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Renouvellement du programme Rues principales en Saskatchewan

2 septembre 2014  |  Aucun commentaire

Le ministère du Tourisme, des Parcs, de la Culture et des Sports de la Saskatchewan a récemment renouvelé le programme Rues principales Saskatchewan d’Héritage Canada La Fiducie nationale (HCFN), et l’a rendu permanent.

Le programme Rues principales d’HCFN est une stratégie détaillée et éprouvée de revitalisation des collectivités. Il confère aux élus, aux commerçants, aux résidents et aux autres citoyens le pouvoir de façonner le destin de leur centre-ville en misant sur l’identité de la localité, sur ses bâtiments historiques et sur ses traditions culturelles comme autant d’outils disponibles pour susciter l’activité économique, sociale et culturelle. Le programme de la Saskatchewan, tout comme les programmes Rues principales de portée provinciale qui connaissent un grand succès au Québec et en Alberta, a été mis sur pied avec l’aide d’HCFN.

« Rues principales est un puissant élément de la trousse à outils d’Héritage Canada, dit la directrice générale d’HCFN, Natalie Bull. Nous sommes heureux de voir le programme s’enraciner en Saskatchewan, et nous serons heureux d’approfondir et de bonifier notre collaboration avec le ministère du Tourisme, des Parcs, de la Culture et des Sports. Le but ultime consiste à offrir, en matière de régénération des collectivités, une solution holistique et durable qui transcende le cloisonnement, optimise les efforts financiers et bénévoles et anime aussi bien qu’amplifie le patrimoine cher aux collectivités, sous toutes ses formes. »

La décision de poursuivre le programme a été fondée sur le succès du programme de démonstration du gouvernement de la Saskatchewan. Lancé en 2011, celui-ci visait des projets pilotes dans quatre localités : Indian Head, Wolseley, Maple Creek et Prince Albert. Sur une période de trois ans, le gouvernement a investi 1,65 million de dollars et produit des résultats impressionnants : 22 nouvelles entreprises, des rachats de biens immobiliers pour 6,5 millions de dollars et 4,9 millions de dollars en engagements à investir dans des améliorations à des bâtiments historiques et des paysages urbains, y compris 3,9 millions de dollars d’investissements privés.

Source : Communiqué diffusé par Héritage Canada La Fiducie nationale, le 15 juillet 2014

Un mandat de réflexion sur les librairies agréées

2 septembre 2014  |  Aucun commentaire

La ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française, Mme Hélène David, a confié à son adjoint parlementaire et député de Sherbrooke, M. Luc Fortin, le mandat de mener une réflexion sur les moyens de consolider les librairies agréées.

« À la suite des consultations sur la réglementation du prix de vente des livres neufs qui ont eu lieu en août et en septembre 2013, la nécessité d’accompagner les librairies indépendantes pour assurer leur vitalité culturelle et commerciale a été mise en lumière. Le mandat que je confie à mon adjoint parlementaire a donc l’objectif d’assurer l’accessibilité au livre, en maintenant un réseau de librairies agréées fort partout au Québec et sur le Web », a mentionné la ministre David.

Le gouvernement souhaite mettre en place des mesures qui auront des effets non seulement sur les librairies agréées, mais aussi sur les lecteurs et l’ensemble des acteurs de la chaîne québécoise du livre qui comptent sur ces lieux essentiels de diffusion et de promotion. Plutôt que d’opter pour une solution partielle comme la fixation du prix des nouveautés, dont les effets sur les pratiques de consommation et sur le lectorat sont incertains et qui n’agit pas sur l’ensemble des facteurs de fragilisation des librairies, M. Fortin devra recommander des actions ciblées dont les résultats concrets pourront être rapidement appréciés.

« Je souhaite que les librairies agréées puissent assumer pleinement leur rôle culturel sur le territoire québécois et sur le Web. Il importe d’appuyer leur développement », a déclaré M. Fortin.

Source : Communiqué diffusé par le gouvernement du Québec, le 20 juin 2014

La ministre de la Culture et des Communications du Québec dévoile son plan d’action de protection et de promotion de la langue française

2 septembre 2014  |  Aucun commentaire

La ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française, Mme Hélène David, a procédé, le 30 juin dernier, à l’étude des crédits pour le volet langue française. Cet exercice important a également permis à la ministre de dévoiler les grandes lignes de son plan d’action.

