Activités / Prix Les Arts et la Ville / Prix Aménagement

Prix Aménagement 2000

    

Les concourants

  • Éclatement II, sculpture-fontaine de Charles Daudelin, Québec
  • Premier Symposium de sculpture permanente en Outaouais, Gatineau
  • Restauration et mise en valeur des oeuvres de Jordi Bonet, Jonquière
  • La réparation, monument à la mémoire des victimes des génocides, Montréal
  • Programme de préservation et de restauration des oeuvres d'art public, Sherbrooke

Lauréat

Ville de Québec :
Éclatement II, sculpture-fontaine de Charles Daudelin

Éclatement II de Charles Daudelin (1998),
propriété de la Ville de Québec
© Succession Charles Daudelin/SODRAC

Éclatement II, sculpture-fontaine de Charles Daudelin inaugurée en 1998, est devenue une porte d'entrée de la Capitale provinciale. Elle se situe face à l'édifice symbolique de la gare centrale, au centre d'une place publique aménagée dans l'esprit des grands jardins et incarne l'importance de l'hydroélectricité. Elle invite à la déambulation, à la contemplation et redonne corps et sens à un territoire morcelé.

Au-delà d'un point de jonction entre le quartier Saint-Roch, en pleine revitalisation et l'arrondissement historique, c'est un lien symbolique de capitales : Paris, Québec, puisque l'oeuvre est inspirée d'un concept connexe du même artiste "Embâcle", sculpture située sur la Place du Québec à Paris.

Participants en lice

Ville de Gatineau :
Premier Symposium de sculpture permanente en Outaouais, du 11 au 23 juillet 2000

États de choc d’André Fournelle (1985),
Carton d'invitation du Symposium de sculpture de Gatineau,
Crédit photo : Ville de Gatineau

Dans la perspective de voir se développer un jardin sculptural et de reconstituer son centre urbain, la ville de Gatineau a mis en place un programme d'acquisition d'oeuvres d'art public. Ce programme marque le premier engagement de la municipalité dans le réaménagement de son centre-ville, allié à sa volonté d'un essor culturel.

Concrètement, cinq artistes spécialisés en art contemporain ont été retenus après concours et invités à réaliser une oeuvre d'art sous le thème "Expressions / Impressions urbaines", pendant le premier Symposium de sculpture permanente de l'Outaouais organisé par la ville de Gatineau en juillet 2000. Sous les yeux attentifs de la
population, ils ont travaillé in situ, c'est-à-dire aux abords de la Maison de la culture de Gatineau située en plein coeur de la ville, signalant ainsi le site du nouveau centre de la ville et le premier geste politique de réappropriation et de redynamisation de l'espace. Ainsi, les citoyens ont assisté à toutes les étapes de la création et peuvent maintenant déambuler à loisir parmi ces productions originales.

Les cinq artistes et leurs oeuvres sont : Jean Brillant, "Ramure"; Cozic, "Voir"; André Lapointe, "Jardin de pierre"; Michel Saulnier "La petite ourse et ses six ours de jardin"; Michèle Tremblay "Structures vives".

Ville de Jonquière :
Restauration et mise en valeur des oeuvres de Jordi Bonet

La ville de Jonquière qui possède une remarquable collection de l'artiste Jordi Bonet, a engagé un vaste programme de préservation de ses oeuvres.

En octobre 1995, le feu détruisait complètement un édifice commercial sur lequel trônait en devanture, depuis plus de trente ans, une murale de l'artiste Jordi Bonet (un triptyque). En 1999, après un long travail de concertation échelonné sur plusieurs années, le triptyque a été restauré et réinstallé sur de nouveaux supports au Centre national d'exposition de la ville.

Événement sculpture
En 1997, la ville de Jonquière programme des activités commémorant son 150ème anniversaire et projette d'installer deux sculptures dans un de ses espaces verts.

La manifestation intitulée "Événement sculpture" a lieu et les artistes Carol Proulx et Daniel Dutil, préalablement sélectionnés sur concours, réalisent sur le site du parc Rivière-aux-Sables deux créations sculpturales. L'événement a permis à la population de suivre les étapes de réalisation in situ d'oeuvres d'art contemporaines, d'en avoir un contact au quotidien, puisqu'elles sont restées dans le parc et font parties d'un programme de visites commentées.

Ville de Montréal :
"La réparation" à la mémoire des victimes des génocides

La réparation de Francine Larivée (1998),
Parc Marcelin-Wilson, Montréal
Crédit photo : Ville de Montréal

Le monument à la mémoire des victimes des génocides est la concrétisation d'un partenariat actif entre la ville de Montréal et le Centre communautaire arménien qui, grâce à une campagne de financement, a recueilli près de la moitié du budget nécessaire à la réalisation de ce monument commémoratif.

Cette oeuvre d'art monumentale intitulée "La réparation" a été réalisée en 1998 par Francine Larivée. Elle a été érigée au carrefour de deux grands axes routiers, dans le parc Marcelin-Wilson, au coeur du secteur multiculturel de Ahuntsic-Cartierville dont l'architecture de type résidentielle date des années 1960. Le monument, véritable référence, souligne non seulement l'importance d'un fait historique, mais également développe le caractère culturel du quartier.

L'oeuvre est novatrice, à travers les sentiers dessinés, les gradins gazonnés, la maison temple sculptée dans le marbre blanc et l'interstice de pierre rouge : ces éléments référant tour à tour aux déportations, à l'histoire, aux cinq continents où les survivants des génocides se sont réfugiés, à la blessure et enfin à la guérison. D'ailleurs, dans la maison blanche est gravé : "À la mémoire de tous les peuples victimes de génocides au XXème siècle, toutes nations confondues, sans distinction de races : Arméniens, Ukrainiens, Tatars de Crimée, Juifs, Tziganes, Timorais, Bosniaques, Tutsis, Hutus, Cambodgiens, Kurdes et ceux ignorés".

Ville de Sherbrooke :
Programme de préservation et de restauration des oeuvres d'art public

L’éclaireur d’Yvon Proulx (1990),
Place du Saule, Quartier Ouest, Sherbrooke
Crédit photo : Ville de Sherbrooke

En 1996, la ville de Sherbrooke s'est dotée d'un programme municipal de préservation et de restauration des oeuvres d'art public. Elle s'est donnée comme mission de participer aux traitements de conservation, de préservation et de restauration des sculptures monumentales extérieures anciennes et contemporaines. Afin de veiller sur ses monuments historiques et d'obtenir des conseils, la ville s'est adjoint les services d'un muséologue, d'artistes et a formé trois employés municipaux aux techniques de la restauration statuaire.

La nature des interventions varie du traitement de nettoyage, au travail de restauration pour cause de pollution, usure, vandalisme ou défaut de structure. Les travaux sont effectués in situ, en atelier à la ville de Sherbrooke ou au Centre de conservation du Québec.

En 2000, déjà neuf installations sculpturales ont bénéficié de ce programme parmi lesquelles les statues formant "Le Monument aux soldats et aux braves" datant de 1926 de Georges Hill (rue King Ouest, centre-ville), l'oeuvre d'art "L'éclaireur" de 1990 créée par Yvon Proulx (Place du Saule, quartier ouest) et la sculpture de Gilles Larivière exposée à la bibliothèque Eva-Sénécal depuis 1990.

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