Activités / Prix Les Arts et la Ville / Prix Aménagement

Prix Aménagement 2010

Les lauréats

Municipalité de 100 000 habitants et plus

SHERBROOKE
Sentier lumineux de la gorge de la rivière Magog


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Crédits photos : Sherbrooke, Cité des rivières

Concepteurs : Le Groupe S.M., le Bureau d’étude lumière JUTRAS & BATHALON, et la Ville de Sherbrooke
Coût total :
1 million $
Partenaires :
Sherbrooke, Cité des rivières et la Ville de Sherbrooke
Localisation :
Gorge de la rivière Magog
Inauguration :
18 décembre 2009
Description du projet :

La gorge de la rivière Magog, une richesse unique en plein cœur de la ville, relie directement les pôles touristiques du lac des Nations et du centre-ville et permet à la population et aux touristes de se rendre d’un endroit à l’autre pour participer pleinement à la vie urbaine. Son sentier lumineux, inauguré en décembre 2009, couvre le secteur Abénaquis, soit entre l’accès au barrage des Abénaquis, rue Frontenac, et la centrale des Abénaquis, sur une distance de 362 mètres. La passerelle des Abénaquis, construite en 1990 sur les fondations de la conduite d’amenée, permet une promenade aérienne le long des rapides entre le barrage et la centrale des Abénaquis. Cette passerelle est un attrait majeur de la mise en lumière de la gorge, avec la cheminée d’équilibre de la centrale hydroélectrique. Les paysages hivernaux y sont majestueux et le plan lumière agrémente la promenade des passants.

Afin de faciliter l’accès des citoyens aux paysages spectaculaires de la gorge, deux nouvelles portes d’entrée et deux aires de repos ont été intégrées au réaménagement urbain de ses sentiers. La porte des Sciences, située à côté du Musée de la nature et des sciences, et la porte des Arts, située à côté du Musée des beaux-arts de Sherbrooke, ont été aménagées puis mises en lumière pour faire profiter pleinement les passants des reliefs sculptés par la rivière Magog le long de la promenade de la gorge. Ces portes, en métal ouvré noir et brique, rappellent les débuts industriels de la ville. La girouette représente le logo de l’organisme Sherbrooke, Cité des rivières, comme c’est le cas de la passerelle des Draveurs.

La diversité des éléments et des matières qui structurent le plan lumière fait ressortir l’âme des lieux grâce à une atmosphère particulière d’un espace à un autre, créée par une lumière expressive, dynamique et symbolique, et offrant aux randonneurs un parcours historique et contemporain très attrayant en raison de sa topographie accidentée et de ses points de vue exceptionnels. La démarche de création s’inspire de la volonté d’établir un lien durable entre l’homme et son environnement, et de donner à ce design lumière, porteur d’une approche symbolique, une valeur culturelle qui le préserve de l’éphémère.

Commentaires du jury
Le jury salue la transfiguration remarquable d’un lieu industriel en une réalisation très séduisante qui donne un sens aux défis d’ingénierie. Il a été charmé par l’aspect poétique de la réalisation. Le jury souligne la sensibilité à l’égard de la pollution lumineuse par l’utilisation du LED. Il souligne également le souci de continuité de la part de la Ville de Sherbrooke par cet aménagement qui s’inscrit dans une vision d’ensemble.

Municipalité de 20 000 à moins de 100 000 habitants

WESTMOUNT
Jardin du conte


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Crédits photos : Bibliothèque de Westmount

Concepteurs : Architecte paysagiste: Peter Jacobs, horticultrice: Claudette Savaria, artiste: Lily Lam, sculpteur: J. P. Bisson
Coût total :
18 000 $
Partenaires :
Ville de Westmount, les Amis de la bibliothèque, Peter Jacobs, Lily Lam
Localisation :
4574, rue Sherbrooke Ouest--Bibliothèque de Westmount
Inauguration :
Septembre 2007
Description du projet :

Nichée au cœur de la Bibliothèque publique de Westmount, un bâtiment à lui seul riche d’histoire et de traditions dont l’inauguration remonte à 1899, la cour intérieure semblait tout naturellement prédestinée à une nouvelle vocation. Il suffi sait de penser à en faire un jardin où la parole serait voisine des arbres et des fl eurs. Ce qui était à l’origine un espace plutôt impersonnel et injustement inutilisé s’est alors métamorphosé en un séduisant écrin qui accueille en plein air des enfants, des adultes et des conteurs. Le Jardin du conte voyait ainsi le jour.

L’heure du conte est un rendez-vous qui attire tant les adultes que les enfants. C’est dans un environnement paisible et inspirant, le Jardin, que les participants viennent vivre l’expérience du conte. Ce rendez-vous constitue souvent le premier contact des enfants avec la lecture. Il favorise l’éveil à celle-ci et cultive l’imaginaire et la soif des mots.