Pour soutenir la francisation des entreprises, différents éléments ont été ciblés par le gouvernement, tels que la tenue d’une rencontre des partenaires de la Stratégie commune d’intervention pour le Grand Montréal 2013-2015, qui aura lieu dès cet automne. Cette stratégie comporte différentes mesures de formation, d’accompagnement, de promotion et de sensibilisation du secteur privé qui visent à consolider le français dans les entreprises et les commerces de 11 à 49 personnes du Grand Montréal. Elle s’appuie sur une concertation entre le gouvernement, les syndicats et le milieu des affaires, représenté par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Une tournée ministérielle pour promouvoir la Politique gouvernementale relative à l’emploi et à la qualité de la langue française dans l’Administration aura également lieu auprès des collègues élus, particulièrement pour ceux en charge de ministères ayant de grands réseaux, par exemple ceux de la santé et de l’éducation. De plus, un réseau de ministères et d’organismes sera mis en place afin d’assurer la mise en œuvre de cette politique dans l’administration publique.

Pour bonifier l’approche à l’égard de la protection et de la promotion de la langue, un avis a été demandé au Conseil supérieur de la langue française en ce qui a trait à la maîtrise de la langue par les Québécois.

Une efficience accrue des organismes de protection de la langue française sera également partie intégrante du plan d’action. En ce sens, la ministre accompagnera l’Office québécois de la langue française, partenaire de premier plan, dans son processus de modernisation, à la fois dans sa gouvernance et dans son offre de service à la clientèle. Une actualisation de la gouvernance des divers comités relevant de cette responsabilité ministérielle sera également de mise.

Finalement, la valorisation, la mise en valeur et la célébration de la langue française seront au cœur du plan d’action. « Je pense qu’il est important de miser sur les bons coups et l’exemplarité afin d’obtenir un impact positif et durable sur la considération de la langue dans la population », a ajouté Mme David.

Rappelons que l’année 2014 correspond au 40e anniversaire de la Loi sur la langue officielle (appelée « loi 22 »), adoptée sous Robert Bourassa, qui proclamait le français comme langue officielle du Québec. « Cet anniversaire important sera un moment propice pour valoriser la langue française ainsi que son statut de langue officielle et faire connaître les progrès accomplis. Nous profiterons certainement de l’occasion pour affirmer notre fierté de parler français », a conclu Mme Hélène David.

Source : Communiqué diffusé par le gouvernement du Québec, le 30 juin 2014

Le Conseil québécois du patrimoine vivant émet ses recommandations pour une stratégie de développement des pratiques culturelles traditionnelles

2 septembre 2014  |  Aucun commentaire

Le Conseil québécois du patrimoine vivant a publié des recommandations à l’intention du gouvernement du Québec pour une stratégie de développement des pratiques culturelles traditionnelles. En voici le texte intégral.

Recommandations pour une stratégie de développement des pratiques culturelles traditionnelles

PRÉAMBULE

Attendu que les participants aux États généraux préfèrent, règle générale, l’appellation de « patrimoine vivant » mais acceptent l’expression « patrimoine immatériel » comme synonyme,

Considérant que le patrimoine vivant comprend des pratiques transmises de génération en génération vitales pour l’identité, le développement et le rayonnement de la culture québécoise, qui contribuent à la diversité culturelle de l’humanité et qui génèrent des retombées sociales et économiques importantes,

Prenant note que le patrimoine immatériel est inscrit dans la Loi sur le patrimoine culturel et que la prise en compte par l’administration québécoise des traditions et des savoirs est appelée par la Loi sur le développement durable,

Saluant le désir de l’administration québécoise de développer le patrimoine,

Remarquant néanmoins l’absence d’une stratégie spécifique pour les éléments de culture traditionnelle concernés par le patrimoine vivant de la part du gouvernement du Québec,

Constatant un écart entre le discours officiel sur l’intérêt public du patrimoine immatériel et les ressources réellement affectées au développement de certains de ses éléments-clés,

Soulignant que les actions réalisées par les pouvoirs publics gagneraient à s’inscrire dans une vision claire de développement sectoriel,

Rappelant que l’un des objectifs premiers de la notion de patrimoine immatériel demeure de viser à ce que les travailleurs culturels de ce secteur puissent gagner adéquatement leur vie, lorsqu’applicable, ou à ce qu’ils puissent s’adonner sous des conditions favorables à leurs activités, en gardant à l’esprit l’idée de changement et d’équité dans les politiques culturelles qu’invoque cette notion,

