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Prix Aménagement 2005

    

Les concourants

Catégorie municipalités de 100 000 habitants et plus

  • L’Esplanade Frontenac, Sherbrooke
  • Parc des locomotives, Montréal (arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie)
  • La Fonderie, Gatineau

Catégorie municipalités de moins de 100 000 habitants

  • Promenade Paul-Sauvé, Saint-Eustache
  • Promenade sur pilotis, Contrecoeur
  • Place de la Seigneurie, Chambly

LAURÉAT Municipalités de 100 000 habitants et plus

Ville de Sherbrooke : L’Esplanade Frontenac

Une célébration… de l’eau à la lumière de Melvin Charney, Esplanade Frontenac, Sherbrooke
Crédit photo : Sherbrooke, Cité des rivières

Concepteurs du projet
Melvin Charney, artiste et architecte ; Peter Soland, architecte

Les objectifs du projet
Le projet de l’esplanade Frontenac renvoie aux origines de la ville et à son évolution marquée par la présence de la rivière Magog, moteur de l’économie locale jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

La création de cet espace urbain, composé de terrasses, d’une place publique appelée place des Moulins et d’un belvédère avait pour objectif la mise en valeur des berges de la rivière, la création d’une aire de rassemblement à vocation culturelle et la revitalisation d’un secteur industriel qui constitue une richesse patrimoniale précieuse et un attrait touristique certain.

Ses particularités
L’aménagement de l’esplanade Frontenac a été l’occasion d’ajouter plusieurs éléments marquant le paysage soient, des bandes de granit, un système d’éclairage et de signalisation, onze plaques d’interprétation, une bordure d’arbres et un mur de lecture.

Une révision du tracé de la rue Frontenac a donné lieu à un élargissement des trottoirs qui forment des terrasses en palier organisées suivant les lignes de lotissement des édifices adjacents et la pente de la rue Frontenac. L’aspect théâtral de la place des Moulins est affirmé par une légère inclinaison du sol surélevé par rapport à la rue et par des éléments sculpturaux qui encadrent l’espace tel un plateau à l’italienne.

Une sculpture de l’artiste de renommée internationale Melvin Charney a d’ailleurs été intégrée au paysage. La sculpture, formée de lignes sinueuses ondulant autour des axes de huit colonnes, exprime la force de l’eau et la canalisation des turbines. L’éclairage installé aux pieds des sculptures varie au fil des heures et évoque une lumière soufflée par la force hydraulique.

Les partenaires et leur investissement
Le projet d’aménagement de l’esplanade Frontenac, complété à l’automne 2004, a été réalisé dans le cadre du programme Renouveau urbain du gouvernement du Québec et entrepris conjointement par la Ville de Sherbrooke et Sherbrooke, Cité des rivières, une corporation de développement récréo-touristique.

LAURÉAT Municipalités de moins de 100 000 habitants

Ville de Saint-Eustache : Promenade Paul-Sauvé

Promenade Paul-Sauvé, Saint-Eustache

Concepteurs du projet
Louis Champagne, architecte-paysagiste ; BSA Groupe-conseil, ingénieurs ; Cirillo F. Mormina, entrepreneur

Les objectifs du projet
Le parc ubain de la Promenade Paul-Sauvé est sise en bordure de la rivière des Mille-Îles, à l’embouchure de la rivière du-Chêne, au coeur du Vieux-Saint-Eustache, en un lieu chargé d’histoire. Le projet, réalisé entre septembre 2003 et septembre 2004, visait à aménager les berges et à les rendre accessibles aux résidants et aux touristes, tout en assurant la protection des milieux naturels d’intérêt écologique et la mise en valeur du patrimoine bâti environnant.

Ses particularités
Les travaux comprennent le réaménagement du terrain de l’église de Saint-Eustache et de la Mairie, afin de mettre en valeur ces bâtiments historiques et de d’offrir une vue sur les rivières des Mille-Îles et du-Chêne. La réalisation du projet a exigé la stabilisation et l’aménagement des berges, l’intégration d’aires de repos et d’observation, l’aménagement d’un sentier pédestre, une modulation du terrain et une plantation d’arbres, d’arbustes et de vivaces, dont la diversité propose une gamme très étendue de couleurs et d’odeurs tout au long de l’année.

L’aménagement du parc riverain a été conçu pour accueillir des activités culturelles et populaires. En été, la Ville de Saint-Eustache présente notamment ses Dimanches sur la Promenade dans le cadre desquels des groupes musicaux offrent aux visiteurs du dimanche des prestations musicales en plein air.