Comme s’il était un prolongement en terrasse de la section de la Bibliothèque destinée aux enfants, le Jardin fait face aux grands espaces vitrés de cette façade du bâtiment. La petite butte naturelle, les arbres et ’aménagement paysager forment le plus naturel des théâtres pour l’heure du conte, ou encore pour les activités du club de lecture. L’originalité du projet tient d’ailleurs à cette symbiose naturelle. Lily Lam, fondatrice de la Guilde des courtepointières de Westmount, a conçu et réalisé la Cape de l’imaginaire, un élément de costume digne du travail d’une véritable artiste, qui séduit le regard des visiteurs avec son explosion de couleurs, de dessins et d’images.

Commentaires du jury
Le jury souligne la simplicité et l’intelligence du geste. Il a été charmé par cette appropriation de l’espace ; même s’il n’y a qu’un seul siège, il y a tout et même beaucoup. La réalisation réussit à donner un sens au jardin : le conte quitte la bibliothèque et s’approprie le jardin. Voilà une belle mise en valeur du conte par un petit aménagement en milieu urbain à l’aspect très convivial pour le citoyen, gratuit et accessible.

Municipalité de moins de 20 000 habitants (2 gagnants ex-aequo)

MONTMAGNY
Quai Boulanger - Jardin des Souches


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Crédits photos : Ville de Montmagny

Concepteurs : Maxime-Raphaël Lemieux, Stéphanie Martin-Roy et Mireille Soucy, finissants à la maîtrise en design urbain de l'Université Laval
Coût total :
300 000 $
Partenaires :
Bois traité MG, Université Laval
Localisation :
Avenue du Sault
Inauguration :
16 septembre 2009
Description du projet :

En 2009, la Ville de Montmagny a réaménagé le quai en promenade d’où le bassin et les chutes de la rivière du Sud peuvent être contemplés. Le 16 septembre de la même année, elle a inauguré le Jardin des Souches, un aménagement urbain visant à redonner accès au fleuve aux citoyennes et aux citoyens. Le bassin de Montmagny rayonne sous un jour nouveau, pour le plaisir des promeneurs et des ornithologues de Montmagny et d’ailleurs.

Pour la réalisation de ce projet, la Ville a approché des finissants en design urbain de l’Université Laval. Cette initiative novatrice, en plus de donner aux étudiants une occasion de mettre en pratique leur champ d’études, a permis d’aller à la source de nouvelles idées, de la créativité et des dernières tendances en matière d’aménagement. Les concepteurs du réaménagement du quai Boulanger ont utilisé le bois dans la construction de la promenade pour illustrer ce qui fut jadis la vocation principale des installations du bassin : la manutention du bois et la construction navale. Dans la section du Jardin des Souches, les pièces de bois pointant vers le firmament rappellent les mâts des voiliers longtemps présents dans le bassin et la matière ligneuse qui y fut transportée. Notons que la sculpture intitulée Hibou magique, hommage à Riopelle s’y intègre tant visuellement que thématiquement. En effet, elle se trouve au milieu du Jardin des Souches tel l’oiseau dans sa forêt.

Le développement et l’optimisation du territoire sont au cœur des préoccupations de la Ville de Montmagny. Le respect de la configuration géographique, le souci de l’histoire, la mise en valeur du potentiel et le souci constant des besoins des usagers guident les interventions urbanistiques de l’Administration. Le projet du quai Boulanger et du Jardin des Souches a permis de réhabiliter une infrastructure chère aux citoyens et un joyau du paysage. Il a redonné vie à un lieu évocateur qui se devait d’être préservé de l’oubli, et également à son environnement immédiat. Le Quai Boulanger – Jardin des Souches est un ajout à l’offre de services à l’endroit des citoyens de Montmagny et, de facto, contribue à l’amélioration de la qualité de vie.

Commentaires du jury :
Le jury salue la municipalité pour avoir été à l’écoute de ses citoyens et d’avoir permis à ceux-ci de se réapproprier cet espace en bordure du fleuve. Il reconnaît cette mise en valeur de l’espace, le quai, en un lieu contemporain identitaire. La mise en place d’un éclairage vers le bas pour prévenir la pollution lumineuse représente un excellent exemple de développment durable. Le jury souligne également l’initiative d’avoir fait appel à des étudiants finissants en design urbain

PERCÉ
L’Oiseausphère de Percé


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Crédits photos : Marvayus, sauf la vue hivernale qui est de Jacques Morin

Concepteurs : Marvayus - Joël Larouche et Chloé De Wolf
Coût total :
48 032,86 $
Partenaires :
Ville de Percé, Marvayus, CALQ, Office de Tourisme, MAMR, Cirque du Soleil, Héritage Canadien,SADC, CLÉ, Ben-Mor Inc.
Localisation :
Pointe du Mont-Joli
Inauguration : 11 août 2008
Description du projet :

L’Oiseausphère, située à mi-chemin entre le land art et l’œuvre sociale, a vu le jour à Percé en 2008 grâce au duo de créateurs en architecture Marvayus.

