Bulletin Le réseau

Envoi du 17 mai 2010 - Bulletin spécial - Lauréats des prix Les Arts et la Ville 2010

Les Arts et la Ville à la une

Les concours Les Arts et la Ville, plus populaires que jamais !

Les Arts et la Ville s’associe chaque année à plusieurs partenaires pour remettre ses prix de reconnaissance visant à faire rayonner, dans l’espace public, l’engagement culturel des municipalités ainsi que celui de leurs partenaires, les organismes culturels et communautaires. Les Arts et la Ville remercie les nombreux participants qui ont déposé un dossier de candidature pour l’un ou l’autre des concours. En effet, nous avons reçu, toutes catégories confondues, huit candidatures pour le prix Aménagement, 15 pour le prix Culture et développement, et 18 pour le prix Citoyen de la culture. En plus d’être présentés dans ce bulletin, les projets lauréats sont affichés sur le site Internet du réseau Les Arts et la Ville au www.arts-ville.org, dans la rubrique Activités, sous la section Prix Les Arts et la Ville. Nous remercions également les membres des trois jurys qui ont eu la délicate tâche de sélectionner les propositions gagnantes parmi tous les projets extraordinaires qui nous ont été soumis.

Lauréats du prix Aménagement 2010

LAURÉATS

Municipalité de 100 000 habitants et plus

am_sherbrookeSHERBROOKE
Sentier lumineux de la gorge de la rivière Magog

Crédits photo : Sherbrooke, Cité des rivières
Concepteurs : Le Groupe S.M., le Bureau d’Étude Lumière Jutras – Bathalon et la Ville de Sherbrooke
Coût total : 1 million $
Partenaires : Sherbrooke, Cité des rivières, et la Ville de Sherbrooke
Localisation : Gorge de la rivière Magog
Inauguration : 18 décembre 2009
Projet :
La gorge de la rivière Magog, une richesse unique en plein cœur de la ville, relie directement les pôles touristiques du lac des Nations et du centre-ville et permet à la population et aux touristes de se rendre d’un endroit à l’autre pour participer pleinement à la vie urbaine. Son sentier lumineux, inauguré en décembre 2009, couvre le secteur Abénaquis, soit entre l’accès au barrage des Abénaquis, rue Frontenac, et la centrale des Abénaquis, sur une distance de 362 mètres. La passerelle des Abénaquis, construite en 1990 sur les fondations de la conduite d’amenée, permet une promenade aérienne le long des rapides entre le barrage et la centrale des Abénaquis. Cette passerelle est un attrait majeur de la mise en lumière de la gorge, avec la cheminée d’équilibre de la centrale hydroélectrique. Les paysages hivernaux y sont majestueux et le plan lumière agrémente la promenade des passants.

Afin de faciliter l’accès des citoyens aux paysages spectaculaires de la gorge, deux nouvelles portes d’entrée et deux aires de repos ont été intégrées au réaménagement urbain de ses sentiers. La porte des Sciences, située à côté du Musée de la nature et des sciences, et la porte des Arts, située à côté du Musée des beaux-arts de Sherbrooke, ont été aménagées puis mises en lumière pour faire profiter pleinement les passants des reliefs sculptés par la rivière Magog le long de la promenade de la gorge. Ces portes, en métal ouvré noir et brique, rappellent les débuts industriels de la ville. La girouette représente le logo de l’organisme Sherbrooke, Cité des rivières, comme c’est le cas de la passerelle des Draveurs.

La diversité des éléments et des matières qui structurent le plan lumière fait ressortir l’âme des lieux grâce à une atmosphère particulière d’un espace à un autre, créée par une lumière expressive, dynamique et symbolique, offrant aux randonneurs un parcours historique et contemporain très attrayant en raison de sa topographie accidentée et de ses points de vue exceptionnels. La démarche de création s’inspire de la volonté d’établir un lien durable entre l’homme et son environnement, et de donner à ce design lumière, porteur d’une approche symbolique, une valeur culturelle qui le préserve de l’éphémère.

Commentaires du jury
Le jury salue la transfiguration remarquable d’un lieu industriel en une réalisation très séduisante qui donne un sens aux défis d’ingénierie. Il a été charmé par l’aspect poétique de la réalisation. Le jury souligne la sensibilité à l’égard de la pollution lumineuse par l’utilisation de DEL (diodes électroluminescentes). Il signale également le souci de continuité de la part de la Ville de Sherbrooke s’exprimant par cet aménagement qui s’inscrit dans une vision d’ensemble.