Recevant les conclusions et recommandations du rapport intitulé État des lieux du patrimoine immatériel : les traditions culturelles du Québec en chiffres,

Réaffirmant le souhait du Conseil québécois du patrimoine vivant (CQPV) de travailler en collaboration avec les pouvoirs publics,

Les participants à l’Assemblée générale du CQPV réunis à Trois-Rivières le 7 juin 2014, suivant les propositions corroborées lors des États généraux du patrimoine immatériel au Québec tenus dans la ville de Québec du 20 au 23 mars 2014, adoptent les présentes recommandations comme devant servir à l’élaboration d’une stratégie culturelle par le gouvernement du Québec.

RECOMMANDATIONS À L’INTENTION DU GOUVERNEMENT DU QUÉBEC

  1. Élaborer une stratégie culturelle consacrée au patrimoine vivant qui tienne compte de la diversité des éléments qu’il embrasse et des besoins spécifiques de chacun.
  2. Inscrire des investissements spécifiquement destinés au patrimoine vivant dans les prévisions gouvernementales, incluant la bonification du soutien au fonctionnement des organismes en patrimoine vivant, en visant l’équité avec les secteurs connexes.
  3. Réserver une enveloppe au patrimoine vivant pour les appels de projets au volet 5 du Fonds du patrimoine culturel, et examiner la possibilité que l’évaluation des projets puisse être réalisée par les pairs.
  4. Réaliser des études socioéconomiques spécifiques pour chaque élément du patrimoine vivant et prévoir la mise en œuvre des recommandations afférentes, y inclus celle sur la musique traditionnelle déjà réalisée.
  5. Prévoir un plan de développement, en concertation avec le milieu, à la suite de chaque désignation ministérielle.
  6. Mettre sur pied des tables interministérielles et interinstitutionnelles de développement pour chacune des pratiques du patrimoine vivant, [auxquelles] participeraient d’office les praticiens concernés ou leurs représentants.
  7. Encourager et soutenir la création d’un système de reconnaissance et de bourses d’État pour les trésors humains vivants et veiller à l’accessibilité effective de celles-ci pour les Premières Nations et les Inuits.
  8. Prévoir la mise sur pied d’initiatives pédagogiques formelles, en concertation avec les institutions déjà en place s’il y a lieu, et lier le soutien au fonctionnement aux institutions pédagogiques déjà existant, lorsqu’applicable, à la présence de disciplines de tradition orale ou gestuelle.
  9. Favoriser une présence accrue des arts de tradition orale et des savoir-faire traditionnels au sein des industries culturelles et des événements majeurs, en particulier la musique, la chanson, la danse et le conte traditionnels.
  10. Recommandation générale : assurer, dans le cadre des actions de développement des éléments du patrimoine vivant, la participation des communautés et des groupes qui créent, entretiennent et transmettent ce patrimoine, les impliquer activement dans sa gestion et prévoir des retombées concrètes pour ces principaux intéressés. S’inspirer à cet effet des Directives opérationnelles de la Convention de l’UNESCO de 2003 dans la mise en place de projets, de politiques ou de stratégies de développement des éléments du patrimoine immatériel, en particulier des directives 101, 105 et 107.

Consulter le document

Source : Site Web du Conseil québécois du patrimoine vivant, le 9 juin 2014

Regroupement de certaines directions régionales du ministère de la Culture et des Communications du Québec

2 septembre 2014  |  Aucun commentaire

Dans le contexte de réduction des dépenses de l’ensemble de la fonction publique, le ministère de la Culture et des Communications a annoncé récemment le regroupement de la gestion de certaines de ses directions régionales.

Ainsi, la Direction régionale de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec et celle de l’Outaouais sont, depuis le 16 juin dernier, sous la responsabilité d’un même gestionnaire, à la suite d’un départ à la retraite. Cette situation s’applique également à la Direction du Saguenay–Lac-Saint-Jean et à celle de la Côte-Nord.

Aucun bureau régional ne sera fermé et chaque direction regroupée conservera le point de service qui lui est propre. De plus, précisons qu’aucun employé ne sera muté, mis en disponibilité ou mis à pied dans le contexte de cette démarche administrative.

