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Prix Citoyen de la culture Andrée-Daigle 2016

Lauréat

Camp musical Saint-Alexandre
Projet : Festival international Eurochestries au Kamouraska

Le Festival international Eurochestries au Kamouraska est né d’un partenariat du Camp musical Saint-Alexandre (CMSA) avec la Fédération internationale Eurochestries. Il s’agissait de faire rayonner le Kamouraska avec une intention d’ouverture sur le monde.

Ainsi, pendant une semaine, de jeunes Québécois en formation musicale au CMSA se retrouvent avec des ensembles provenant de divers endroits du monde afin de travailler un répertoire commun. Chaque soir, des concerts gratuits sont organisés dans les églises de la région. La semaine se termine par un concert de clôture réunissant tous les participants. L’événement permet aussi aux ensembles musicaux participants de se rendre dans les différentes municipalités de la région afin de participer à des activités de découverte du territoire.

En 2015, sept concerts ont été présentés en quatre jours dans les églises du Kamouraska par un total de 85 musiciens de 12 à 25 ans provenant de la Chine, du Mexique, de l’Espagne, de la France et du Québec. Une moyenne de 200 personnes a assisté à chaque concert, et plus de 500 au concert de clôture.

En outre, le Festival a permis la mise sur pied de partenariats riches et durables, notamment avec la population locale – ce festival ne pourrait pas exister sans la participation citoyenne, qui s’est traduite entre autres par l’implication bénévole de plusieurs citoyens, par exemple pour le transport des musiciens, la préparation des repas et l’accueil des artistes, ou encore l’accompagnement lors de la visite des trésors locaux. Le Festival a aussi permis les rencontres humaines, artistiques et culturelles entre la population du Kamouraska et les jeunes musiciens participants.

Le jury tient à saluer ce projet exceptionnel ouvert sur le monde. Les organisateurs ont su mobiliser toute une région pour l’accueil, dans les églises, les parcs et les maisons, de jeunes de plusieurs nationalités dans le cadre de ce festival musical. Ce projet multiculturel et intergénérationnel a suscité des échanges à tous les niveaux. Le jury se réjouit de la fierté collective qui s’est emparée de la région.

Mentions

Les Correspondances d’Eastman
Projet : Le volet jeunesse

La Société des Correspondances d’Eastman a mis en place, en 2014, un volet jeunesse dans le cadre de son événement annuel afin de sensibiliser les jeunes à l’importance et au plaisir de la lecture et de l’écriture. Ce volet, gratuit pour les enfants de moins de 16 ans, propose des animations culturelles ainsi que des ateliers de dessin et de création, et permet aux jeunes de rencontrer des auteurs. Ainsi, le projet UN livre, un village jeunesse !, créé en partenariat avec la Municipalité d’Eastman et l’école primaire Val-de-Grâce, offre aux élèves de l’école de découvrir un auteur, qui est appelé à jouer un rôle de guide tout au long de l’année scolaire. De plus, dans le cadre d’un concours d’écriture s’adressant aux élèves de l’école Val-de-Grâce, un écrivain partage avec les élèves des astuces d’écriture, le temps de deux avant-midi. Par la suite, les enfants sont invités à se prêter au jeu de l’écriture en composant une lettre à un personnage imaginaire. Le volet jeunesse des Correspondances d’Eastman a remporté, dès le départ, un grand succès. En 2015, ce sont près de 350 familles qui ont pu profiter de l’événement. Le jury souligne qu’avec la création de ce volet jeunesse, Les Correspondance d’Eastman démontrent leur capacité d’innovation et d’amélioration constante de cet événement annuel, notamment par le développement d’un nouveau public et l’éducation littéraire des adultes de demain.

Musée de société des Deux-Rives
Projet : Club des anciens travailleurs du coton

Le Musée de société des Deux-Rives (MUSO) a mis en place un programme de muséologie d’intervention sociale auprès du public aîné ayant travaillé à la Montreal Cotton (MOCO), qui fut la plus grande usine de textile au Canada entre les années 1890 et la fin des années 1950. Durant cette période, la MOCO a rythmé la vie des gens, travailleurs et citoyens de Salaberry-de-Valleyfield. Ce programme de regroupement communautaire, par l’entremise de diverses activités de médiation culturelle, permet de créer un lien entre les anciens travailleurs du domaine du coton, de leur redonner un sentiment de fierté par rapport à ce pan d’histoire mal connu et peu mis en valeur, et surtout de leur donner la parole. Ce projet suscite la rencontre, les retrouvailles et le partage. Il permet de mettre en lumière une histoire qui va bien au-delà de la ville de Salaberry-de-Valleyfield et de bâtir tout un réseau de savoirs, de passeurs d’histoire. Le jury salue l’initiative du MUSO, qui met en valeur le patrimoine vivant en plaçant l’humain au cœur du projet. Les anciens travailleurs du coton deviennent des ambassadeurs de l’histoire industrielle de leur ville, au bénéfice des plus jeunes générations.

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