterminant dans sa réussite.

Effectivement, plusieurs considérations d’ordre culturel sont à prendre en compte dans une démarche de projet de développement territorial à caractère durable. La cohésion sociale, le sentiment de fierté et d’appartenance ainsi que la capacité de concertation et de mobilisation sont à la fois des défis à relever et des conditions essentielles à mettre en place pour qu’un projet de territoire d’envergure réussisse. La conférence de M. Tremblay abordera ces thèmes avec pour trame de fond la démarche matapédienne d’Écoterritoire habité.

Enfin, au moyen de nombreux exemples, les participants au colloque seront à même de constater la place importante de la culture dans le projet d’Écoterritoire habité. En effet, plusieurs actions culturelles du projet matapédien favorisant, entre autres, un plus grand sentiment d’appartenance ainsi qu’une meilleure attractivité sociale et économique seront présentées.

Atelier 8
L’art de la rencontre : convergences créatives en territoire étendu

  • Marie-Claude De Souza, artiste et administratrice des Productions Langues pendues, Longueuil, Québec

Marie-Claude De SouzaPrincipalement artiste, Marie-Claude De Souza regarde des deux côtés de la poésie avant de la traverser. Elle parle aux inconnus, puis monte dans leur voiture. C’est avec un parcours de plus de 5 000 km en auto-stop que s’amorce sa réflexion : elle lit un même poème à des dizaines de chauffeurs qui l’ont menée de Saint-Augustin-de-Woburn à Sept-Îles, de La Guadeloupe à Mont-Tremblant, de Gatineau à Trois-Pistoles… Depuis, elle cherche à déclencher des situations où l’art et la vie se confondent, à provoquer la collaboration et à cristalliser sa beauté sous une forme hybride : la poésie d’intervention.

Ses réflexions sur l’appartenance au territoire et sur la mobilisation citoyenne l’ont aussi menée à la gestion culturelle et au travail communautaire. Fondatrice des Productions Langues pendues, un organisme à but non lucratif œuvrant en littérature et en arts de la parole, elle a aussi siégé à de nombreux conseils d’administration et s’est impliquée activement dans la poétisation de ses milieux de vie, au sens propre comme au figuré. Pour en savoir davantage, consultez le www.poesiepartous.com.

  • Chantal Lebel, coordonnatrice à la culture, Service des loisirs, de la culture et de la vie communautaire, Maison de la culture Villebon, Belœil, Québec

Chantal LebelTitulaire d’un baccalauréat en animation et recherche culturelles de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et récemment inscrite à la maîtrise en gestion des organisations publiques à l’École nationale d’administration publique (ENAP), Chantal Lebel détient une solide expérience en gestion de projets dans le milieu des arts et de la culture. Son parcours de vie professionnelle a débuté dans le réseau des maisons de la culture, à Montréal. Il s’est ensuite frayé un chemin au privé, dans le milieu de la télévision, pour finalement revenir au public. Depuis cinq ans, Mme Lebel travaille à titre de coordonnatrice à la culture pour la Ville de Belœil, en plus de gérer la Maison de la culture Villebon, là où toutes sortes de projets naissent, fusent et s’embellissent. Si créer la rencontre est son modus vivendi, la créativité est son modus operandi !

L’art de la rencontre : convergences créatives en territoire étendu
D’abord spontanées, les activités de Réseautage art et culture Montérégie ont rapidement été adoptées par les artistes professionnels et les travailleurs culturels de cette région. Cette initiative cherchant à répondre à une volonté de rencontres et de maillage entre tous les acteurs de la vie culturelle régionale (artistes, travailleurs culturels, élus…) a su s’ancrer dans un territoire étendu et hétérogène. Grâce à la collaboration des partenaires, ces activités reviennent à raison de quatre fois par année, et ce, de manière itinérante afin que les participants découvrent différents lieux culturels aux quatre coins de la région.

Comment amener les artistes, les travailleurs culturels et les élus à se connaître et à collaborer malgré la distance ? Comment ce réseau s’entretient-il virtuellement grâce à de nombreux outils numériques et, surtout, comment s’incarne-t-il lors de rencontres vivantes et informelles ? Quels sont les enjeux de votre propre territoire et comment répondre naturellement à ses besoins ? Le milieu culturel a ses particularités : comment les exploiter favorablement afin d’offrir des occasions de réseautage uniques et adaptées ?

Voilà quelques-unes des questions qui seront soulevées lors de cet atelier témoignant de stratégies qui ont su contribuer à briser l’isolement des artistes, à faire naître des projets et à aider à la promotion d’événements locaux.

Réseautage art et culture Montérégie
Les activités de réseautage proposées sont une initiative des Productions Langues pendues, en collaboration avec le Conseil montérégien de la culture et des communications (CMCC), la Maison de la culture Villebon de la Ville de Belœil ainsi que la Maison LePailleur, située à Châteauguay.

Jeudi 4 juin 2015

9 h 30 Panel : Défis de développement : solutions culturelles ?