Municipalité de 20 000 à moins de 100 000 habitants

am_westmountWESTMOUNT
Jardin du conte

Crédits photo : Bibliothèque de Westmount
Concepteurs :
Architecte paysagiste : Peter Jacobs, horticultrice : Claudette Savaria, artiste : Lily Lam, sculpteur : J. P. Bisson
Coût total : 18 000 $
Partenaires : Ville de Westmount, les Amis de la bibliothèque, Peter Jacobs et Lily Lam
Localisation : 4574, rue Sherbrooke Ouest (Bibliothèque de Westmount)
Inauguration : Septembre 2007
Projet :
Nichée au cœur de la Bibliothèque publique de Westmount, un bâtiment à lui seul riche d’histoire et de traditions dont l’inauguration remonte à 1899, la cour intérieure semblait tout naturellement prédestinée à une nouvelle vocation. Il suffisait de penser à en faire un jardin où la parole serait voisine des arbres et des fleurs. Ce qui était à l’origine un espace plutôt impersonnel et injustement inutilisé s’est alors métamorphosé en un séduisant écrin qui accueille en plein air des enfants, des adultes et des conteurs. Le Jardin du conte voyait ainsi le jour.

L’heure du conte est un rendez-vous qui attire tant les adultes que les enfants. C’est dans un environnement paisible et inspirant, le Jardin, que les participants viennent vivre l’expérience du conte. Ce rendez-vous constitue souvent le premier contact des enfants avec la lecture. Il favorise l’éveil à celle-ci et cultive l’imaginaire et la soif des mots.

Comme s’il était un prolongement en terrasse de la section de la Bibliothèque destinée aux enfants, le Jardin fait face aux grands espaces vitrés de cette portion du bâtiment. La petite butte, les arbres et l’aménagement paysager forment le plus naturel des théâtres pour l’heure du conte, ou encore pour les activités du club de lecture. L’originalité du projet tient d’ailleurs à cette symbiose naturelle. Lily Lam, fondatrice de la Guilde des courtepointières de Westmount, a conçu et réalisé la Cape de l’imaginaire, un élément de costume digne du travail d’une véritable artiste, qui séduit le regard des visiteurs avec son explosion de couleurs, de dessins et d’images.

Commentaires du jury
Le jury souligne la simplicité et l’intelligence du geste. Il a été charmé par l’appropriation de l’espace; même s’il n’y a qu’un seul siège, il y a tout et même beaucoup. La réalisation réussit à donner un sens au jardin : le conte quitte la bibliothèque et s’approprie le jardin. Voilà une belle mise en valeur du conte par un petit aménagement en milieu urbain à l’aspect très convivial pour le citoyen, gratuit et accessible.

Municipalité de moins de 20 000 habitants (deux gagnants ex æquo)

am_montmagnyMONTMAGNY
Quai Boulanger – Jardin des Souches

Crédits photo : Ville de Montmagny
Concepteurs : Maxime-Raphaël Lemieux, Stéphanie Martin-Roy et Mireille Soucy, finissants à la maîtrise en design urbain de l’Université Laval
Coût total : 300 000 $
Partenaires : Bois traité M.G., Université Laval
Localisation : Avenue du Sault
Inauguration : 16 septembre 2009
Projet :
En 2009, la Ville de Montmagny a réaménagé le quai en promenade d’où le bassin et les chutes de la rivière du Sud peuvent être contemplés. Le 16 septembre de la même année, elle a inauguré le Jardin des Souches, un aménagement urbain visant à redonner accès au fleuve aux citoyennes et aux citoyens. Le bassin de Montmagny se révèle ainsi sous un jour nouveau, pour le plaisir des promeneurs et des ornithologues de Montmagny et d’ailleurs.