Les partenaires et leur investissement
Le coût des travaux s’élève à 950 000 $. La Ville de Saint-Eustache a agit en tant que maître d’oeuvre du projet. Le ministère des Affaires municipales a investi 360 260 $ en vertu du Programme Renouveau urbain et villageois

Plusieurs interventions de Sherbrooke, Cité des rivières et les investissements de la Ville dans le projet de l’esplanade Frontenac, réalisés au coût de 3,2 millions de dollars, ont des retombées socio-économiques importantes. L’acquisition d’immeubles par la Corporation pour l’ensemble de son projet a entraîné, à ce jour, un coût de 4.9 millions, et un investissement privé de l’ordre de 12 millions, dont 5 millions se sont reflétés en plus value au rôle d’évaluation de la municipalité.

Participants en lice
Municipalités de 100 000 habitants et plus

Ville de Montréal : Arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie : Parc des locomotives

1. Les modules d’affichage photographique à l’emplacement du pont roulant aujourd’hui disparu
Le parc des locomotives, conçu par Fauteux et associés
2. La transparence de la photographie d’archive laisse apparaître le ciel
Le parc des locomotives, conçu par Fauteux et associés

Concepteurs du projet
Fauteux et associés – Marc Fauteux, Nancy Audet, Guy Tremblay, Pascal Bauer, Édith Julien, architectes paysagistes ; conseillers : Gaétan Bilodeau, architecte paysagiste, Ville de Montréal ; Pierre Saint-Cyr, urbaniste, Canadien Pacifique ; Jean-Claude Lanthier, électricité, Ville de Montréal

Les objectifs du projet
Propriété du Canadien Pacifique, les Usines Angus ont été l'un des plus importants complexes industriels du Canada au XXe siècle. Véritable ville dans la ville, elles ont accueilli jusqu'à 12 000 travailleurs à leur apogée dans les années 1940. Aujourd'hui, les usines ont fait place à un tout nouveau quartier urbain à vocation mixte : le quartier Angus.

Le projet consiste en l’aménagement d’un parc de voisinage, au coeur de ce nouveau quartier chargé d’histoire, à partir d'un terrain vague entouré de bâtiments de l’ancien complexe industriel. Les objectifs des travaux sont de mettre en valeur l’héritage industriel du quartier tout en proposant un espace public familial et animé.

Ses particularités
Le parc des locomotives propose une évocation symbolique d'éléments historiques par un design d'apparence contemporaine. Il contribue à l'intelligibilité du lieu pour les milliers de nouveaux résidents du quartier étrangers au passé des Usines Angus, tout en leur procurant un espace public de qualité.

Sur le plan spatial, le projet se distingue par une géométrie claire et crée un équilibre entre les fonctions de détente propres à un voisinage résidentiel et le caractère urbain relié à la zone commerciale et institutionnelle. L'intégration d'éléments thématiques imposants lui procure un caractère culturel unique dans l'Est de Montréal.

L'installation la plus significative du parc est constituée de structures métalliques rappelant l'ancien pont roulant jadis implanté le long du Midway. Elles sont surmontées de photographies anciennes grand format imprimées sur des panneaux translucides, témoignant de l'envergure des Usines et soulignant l'histoire des hommes et des femmes qui y ont travaillé.

Les partenaires et leur investissement
Le projet a été réalisé entre 2002 et 2004. Les coûts de 600 000 $ ont été assumés par la Ville de Montréal.

Ville de Gatineau : La Fonderie

La Fonderie, Gatineau, Crédit photo : Sylvain Marier

Concepteurs du projet
Côté Leahy Cardas Architectes (bâtiment) ; Pierre Morimano, architecte (aménagement des terrains sportifs) ; Ed. Brunet et associés inc., entrepreneur (bâtiment) ; Distributeur Tapico ltée, entrepreneur (aménagement des terrains sportifs)

Les objectifs du projet
Inauguré en 2004, La Fonderie est un édifice patrimonial ayant grandement marqué l’histoire de la ville de Gatineau. Inutilisé et laissé à l’abandon durant de nombreuses années, l’imposant bâtiment a repris vie et a été rénové sous l’impulsion d’un projet d’aménagement de complexe sportif qui accueille deux terrains de soccer et une surface multisport.

La rénovation de l’édifice patrimonial, qui s’inscrit dans le processus de revitalisation urbaine de Gatineau, contribue également à rehausser la valeur du patrimoine urbain de ce quartier, à cristalliser le sentiment d’appartenance des citoyens et à développer la fierté des Gatinois, en mettant en valeur leur histoire et leur patrimoine.

Ses particularités
En plus de satisfaire les besoins de la communauté sportive, le projet répond aux attentes du milieu culturel qui souhaitait depuis longtemps la rénovation et la mise en valeur de cet édifice qui témoigne de l’héritage industriel de la région. La rénovation du bâtiment contribue également a rehaussé la valeur esthétique de la rue Montcalm, une des principales artères de la ville.

Le défi de cette transformation était de conserver le cachet original de l’édifice et de respecter le style architectural du bâtiment, tout en lui faisant subir une cure de rajeunissement. La fenestration, le lanterneau et le plafond de bois sont quelques-uns des éléments que les architectes ont cherché à mettre en valeur.