La perspective d’un nouveau festival international de cinéma à Percé était l’occasion de réfléchir à un dispositif original permettant l’expérience du cinéma en relation intime avec le paysage inspirant de Percé. C’est alors que le projet l’Oiseausphère est né. Des centaines de vêtements blancs réunis par la population ont été disposés de façon à permettre la présentation de séances de cinéma sur ces écrans volants. Il s’agit à la fois d’une sculpture monumentale et aérienne et d’un projet d’interaction avec la communauté. Techniquement, l’Oiseausphère est une prouesse. Il s’agit de la première structure en tenségrité¹ de grande envergure au Québec. La démarche a suscité une grande participation de la part des citoyens. Réalisée avec peu de moyens, cette œuvre collective a été pour eux une source de fierté.

Près d’un an de travail a été nécessaire pour réaliser le projet. La Ville de Percé a mis à la disposition des créateurs la pointe du mont Joli, à deux pas du rocher Percé. Elle a également apporté son soutien tant sur le plan des besoins en assurances que sur ceux du financement, du personnel et de la diffusion. À ce jour, plus de 45 organismes ont également participé au projet.

La dialectique entre l’œuvre et le territoire est apparue très tôt dans le processus. La nécessité de définir des accès à l’Oiseausphère a donné l’occasion de réaménager les parcours piétons de l’ensemble de la pointe. Étant donné le succès remporté par l’œuvre, la Ville de Percé a décidé, à la fin de 2008, de poursuivre son engagement dans le projet, qui prenait ainsi une nouvelle tangente.

En 2009, la Ville de Percé et Marvayus ont donc poursuivi le travail autour de l’Oiseausphère dans l’optique d’une valorisation poétique du paysage. L’état des sentiers a été amélioré et de grands oiseaux de pierre ont été installés autour de la sculpture originale afin de créer un espace d’interaction avec l’océan. Peu à peu, ce qui était au départ une œuvre s’est transformé en véritable parc. Ce lieu, autrefois difficilement accessible, permet aujourd’hui à tous de profiter librement des sentiers dans un cadre inspirant.

La structure principale de l’Oiseausphère est une œuvre d’art en évolution. Chaque été, une nouvelle poésie vient l’accompagner : en 2008, les vêtements-oiseaux; en 2009, les pierres messagères. C’est ainsi que ce projet culturel d’aménagement continue d’évoluer.

¹Adapté de « tensegrity », synthèse de « tensile integrity » (« intégrité tensionnelle »), ce terme est utilisé pour la première fois en 1955 par l'architecte américain Buckminster Fuller. Concrètement, une structure dite « en tenségrité » est composée de barres individuelles reliées à leurs extrémités par un ou plusieurs câbles que l'on tend pour rigidifier l'ensemble. Elle rappelle un grillage ou une toile d'araignée (Source : Emmanuel Thévenon (Page consultée le 19 avril 2010), « Une structure tisse sa toile », Le journal du CNRS, [En ligne], http://www2.cnrs.fr/presse/journal/3476.htm

Commentaires du jury
Le jury a apprécié ce geste artistique mettant en scène le paysage et qui fait de cette œuvre une œuvre-paysage. La mobilisation des gens de la communauté a été reconnue par le jury. L’intention des concepteurs, simple, intelligente, originale et courageuse, permet de reconduire le paysage iconique du rocher Percé vers un autre regard, porteur de renouveau pour la communauté. Le jury souligne l’engagement innovateur de la Ville de Percé dans cette réalisation et l’appui à la reconduction du projet pour une deuxième année.

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Les concourants

Ville de 100 000 habitants et plus

Ville de moins de 20 000 habitants

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Le jury

Claude Plante, directeur général des régions, des partenariats, des affaires institutionnelles et des ventes, Télé-Québec, André Bourassa, architecte, président de l’Ordre des architectes du Québec, Raquel Penalosa, architecte paysagiste senior, Yves Grondin, conseiller municipal de Drummondville

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Les photos de la remise des prix


-Michel Coulombe, conseiller municipal à la Ville de Montmagny
-Claude Plante, Télé-Québec
-Louis-Mathieu Fréchette, urbaniste


-Chloé De Wolf, Marvayus
-Claude Plante, directeur général des régions, des partenariats et des affaires internationales, Télé-Québec
-Joël Larouche, Marvayus


-Julie-Anne Cardella, directrice de la Bibliothèque Westmount
-Claude Plante, directeur général des régions, des partenariats et des affaires internationales, Télé-Québec
-Nicole Forbes, conseillère municipale et commissaire de la culture et des événements communautaires de la Ville de Westmount


-Julie-Anne Cardella, directrice de la Bibliothèque Westmount


-Diane Délisle, conseillère municipale, membre du comité exécutif et présidente du comité de la culture de la Ville de Sherbrooke
-Claude Plante, directeur général des régions, des partenariats et des affaires internationales, Télé-Québec
-Bernard Chaput, président de Sherbrooke, Cité des rivières


-Bernard Chaput, président de Sherbrooke, Cité des rivières

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