Pour la réalisation de ce projet, la Ville a approché des finissants en design urbain de l’Université Laval. Cette initiative novatrice, en plus de donner aux étudiants une occasion de mettre en pratique leur champ d’études, a permis d’aller à la source de nouvelles idées, de la créativité et des dernières tendances en matière d’aménagement. Les concepteurs du réaménagement du quai Boulanger ont utilisé le bois dans la construction de la promenade pour illustrer ce qui fut jadis la vocation principale des installations du bassin : la manutention du bois et la construction navale. Dans la section du Jardin des Souches, les pièces de bois pointant vers le firmament rappellent les mâts des voiliers longtemps présents dans le bassin et la matière ligneuse qui y fut transportée. Notons que la sculpture intitulée Hibou magique, hommage à Riopelle s’y intègre tant visuellement que thématiquement. En effet, elle se trouve au milieu du Jardin des Souches tel l’oiseau dans sa forêt.

Le développement et l’optimisation du territoire sont au cœur des préoccupations de la Ville de Montmagny. Le respect de la configuration géographique, le souci de l’histoire, la mise en valeur du potentiel et l’attention constante portée aux besoins des usagers guident les interventions urbanistiques de l’Administration. Le projet du Quai Boulanger et du Jardin des Souches a permis de réhabiliter une infrastructure chère aux citoyens et un joyau du paysage. Il a redonné vie à un lieu évocateur qui se devait d’être préservé de l’oubli et également à son environnement immédiat. Le Quai Boulanger – Jardin des Souches est un ajout à l’offre de services à l’endroit des citoyens de Montmagny et, de facto, contribue à l’amélioration de leur qualité de vie.

Commentaires du jury :
Le jury salue la municipalité pour avoir été à l’écoute de ses citoyens et permis à ceux-ci de se réapproprier cet espace en bordure du fleuve. Il reconnaît cette mise en valeur de l’espace du quai en un lieu contemporain identitaire. L’installation d’un éclairage vers le bas pour prévenir la pollution lumineuse représente un excellent exemple de développement durable. Le jury souligne également l’initiative d’avoir fait appel à des étudiants finissants en design urbain.

am_percePERCÉ
L’Oiseausphère de Percé

Crédits photo : Marvayus, sauf la vue hivernale, qui est de Jacques Morin
Concepteurs : Marvayus – Joël Larouche et Chloé De Wolf
Coût total : 48 032,86 $
Partenaires : Ville de Percé, Marvayus, Conseil des arts et des lettres du Québec, Office du tourisme, ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire, Cirque du Soleil, Héritage Canadien, Société d’aide au développement des collectivités, Centre local d’emploi, Ben-Mor inc.
Localisation : Pointe du mont Joli
Inauguration : 11 août 2008
Projet :
L’Oiseausphère, située à mi-chemin entre le land art et l’œuvre sociale, a vu le jour à Percé en 2008 grâce au duo de créateurs en architecture Marvayus.

La perspective d’un nouveau festival international de cinéma à Percé était l’occasion de réfléchir à un dispositif original permettant l’expérience du cinéma en relation intime avec le paysage inspirant de Percé. C’est alors que le projet l’Oiseausphère est né. Des centaines de vêtements blancs réunis par la population ont été disposés de façon à permettre la présentation de séances de cinéma sur ces écrans volants. Il s’agit à la fois d’une sculpture monumentale et aérienne et d’un projet d’interaction avec la communauté. Techniquement, l’Oiseausphère est une prouesse. Il s’agit de la première structure en tenségrité¹ de grande envergure au Québec. La démarche a suscité une grande participation de la part des citoyens. Réalisée avec peu de moyens, cette œuvre collective a été pour eux une source de fierté.

Près d’un an de travail a été nécessaire pour réaliser le projet. La Ville de Percé a mis à la disposition des créateurs la pointe du mont Joli, à deux pas du rocher Percé. Elle a également apporté son soutien tant sur le plan des besoins en assurances que sur ceux du financement, du personnel et de la diffusion. À ce jour, plus de 45 organismes ont également participé au projet.

La dialectique entre l’œuvre et le territoire est apparue très tôt dans le processus. La nécessité de définir des accès à l’Oiseausphère a donné l’occasion de réaménager les parcours piétons de l’ensemble de la pointe. Étant donné le succès remporté par l’œuvre, la Ville de Percé a décidé, à la fin de 2008, de poursuivre son engagement dans le projet, qui prenait ainsi une nouvelle tangente.

En 2009, la Ville de Percé et Marvayus ont donc poursuivi le travail autour de l’Oiseausphère dans l’optique d’une valorisation poétique du paysage. L’état des sentiers a été amélioré et de grands oiseaux de pierre ont été installés autour de la sculpture originale afin de créer un espace d’interaction avec l’océan. Peu à peu, ce qui était au départ une œuvre s’est transformé en véritable parc. Ce lieu, autrefois difficilement accessible, permet aujourd’hui à tous de profiter librement des sentiers dans un cadre inspirant.