Selon le Ministère, ces changements ne viendront en aucun cas affaiblir sa présence et son action en région et n’auront aucune incidence sur la clientèle et les partenaires. Le Ministère entend en effet maintenir une offre de service forte partout au Québec de même qu’un accès à la culture pour tous.

Source : Communiqué diffusé par le gouvernement du Québec, le 4 juillet 2014

Signature d’une entente-cadre entre Les Musées de la civilisation et le Cégep Garneau

2 septembre 2014  |  Aucun commentaire

Le directeur général des Musées de la civilisation, M. Michel Côté, la directrice générale du cégep Garneau, Mme Denise Trudeau, et le directeur du Centre de démonstration en sciences physiques (CDSP), M. Marcel Lafleur, ont signé une entente-cadre de cinq ans visant à mettre sur pied de nouveaux projets en matière de médiation scientifique et à permettre à leurs organisations de bénéficier de l’apport réciproque de leurs experts.

« Comme les arts sous toutes leurs formes, la science fait partie intégrante du projet culturel des Musées de la civilisation puisqu’elle est non seulement omniprésente dans la société, mais que des enjeux majeurs pour son futur sont d’une urgente actualité. Développement durable, impact des technologies, manipulation du vivant, enjeux énergétiques, autant de sujets qui méritent d’être discutés, débattus, pris en compte par les citoyens de tous âges. Nous devons rendre les sciences accessibles par tous les moyens, les diffuser, les vulgariser. Ces objectifs communs teintent la complémentarité bien établie entre nos institutions. Elle est extrêmement dynamique dans la poursuite du rayonnement de la science et dans le développement de sa portée », a déclaré M. Michel Côté.

« Je suis très fière de notre partenariat avec Les Musées de la civilisation, car ils contribuent directement à l’essor de la culture scientifique à Québec par l’amalgame des arts et de la science », a indiqué Mme Denise Trudeau.

M. Marcel Lafleur a, quant à lui, tenu à souligner que « les liens entre le CDSP et Les Musées sont naturels dans la mesure où nos institutions souhaitent susciter le questionnement et l’émerveillement à l’égard du monde qui nous entoure ».

Ainsi, des mises en commun pour la diffusion de leurs productions respectives, des collaborations aux projets de conception de nouveaux programmes et des initiatives de toutes sortes devraient concrétiser ce partenariat maintenant inscrit dans les plans respectifs des Musées de la civilisation et du cégep Garneau, dont le CDSP est particulièrement actif et exemplaire en matière de médiation scientifique. D’ailleurs, le personnel contribuera au renouvellement de l’exposition découverte Tour de Terre. De plus, des membres des deux équipes seront également du comité scientifique qui élaborera la programmation entourant les Rencontres science et société organisées en partenariat avec l’Université Laval en mars prochain.

Source : Communiqué diffusé par le gouvernement du Québec, le 6 août 2014

Importants travaux en vue au centre des collections du Musée du Nouveau-Brunswick

2 septembre 2014  |  Aucun commentaire

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick investit 1,1 million de dollars dans l’élaboration d’un plan visant à améliorer les conditions au centre des collections du Musée du Nouveau-Brunswick.

Le centre abrite plusieurs collections appartenant à la province et gérées par le Musée du Nouveau-Brunswick. C’est aussi un lieu où sont effectuées des recherches et des activités de conservation, et on y trouve des laboratoires et un espace de travail pour le personnel et les bénévoles.

Le centre se détériore en raison de problèmes de chauffage et de ventilation, de fuites d’eau et du manque de place, entre autres. Si la situation perdure, la détérioration progressive pourrait mettre en danger les collections, le personnel, les bénévoles et le public.

Le conseil d’administration du musée, de concert avec le gouvernement provincial, a élaboré un plan de restauration pluriannuel, comprenant la construction d’une annexe et la réparation de l’édifice original.

La première phase du plan consiste à évaluer le coût du travail de conception et à réaliser une étude de faisabilité en vue de trouver des sources externes de financement pour la réalisation des travaux.