  • Roger Melanson, ministre des Finances, des Transports et de l’Infrastructure et président du Conseil de gestion du gouvernement, Fredericton, Nouveau-Brunswick

Roger MelansonRoger Luc Melanson, député libéral, a été réélu à la 58e législature du Nouveau-Brunswick le 22 septembre 2014 pour représenter la circonscription de Dieppe. Le 7 octobre 2014, il a été assermenté ministre des Finances et ministre des Transports et de l’Infrastructure. Il est président du Conseil de gestion.

Diplômé de l’Université de Moncton, il détient un baccalauréat en sciences sociales avec majeure en sciences politiques et mineure en administration des affaires. II possède également une maîtrise en administration publique. En outre, il détient un certificat en développement des affaires de Babson Executive Education, de Boston.

M. Melanson possède une vaste expérience professionnelle. Il a œuvré dans les domaines du développement économique, des affaires internationales et de la politique provinciale ainsi que dans les paliers provincial et municipal du gouvernement et dans le milieu communautaire. Il a également siégé à divers conseils d’administration. Il est aussi membre du Club Rotary de Dieppe.

  • Daniel Caissie, directeur général du Pays de la Sagouine, Bouctouche, Nouveau-Brunswick

Daniel CaissieDepuis plus de 30 ans, Daniel Caissie fait de son métier la production télévisuelle et d’événements, tant au Canada qu’à l’étranger. Il a notamment contribué à des productions mettant en vedette Céline Dion, Diana Krall, Harry Connick Jr. et le Cirque du Soleil. Il a aussi participé à la télédiffusion d’événements tels que les finales de la Coupe Stanley, la Coupe Rogers (Internationaux de tennis du Canada), le Circuit mondial de volleyball de plage, le Canadian Antiques Roadshow et le Festival de jazz de Montréal. M. Caissie a également été consultant à l’étranger, notamment, plus récemment, pour la chaîne de télévision Mongol TV, en Mongolie.

Sa connaissance du monde des médias, ses habiletés en communication, ses aptitudes en relations humaines et ses compétences en leadership sont les précieux atouts qu’il apporte à la direction générale du Pays de la Sagouine, un joyau culturel adoré en Acadie.

  • Alain Rayes, 2e vice-président de l’Union des municipalités du Québec et maire de la Ville de Victoriaville, Québec

Alain RayesTitulaire d’une maîtrise en administration scolaire et d’un baccalauréat en enseignement des mathématiques et de l’information, Alain Rayes multiplie les implications sociales, communautaires et sportives.

En 2013, il a de nouveau obtenu la confiance des citoyens de Victoriaville et amorcé un second mandat à la mairie. Véritable rassembleur, il incarne le dynamisme de sa ville en plaçant la santé et le bonheur des résidents au cœur de ses priorités. En collaboration avec ses collègues du conseil municipal et l’ensemble des employés municipaux, il s’investit pour faire de Victoriaville l’une des villes les plus actuelles au Québec.

Actif sur les médias sociaux et fin communicateur, il contribue au rayonnement de sa ville sur la scène provinciale en exprimant ses opinions et ses idées. Sa crédibilité est reconnue grâce à ses multiples responsabilités au sein de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), notamment à titre de deuxième vice-président ainsi que comme président du Caucus des cités régionales.

La culture, une complice du développement des municipalités !
M. Rayes présentera diverses initiatives culturelles réalisées grâce à la complicité des élus municipaux et du milieu, notamment le futur espace culturel de sa ville : Le carré 150. Il expliquera que le succès de ces projets repose sur la concertation et la mobilisation du milieu culturel, du monde municipal, des entreprises privées et des citoyens. Selon lui, les élus doivent être convaincus que la culture peut devenir un outil de développement important pour leur municipalité.

  • Louise Sicuro, présidente-directrice générale, Culture pour tous, Montréal, Québec

Louise SicuroLouise Sicuro se consacre au progrès des arts et de la culture depuis plus de 30 ans. Elle a fondé et dirige Culture pour tous, un organisme à but non lucratif dont la mission est de contribuer à faire reconnaître les arts et la culture comme dimensions essentielles du développement individuel et collectif. L’une de ses plus importantes initiatives est la création, en 1997, des Journées de la culture.

Bénévole très active, Mme Sicuro est membre du conseil d’administration de la Société de la Place des Arts, de la Fondation de la Place des Arts et du Centre national des arts à Ottawa, où elle a été nommée en avril 2014. En 2002, elle a cofondé l’organisme Culture Montréal, où elle a été élue administratrice pendant 10 ans. Elle a également été vice-présidente de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) de 2012 à 2014 et, en octobre 2013, elle s’est jointe au conseil du Fonds de recherche du Québec – Société et culture.

Louise Sicuro possède un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en gestion des organismes culturels de HEC Montréal et est Administratrice de sociétés certifiée (Collège des administrateurs de sociétés, Université Laval).

Régulièrement invitée comme conférencière et panéliste, elle a prononcé des allocutions à l’occasion de colloques au Québec, au Canada, en France, en Autriche et au Japon.