La structure principale de l’Oiseausphère est une œuvre d’art en évolution. Chaque été, une nouvelle poésie vient l’accompagner : en 2008, les vêtements-oiseaux; en 2009, les pierres messagères. C’est ainsi que ce projet culturel d’aménagement continue d’évoluer.

¹Adapté de « tensegrity », synthèse de « tensile integrity » (« intégrité tensionnelle »), ce terme est utilisé pour la première fois en 1955 par l’architecte américain Buckminster Fuller. Concrètement, une structure dite « en tenségrité » est composée de barres individuelles reliées à leurs extrémités par un ou plusieurs câbles que l’on tend pour rigidifier l’ensemble. Elle rappelle un grillage ou une toile d’araignée (Source : Emmanuel Thévenon (Page consultée le 19 avril 2010), « Une structure tisse sa toile », Le journal du CNRS, [En ligne], http://www2.cnrs.fr/presse/journal/3476.htm

Commentaires du jury
Le jury a apprécié ce geste artistique mettant en scène le paysage et qui fait de cette œuvre une œuvre-paysage. La mobilisation des gens de la communauté a été reconnue par le jury. L’intention des concepteurs, simple, intelligente, originale et courageuse, permet de reconduire le paysage iconique du rocher Percé vers un autre regard, porteur de renouveau pour la communauté. Le jury souligne l’engagement innovateur de la Ville de Percé dans cette réalisation et l’appui à la reconduction du projet pour une deuxième année.

JURY

Claude Plante, directeur général des régions, des partenariats et des affaires internationales, Télé-Québec
André Bourassa, architecte, président de l’Ordre des architectes du Québec
Raquel Penalosa, architecte paysagiste senior
Yves Grondin, conseiller municipal de Drummondville

Pour en savoir davantage, visitez notre site Internet !

Finalistes et lauréat du prix Citoyen de la culture 2010

LAURÉAT

citoyen_cultureCOMITÉ MUSIQUE MAISONNEUVE
PETITS BONHEURS
Petits bonheurs, le rendez-vous culturel des tout-petits

Lieu : Montréal
Années de réalisation : 2005 à 2010
Crédits photo : Michel Pinault
Projet :
Petits bonheurs, le rendez-vous culturel des tout-petits a vu le jour en 2005, alors que le Comité Musique Maisonneuve (CMM) souhaitait toucher une nouvelle clientèle, celle des enfants en bas âge, en leur apportant une stimulation précoce par l’éveil aux différentes formes d’art. Ainsi, Petits bonheurs propose aux enfants de moins de six ans une initiation aux arts par l’entremise de spectacles et d’ateliers dirigés par des artistes professionnels. L’initiative poursuit également une mission d’accessibilité auprès d’une clientèle défavorisée. Petits bonheurs est donc né du désir de mettre l’accent sur les arts comme facteur de développement global de l’enfant, tant sur le plan physique que psychomoteur, affectif, social, cognitif et langagier.

Petits bonheurs s’attache aussi à tisser des liens entre les milieux culturel et social et à mobiliser la communauté autour de l’enfant en proposant des rencontres aux professionnels de la culture, de la petite enfance et aux parents. Des projets de médiation culturelle touchant directement des clientèles en difficulté ont également été mis sur pied. De plus, Petits bonheurs s’étend depuis plusieurs années déjà à d’autres arrondissements de Montréal, de même qu’à Laval et à Sherbrooke.

La mobilisation du milieu communautaire est indispensable pour offrir aux familles défavorisées de participer au rendez-vous. Par l’intermédiaire des tables de concertation du quartier Hochelaga-Maisonneuve, Petits bonheurs réussit à convaincre divers organismes des bienfaits de la culture pour le bien-être des enfants et à les mobiliser dans les activités du festival.

En 2005, la première édition de Petits bonheurs a attiré environ 7 500 personnes. En 2009, ce sont 17 000 personnes qui ont assisté aux différentes activités proposées.

Petits bonheurs est la seule activité au Québec qui s’adresse exclusivement aux enfants de moins de six ans et qui propose de mailler les univers social et culturel.