Les partenaires et leur investissement
C’est en 1998 que l’idée de la revitalisation de ce bâtiment vit le jour alors que l’Association de soccer de Hull proposa l’aménagement d’un centre multisport à La Fonderie. Rapidement, l’Association régionale de soccer de l’Outaouais pris en charge le projet et fit avancer le dossier en obtenant le soutien de la municipalité et du gouvernement québécois.

De nombreux partenaires firent équipe avec les initiateurs du projet (Fédération de soccer du Québec, Société de diversification économique de l’Outaouais, Conférence régionale des élus de l’Outaouais, etc.), en plus de l’important appui financier des gouvernements provinciaux et fédéraux, dans le cadre du programme Travaux d’infrastructures Canada-Québec.

Participants en lice
Municipalités de moins de 100 000 habitants

Municipalité de Contrecoeur : Promenade sur pilotis

Lieu d’animation de la promenade sur pilotis, Contrecoeur

Concepteurs du projet
Martin, Morris et Marcotte, architectes ; Le Groupe Séguin, ingénieurs ; Luc Gendron Construction inc., entrepreneur général

Les objectifs du projet
Le projet de promenade riveraine sur pilotis vise à redonner à ses citoyens un accès privilégiés aux rives du fleuve Saint-Laurent. Grâce à de généreuses contributions, l’ouvrage constitue une première phase d’un projet plus vaste permettant de réunir deux sites nautiques. Les travaux ont débuté le 12 février 2004 et l’inauguration a eu lieu le 15 juillet 2004.

Ses particularités
Avec la construction de cette promenade sur pilotis, dont les matériaux et la facture architecturale rappellent les clôtures ceinturant les aciéries présentent dans la région, Contrecoeur a réalisé un projet touristique véritablement unique en son genre dans la MRC de Lajemmerais. Grâce aux panneaux d’interprétation, les gens qui s’y arrêtent peuvent découvrir le majestueux fleuve, le sanctuaire d’oiseaux migrateurs protégé par le gouvernement fédéral et la rive nord du Saint-Laurent avec ses couchers de soleil d’une splendeur inégalée.

En plus de favoriser l’achalandage du centre-ville, ce lieu de rencontres, accessible durant les quatre saisons, donne aux visiteurs un accès privilégié au fleuve et à la beauté et la richesse de la nature. Un kiosque a été installé afin d’y réaliser des activités à caractère culturel.

Les partenaires et leur investissement
Un projet de 791 000 $ impliquant la collaboration financière du ministère des Affaires municipales, du Sport et du Loisir (237 500 $), de la Communauté Métropolitaine de Montréal (237 500 $) de l’Administration portuaire de Montréal (75 000 $), de la compagnie Ispat Sidbec (70 000 $) et de la municipalité de Contrecoeur (171 000 $).

Ville de Chambly : Place de la Seigneurie

Place de la Seigneurie à Chambly

Concepteurs du projet
Le Groupe Séguin Lacasse inc., architecte-paysagiste ; Objectif paysage, réalisation des travaux

Les objectifs du projet
Localisé au coeur du centre-ville, à proximité du secteur patrimonial, en prolongement de la promenade riveraine, cet espace urbain permet une excellente intégration et consolidation des aménagements existants et à venir.

La place publique accueille, sur une base quasi annuelle, des activités touchant différents secteurs. Les travaux visaient à consolider l’usage multifonctionnel de cette place publique et à renforcer son appropriation collective, tant par le secteur culturel, commercial que communautaire.

Ses particularités
L’aménagement de place de la Seigneurie, qui s’intègre au projet plus vaste de réaménagement de l’avenue Bourgogne, a été l’occasion de planter des arbres et des arbustes et d’installer un nouveau mobilier urbain, participant à faire de ce secteur un endroit agréable et convivial. La place, réalisée en septembre 2004, s’intègre à son environnement immédiat, à la promenade riveraine, au réseau cyclable et au circuit patrimonial.

Le projet a également permit la mise en valeur d’une aire d’interprétation historique et a mis de l’avant le talent d’un artiste local, qui a conçu trois personnages historiques pour raconter l’histoire de ce site patrimonial. En mai 2005, un kiosque a été installé sur la place, afin d’animer le quartier par la tenue d’événements culturels et artistiques.

Les partenaires et leur investissement
La première phase du projet a nécessité des investissements de 540 000 $, alors que le budget de la deuxième phase s’élève à 7 500 $. Les partenaires financiers sont la Ville de Chambly, Hydro-Québec et le Marché d’alimentation Maxi.

Le jury

  • Carole Bégin, responsable des partenariats et des relations internationales à Télé-Québec
  • Bastien Gilbert, directeur général du Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec (RCAAQ)
  • Jacques Laberge, responsable de la planification et de la mise en oeuvre des stratégies à l’Union des municipalités du Québec
  • Christian Laforce, directeur général du Conseil montérégien de la culture et des communications
  • Normand Pratte, architecte et vice-président de l'Ordre des architectes du Québec

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