Nommée Personnalité de la semaine La Presse/Radio-Canada en 2007, elle a reçu, en 2011, l’insigne de l’Ordre du Canada.

Crédit photo : Marie-Reine Mattera

Austérité ? Quelle austérité ?
Faisant un clin d’œil au titre de l’album mythique de Supertramp (Crisis? What crisis?), Louise Sicuro avance l’idée que la valeur intrinsèque et extrinsèque des arts et de la culture réside précisément dans leur capacité à échapper aux contingences immédiates de l’économie et des humeurs des politiques gouvernementales pour générer de l’espoir.

La culture est toujours une réponse aux besoins irrépressibles des êtres humains de s’exprimer, de communiquer les uns avec les autres, de donner un sens à leur existence et d’imaginer un destin où chacun peut se retrouver. À l’ère numérique, la clé du développement culturel se situe à la jonction entre le désir de rejoindre la multitude et l’engagement à établir des relations qui se conjuguent au singulier, au personnel.

À l’aube du 20e anniversaire d’un vaste mouvement de démocratisation de la culture déployé à l’échelle du Québec, la présidente-directrice générale de Culture pour tous soutient qu’il faut plus que jamais éviter les pièges de l’apitoiement sur soi et refuser toute instrumentalisation à court terme pour mieux mettre en valeur le pouvoir de mobilisation, de transformation et de régénération des arts et de la culture à une époque d’interactivité optimale entre les personnes et les courants d’idées les plus prometteurs du XXIe siècle.

  • Jacinthe Gagnon, analyste à la planification et à la gestion stratégiques, Fonds de recherche du Québec, Québec, Québec

Jacinthe GagnonJacinthe Gagnon occupe actuellement un poste d’analyste pour le Fonds de recherche du Québec. Auparavant, elle était chercheuse spécialisée dans l’étude des effets de la mondialisation sur les politiques publiques, particulièrement dans le domaine de la culture et de l’éducation, à l’École nationale d’administration publique (ENAP). Son expertise sur le lien entre culture et développement durable lui a valu d’être associée au processus d’élaboration de l’Agenda 21 de la culture du gouvernement du Québec ; de devenir membre du Forum U40 Amériques, qui regroupe les jeunes experts des politiques culturelles ; et d’être invitée par la Fundación Tres Culturas, de même que par l’UNESCO, à prendre part aux réflexions internationales sur la culture et le développement durable.

Titulaire d’un baccalauréat en communication publique et d’une maîtrise en relations internationales de l’Université Laval, au Québec, Jacinthe Gagnon a travaillé au Canada et à l’étranger. Elle a également acquis une expertise en matière de conflits internationaux de même que sur les questions touchant les femmes à la Chaire de recherche du Canada en sécurité internationale et à la Section pour les femmes et l’égalité des genres à l’UNESCO. Elle a aussi été en poste à la Chambre des communes, à Ottawa, à titre de recherchiste sur les questions d’affaires étrangères et d’immigration.

Économie mauve : allier culture et développement économique durable
Le rapport de la culture à l’économie se mesure depuis longtemps par la contribution des arts, des artistes et des industries culturelles au produit intérieur brut (PIB) d’un État. Mais la culture pourrait-elle être un levier économique viable, particulièrement en période d’austérité, tout en renforçant le tissu social de nos sociétés ? À la lumière de ces enjeux qui s’inscrivent au cœur des préoccupations du politique, le concept d’économie mauve mérite qu’on s’y intéresse. Cette notion, selon laquelle la culture peut servir à concilier développement économique et durabilité par un meilleur financement des arts et de la culture, sera présentée ; on discutera des fondements de ce modèle en émergence et on évaluera son ancrage possible au sein de la francophonie canadienne. L’exemple québécois sera abordé alors que s’y affirme la volonté de valoriser la diversité culturelle et d’intégrer une dimension culturelle aux politiques de développement durable. Le rôle crucial que peuvent jouer les villes et les municipalités dans la cristallisation de ce mouvement sera par ailleurs développé. En conciliant culture et développement économique durable, le concept d’économie mauve ouvre la voie à de multiples possibilités pour les administrations publiques, les milieux d’affaires et le monde artistique.

11 h 30 Bilan du 28e Colloque

  • Françoise Enguehard, auteure et communicatrice, Saint-Jean, Terre-Neuve-et-Labrador

Françoise EnguehardFrançoise Enguehard agira comme observatrice tout au long du colloque. Elle présentera une synthèse qui soulignera les faits saillants et les moments forts de celui-ci. De plus, elle résumera les moyens et les stratégies à adopter pour créer une meilleure complicité entre le secteur des arts et de la culture et les autres secteurs d’activité de notre société.

 

 

 

Nos partenaires

Abonnez-vous au Bulletin Le réseau

Recevez par courriel notre bulletin bi-mensuel essentiel pour suivre l'actualité culturelle locale, nationale et internationale.

© Les Arts et la Ville, tous droits réservés