Commentaires du jury
Le jury a été charmé par cette réalisation communautaire qui touche le grand public, la petite enfance, ainsi que le milieu de la création. Il reconnaît que la création de ce lieu d’échange social et culturel contribue à l’amélioration de la vie culturelle de la population du quartier.

FINALISTES

LES CORRESPONDANCES D’EASTMAN
Les Correspondances d’Eastman

Lieu : Eastman
Années de réalisation : Depuis 2003
Crédits photo : De gauche à droite, Jennifer Alleyn et François-Xavier Émery
Projet :
Présentées chaque été depuis 2003, Les Correspondances d’Eastman ont établi une forme de rencontre privilégiée entre le public et des écrivains. Le temps d’une fin de semaine (quatre jours), au-delà de 40 participants, écrivains, animateurs, « passeurs de mots », sont accueillis dans une atmosphère conviviale et champêtre. Les Correspondances d’Eastman favorisent l’accès d’un public toujours croissant à la littérature, aux auteurs et à leurs œuvres.

Commentaires du jury :
Le jury a apprécié la manière dont Les Correspondances d’Eastman ont su amener la littérature hors des murs des bibliothèques pour qu’elle se déploie dans le milieu et comment cet événement a réussi à mobiliser les citoyens et les citoyennes du village.

ODACE ÉVÉNEMENTS
Nuit Blanche sur Tableau Noir – 14e édition

Lieu : Montréal
Année de réalisation : 2009
Crédits photo : Jean-François Leblanc
Projet :
Nuit Blanche sur Tableau Noir est un événement culturel urbain annuel qui se déroule sur quatre jours et qui rassemble des créateurs de différentes disciplines, principalement des arts visuels, de la poésie et de la performance. L’avenue du Mont-Royal devient alors piétonne et offre une appropriation nouvelle de l’espace public par l’animation artistique. Cette proximité propose une démystification du processus de création et offre une possibilité d’échanges entre les artistes et les citoyens.

Commentaires du jury :
Ce projet qui questionne et engage la population a retenu l’attention du jury. Celui-ci souligne que cette réalisation a évolué et s’est bonifiée avec le temps. Il reconnaît aussi le côté accessible et festif de cet événement de rue.

JURY

Eva Quintas, directrice médiation culturelle, Culture pour tous
Hélène Coulombe, agente de programmation culturelle
Vincent Arseneau, conseiller municipal, Ville de Sainte-Thérèse, et membre de la Commission de la culture, des loisirs et de la vie communautaire à l’Union des municipalités du Québec

Lauréats du prix Culture et développement 2010

LAURÉATS

culture_developMunicipalité de moins de 20 000 habitants

MONT-SAINT-HILAIRE
Intégration d’œuvres de Jordi Bonet dans un bâtiment municipal

Population : 17 209 habitants
Région : Montérégie
Année de réalisation : 2009
Crédits photo : Ville de Mont-Saint-Hilaire
Projet :
Située à flanc de montagne et bordée par la rivière Richelieu, en plein cœur de la vallée du Richelieu, la municipalité de Mont-Saint-Hilaire jouit d’un emplacement exceptionnel. Les paysages bucoliques de cette ville de nature, d’art et de patrimoine ont d’ailleurs inspiré plusieurs artistes de renom dont les œuvres ont marqué l’histoire de l’art au Québec, tels Ozias Leduc, Paul-Émile Borduas et Jordi Bonet, qui ont choisi Mont-Saint-Hilaire comme lieu privilégié de création.

En vertu des orientations de sa politique culturelle, Mont-Saint-Hilaire, en collaboration avec les institutions muséales de son territoire, s’est donné comme objectif de promouvoir le travail et l’héritage laissés par ces trois artistes emblématiques. Des points d’intérêt ont d’ailleurs été désignés en leur honneur, laissant ainsi des traces dans la mémoire collective et des sources d’inspiration intarissables pour des centaines d’artistes et d’artisans représentant aujourd’hui une force vive à Mont-Saint-Hilaire.