Source : Communiqué diffusé par le gouvernement du Nouveau-Brunswick, le 18 août 2014

Le directeur général des Musées de la civilisation publie une lettre d’opinion sur le rôle fondamental de la culture dans l’économie

25 juin 2014  |  Aucun commentaire

Michel Côté, directeur général des Musées de la civilisation, a publié une lettre d’’opinion sur le rôle fondamental de la culture dans l’’économie. La voici dans son intégralité :

On peut aborder la question de la culture sous différents angles en insistant sur des aspects de créativité et d’innovation, d’intégration et de cohésion sociale, d’échanges et de développement… Je me permets d’être ici plus réducteur, d’insister sur les liens étroits entre économie et culture et de dévoiler une face trop souvent cachée de la réalité culturelle.

Dans une étude récente, le gouvernement français rappelait le rôle fondamental de la culture dans l’économie en soulignant que les valeurs ajoutées de ce secteur représentent 3,2 % du PIB et 670 000 emplois, soit 7 fois plus que le secteur automobile. Le Conference Board du Canada, quant à lui, estimait que l’impact économique du secteur culturel canadien s’élevait, en 2007, à 84 milliards soit 7,4 % du PIB.

Parler de culture, c’est donc parler aussi d’économie. Le Musée de la civilisation a produit dernièrement un rapport démontrant des retombées de fréquentation touristique de 12 millions liées à la présentation d’une exposition majeure, et ce, pour une seule année. On peut ajouter à ces retombées un retour en ristournes fiscales auprès des divers paliers de gouvernements de 15 millions, ce qui représente plus de 60 % des subventions accordées. Tout ceci permet de créer et de soutenir plus de 600 emplois sans compter l’appui direct aux créateurs, concepteurs, interprètes participant à la vie culturelle du Musée. Nous sommes donc en présence d’une logique d’investissement rentable compte tenu de l’impact des musées en matière d’éducation, de développement des connaissances, de protection du patrimoine ou de cohésion sociale.

Les Musées sont des acteurs clés dans la stratégie touristique. On peut facilement comprendre que Paris ne serait pas la ville la plus visitée du monde sans son patrimoine artistique et ses institutions muséales (Louvre, Orsay, Beaubourg). Depuis la réunification de l’Allemagne, il y a moins de trente ans, la Ville de Berlin repose sa stratégie de développement autant sur le développement économique au sens commun que sur sa force d’attraction culturelle. L’île aux musées, la Museuminsel, a été identifiée comme plaque tournante de l’expression des arts et des cultures du monde. Aux musées existants dont la rénovation est toujours en cours, s’ajoutera le Humboldt Forum, carrefour culturel majeur. Cet ensemble sera complété en 2019 après des investissements atteignant plus de 900 millions d’euros.

Peut-on imaginer Québec sans son patrimoine reconnu par l’UNESCO et sans la richesse et le rayonnement de ses musées? Les institutions muséales nationales n’existeraient pas, il faudrait les créer. Il s’agit maintenant de les soutenir.

Les Musées sont aussi des incontournables en termes d’aménagement de territoires et d’aménagement urbain. De nombreuses villes à travers le monde ont choisi une politique culturelle innovante et ont créé des institutions muséales pour intervenir de façon positive sur l’aménagement du territoire. Le Louvre s’est ainsi installé à Lens alors que Beaubourg a choisi Metz; Marseille a accueilli le Musée de la Méditerranée alors que le Musée des Confluences a participé à la création d’un nouveau quartier permettant à Lyon de doubler son centre-ville. Penser un développement local et régional, c’est se doter aussi d’une politique muséale.

Depuis 25 ans, les subventions gouvernementales ont peu évolué alors que les coûts liés à l’énergie, au transport et aux taxes municipales n’ont cessé de croître. Les Musées ont fait des efforts en développant le mécénat ou en multipliant les partenariats nationaux et internationaux. Ils obtiennent du succès puisqu’ils ont eu 14 millions de visiteurs sur l’ensemble du territoire. Le gouvernement du Québec a d’ailleurs créé un groupe de travail et son rapport (le rapport Corbo) a confirmé le sous-financement du réseau et notamment des institutions muséales nationales.

Assurer le développement du Québec, c’est s’assurer que la société se dote de lieux de référence, de connaissances et de réflexion. La muséologie québécoise a fait sa marque au niveau international, permettons-lui de continuer à donner aux citoyens des lieux de qualité répondant aux besoins de partage des savoirs. Investir dans la culture, c’est contribuer au développement économique.

Le directeur général,

(signé)
Michel Côté

Le 26 mai 2014

Source : Communiqué diffusé par les Musées de la civilisation, le 26 mai 2014

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