Grâce à l’entente de développement culturel conclue avec le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec, la municipalité a pu réaliser, en 2009, son premier projet d’intégration de l’art à l’aménagement public. Deux œuvres de l’artiste catalan Jordi Bonet font maintenant partie d’un nouveau bâtiment municipal nommé en son honneur, le Pavillon Jordi-Bonet, situé au cœur de la municipalité. Conseillée par le Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire et La Maison amérindienne, la Ville a procédé au choix des œuvres et à leur intégration dans l’espace. Douze céramiques colorées de l’artiste, intitulées La nature en mouvement, donnent une âme à la grande salle communautaire du Pavillon Jordi-Bonet. De plus, l’œuvre L’Homme-soleil, un imposant bas-relief de 221 cm x 145 cm x 3,8 cm, est installée en plein centre du mur principal du hall d’entrée.

Par ce projet, la Ville a souhaité rendre hommage à l’artiste qui s’était installé à Mont-Saint-Hilaire avec sa famille en 1969, et souligner le 30e anniversaire de son décès. Il s’agit également d’une première action de la Ville visant l’instauration d’une politique d’acquisition d’œuvres d’art qui permettrait la mise en valeur et la diffusion d’œuvres d’artistes locaux ou régionaux dans les bâtiments et sur le territoire.

Les œuvres de Jordi Bonet confèrent une identité culturelle et une symbolique particulière au bâtiment dans lequel elles sont installées. Leur présence permet de sensibiliser les citoyens à l’art tout en faisant la promotion du dynamisme culturel de la municipalité.

Commentaires du jury :
Le jury reconnaît qu’il s’agit d’une belle intégration d’œuvres d’un artiste, d’une réussite esthétique assurée. Il souligne que ce projet est en continuité avec ce que Mont-Saint-Hilaire est en train de réaliser, c’est-à-dire la mise en valeur d’œuvres existantes. Ce type de projet, qui fait la promotion d’une figure artistique locale, peut susciter un sentiment d’appartenance chez les citoyens et les citoyennes.

Municipalité de 20 000 à moins de 100 000 habitants

MRC D’ARGENTEUIL
Projet Bébé chevreuil

Population : 30 578 habitants
Région : Laurentides
Année de réalisation : 2009
Crédits photo : Arozo Anwar
Projet :
La MRC d’Argenteuil, dans les Laurentides, compte un total de neuf municipalités, dont certaines présentent un taux élevé de décrocheurs et d’analphabètes. Afin de contrer la dévitalisation de certaines municipalités constituantes de la MRC et de venir en aide aux milieux défavorisés, le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport a choisi d’y implanter, en 2005, un projet d’éveil à la lecture et à l’écriture (ELE) s’intégrant d’ailleurs au volet alphabétisation de la politique culturelle d’Argenteuil.

Le projet de produire un livre de bienvenue pour l’enfant à naître, en français et en anglais, a été créé à la suite d’une soirée de sensibilisation à la lecture et à l’écriture destinée aux élus de la région en octobre 2007. Le livre Bébé chevreuil découvre Argenteuil, distribué depuis juin 2009, a été réalisé dans le cadre de ce projet. Il s’agit d’un petit livre cartonné, dédicacé par le maire de la municipalité,  remis aux parents de chaque nouveau-né du territoire. Le personnage principal est un faon, digne représentant de la richesse de la faune d’Argenteuil. Les illustrations ont été réalisées par des élèves en arts plastiques de quatrième et de cinquième secondaire de l’École Polyvalente Lavigne de Lachute. Ces illustrations présentent les neuf municipalités d’Argenteuil ainsi que les éléments phares du patrimoine bâti et paysager de son territoire. Par ses couleurs et ses images, le livre offre aux parents un outil pratique et captivant pour éveiller un enfant à la lecture et à l’écriture. Il se veut également un moyen de développer la curiosité et le sens de l’observation. Soulignons que ce prix est remis pour une première fois à une MRC depuis la création du concours.

Commentaires du jury :
Le jury a été charmé par cette réalisation exceptionnelle qui offre une réponse inédite, originale et émouvante aux problèmes rencontrés dans une région ayant un important taux de décrochage et d’analphabétisme. L’initiation à la culture dès le plus jeune âge pourra avoir un effet à long terme. Le jury salue également la participation active des maires des villes participantes.

Municipalité de 100 000 habitants et plus

SHERBROOKE
Programme de soutien au développement culturel – Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke et Ville de Sherbrooke

Population : 152 027 habitants
Région : Estrie
Années de réalisation : 2008 à 2011
Crédits photo : De gauche à droite, André Simoneau et Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke
Projet :
La Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) et la Ville de Sherbrooke ont signé, en 2005, un protocole-cadre de partenariat dans le but de coordonner leurs actions et leurs ressources dans des domaines précis, dont celui de la culture. Par la suite, les parties ont élaboré, puis mis en œuvre en juin 2008, un programme de soutien au développement culturel visant à favoriser à la fois l’accès des élèves de la CSRS aux réalisations des organismes culturels professionnels et celui des citoyens aux réalisations culturelles des élèves.

Le programme comporte trois volets :

Volet 1 : Sorties culturelles
Ce volet vise à accroître la fréquentation, par les élèves, des manifestations culturelles des organismes professionnels soutenus par la Ville.

Volet 2 : Invitations grand public
Ce volet entend soutenir la présentation, en dehors des écoles, des réalisations culturelles d’élèves de la CSRS et encourager la contribution financière du public.

Volet 3 : Organismes en résidence
Ce volet veut favoriser la contribution d’artistes, d’artisans et d’animateurs culturels, selon le cas, à la réalisation de projets culturels de longue haleine dans les écoles. L’entente actuelle couvre une période de trois ans.

Le programme vise en grande majorité les enfants et les adolescents, qui bâtiront la société de demain. Il entend favoriser chez ceux-ci l’appropriation des arts et de la culture en rendant les manifestations culturelles et artistiques accessibles à la clientèle des écoles, et ce, à l’intérieur même du calendrier scolaire. Le programme veut donner aux jeunes le goût de s’initier à des pratiques artistiques, d’aller au théâtre, de voir un spectacle de danse, d’entendre un concert, de visiter une exposition artistique, historique ou scientifique, de participer à une activité littéraire, bref de devenir, plus tard, un public éveillé, cultivé et ouvert.

Pour ce faire, le programme fait appel aux organismes culturels professionnels du milieu local : troupes de théâtre, compagnies de danse, orchestre symphonique, musées, galeries d’art, centres d’interprétation de l’histoire, bibliothèques publiques, regroupements d’artistes et d’artisans, association d’auteurs, organismes d’animation littéraire et de promotion du livre — autant d’intervenants reconnus dans leur milieu et soutenus financièrement par la Ville.

La démocratisation des arts et de la culture à laquelle contribue le programme a pour effet d’enrichir le milieu culturel sherbrookois et la qualité de vie des citoyennes et des citoyens, favorisant ainsi le développement culturel durable de la collectivité.

Commentaires du jury :
Le jury souligne la solidité du projet grâce à la présence des différentes ententes (ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine-Ville, Ville-Commission scolaire). Il reconnaît aussi le souci que les partenaires ont eu de toucher toutes les formes d’art en matière de développement. Le jury salue la mobilisation du milieu qui s’est concrétisée par un partenariat exemplaire avec les nombreux organismes locaux.

MENTIONS

Municipalité de 20 000 à moins de 100 000 habitants

Victoriaville
Gala Juste pour en rire !

Commentaires du jury :
Le jury a apprécié ce projet théâtral novateur qui touche à une clientèle délaissée. Ce gala, qui réunit des apprentis comédiens ayant différents types de limitations fonctionnelles, permet de susciter une réflexion citoyenne sur le respect des différences, l’intégration et l’accessibilité au quotidien. Ce projet original et audacieux permet d’actualiser concrètement la politique d’accessibilité universelle de Victoriaville.

MRC de Témiscouata
Site Internet pour la culture témiscouataine

Commentaires du jury :

Ce site Internet est une réponse intelligente à un problème d’étalement du territoire. Le jury a trouvé l’initiative très intéressante. Ce projet a permis une mobilisation extraordinaire du milieu puisque le site est nourri par celui-ci. Cet inventaire en ligne qui touche l’ensemble de la vie culturelle de la région est maintenant accessible à un plus grand nombre.

JURY

Colette Brouillé, directrice générale, Réseau indépendant des diffuseurs artistiques unis (RIDEAU)

Paul Langlois, chef de division, action culturelle et partenariats, Ville de Montréal

France Auger, conseillère municipale, Victoriaville

Nos partenaires

Abonnez-vous au Bulletin Le réseau

Recevez par courriel notre bulletin bi-mensuel essentiel pour suivre l'actualité culturelle locale, nationale et internationale.

© Les Arts et la Ville, tous droits réservés