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Patrimoine

La mi-Carême : une tradition qui crée du lien social

13 avril 2017  |  Aucun commentaire

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La mi-Carême, grand carnaval qui permet de rompre avec les rigueurs de l’hiver, est encore bien vivante à Saint-Antoine-de-l’Isle-aux-Grues, à Fatima – aux Îles-de-la-Madeleine – et à Natashquan.

La fête de la Mi-Carême s’apparente à celle des Mardi gras en Louisiane. Les mordus préparent leurs costumes des mois à l’avance et quelques semaines avant les célébrations, tout le monde devient suspicieux : on surveille les allées et venues, on examine les achats de matériel de bricolage, on récolte les indices pour réussir à démasquer les « mi-carêmes », car l’objectif ultime est de ne pas être reconnu ! À Natashquan, les festivités durent une semaine. Les mi-carêmes costumés égrainent le chapelet de maisons du village où les hôtes les accueillent et régalent.

« En 1855, les immigrés acadiens des Îles-de-la-Madeleine débarquent à Natashquan avec cette coutume de courir la mi-carême, déguisés, masqués. Présente partout au Québec au siècle dernier, elle s’est éteinte peu à peu dans les années 1920. Comme par magie, elle s’est enracinée dans certains milieux à caractère insulaire : Île-aux-Grues, Îles-de-la-Madeleine et Natashquan ; et, en Nouvelle-Écosse, elle est vivante dans la région de Chéticamp. Bruut ! bruut ! bruut ! Cette formule magique ouvre les portes à Natashquan aussi sûrement que le « Sésame, ouvre-toi » d’Ali Baba ! Lors de la troisième semaine du carême, des personnages masqués, déguisés, se promènent dans le village et frappent aux portes. Ils entrent dans les maisons, parfois muets et immobiles, parfois gesticulant comme au théâtre. Quant aux hôtes, ils essaient de découvrir qui se cache sous le masque. C’est cela, le véritable enjeu ! Qu’on soit reconnu ou non, cela mérite bien un petit verre. Et là, c’est aussi la fête de la parole qui éclate. Pour perdurer, l’accueil est l’élément essentiel à la survivance de cette coutume. On peut bien se demander ce qui fait encore courir la mi-carême en 2007… Si l’on n’a plus à défier le carême, cela reste un temps fort de la vie sociale, qui favorise la communication en apportant un peu de rêve et de merveilleux. Les jeunes y trouvent leur compte et se mêlent aux aînés. Lever son verre, lever son masque, après être passé incognito dans un milieu où tout le monde est parent, ami, voisin, c’est tout un défi qu’on ne relève qu’à la mi-carême. Ce doit être cela, la résistance des marges… »
Bérangère LANDRY,  “Fonction sociale de la mi-carême à Natashquan”, dans « La résistance des marges : exploration, transfert et revitalisation des traditions populaires des francophonies d’Europe et d’Amérique », Port Acadie, Numéro 13–14–15, printemps-automne 2008, printemps 2009, p. 355–363.

Visionner la vidéo diffusée sur la Fabrique culturelle à propos de la mi-Carême à Natashquan

Source : La Fabrique culturelle

La diplomatie plutôt que la sauvegarde du patrimoine immatériel

« Il est essentiel, quand on parle patrimoine vivant, de parler avec “les faiseux”, avec les porteurs mêmes des traditions, et pas seulement avec les penseurs et les observateurs », lance en entrevue Antoine Gauthier, directeur général du Conseil québécois du patrimoine vivant (CQPV). Monsieur Gauthier commentait ainsi la 11e session du Comité du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, à laquelle il assistait.

« On essaie de trouver des solutions parce qu’actuellement, la diplomatie et le politique interfèrent totalement » dans la création de la liste représentative du patrimoine immatériel de l’UNESCO, indique le directeur du CQPV. Un comité d’évaluation, composé de six experts et de six organisations non gouvernementales, est chargé d’évaluer toutes les demandes présentées par divers pays pour que leurs pratiques et traditions orales se retrouvent sur cette liste. Le poids symbolique d’y figurer a sa valeur, et vient parfois avec des avantages économiques — ne serait-ce que par l’intérêt touristique qui peut ensuite naître.

« Ce qui se produit depuis quelques années, et qui a dépassé les bornes cette année, c’est que le comité décisionnel souverain, formé de 20 États-partis, n’est pas obligé d’écouter les recommandations de l’organe d’évaluation : il y a une infirmation de toutes les suggestions de l’organe d’évaluation, et ses conclusions sont tassées du revers de la main. C’est devenu un jeu diplomatique entre pays amis. » Le CQPV et d’autres observateurs déplorent ainsi le fait que le processus est devenu si politique que « ceux qui font bien leur travail, qui prennent le temps de consulter les communautés, travaillant parfois jusqu’à quatre ans pour monter des dossiers très bien rédigés, abandonnent leur candidature », alors que des dossiers qui, selon l’organe d’évaluation, ne remplissent pas quatre des cinq critères requis, sont acceptés.

Principes démocratiques

C’est au moins la cinquième fois que M. Gauthier représente le CQPV aux sessions de l’UNESCO, qui lui permettent de « se tenir à la page, d’être au courant des principes éthiques adoptés, de conseiller notre soixantaine d’ONG au CQPV ainsi que le gouvernement du Québec ». Des principes simples : « Ceux qui jouent les rôles principaux dans la sauvegarde et le développement doivent être les détenteurs des traditions, ceux qui pratiquent. On doit s’assurer que ces gens participent à toutes les étapes, qu’ils soient consultés, qu’ils prennent part aux décisions et les prennent eux-mêmes. Il faut éviter de parler au nom des autres. Ce sont, finalement, des principes démocratiques de base. »

Dix ans après son entrée en vigueur, est-ce qu’elle marche, cette Convention de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine immatériel ? « C’est pour le savoir qu’on pousse fort afin qu’il y ait un cadre global de mesures d’évaluation. Car c’est très difficile de voir ce qu’il en est, il y a très peu de statistiques ou de guide d’impact autour du patrimoine immatériel en ce moment. » Le CQPV est pionnier en ce domaine, poursuit M. Gauthier, « mais on a encore beaucoup à apprendre. Ce qui m’intéresse présentement, c’est d’arriver à mesurer l’accès aux divers programmes pour les organismes et les individus qui travaillent dans les cultures de tradition orale et en patrimoine immatériel. C’est sûr que c’est moins sexy que de faire des listes, mais c’est essentiel. On a besoin de mesurer davantage les impacts réels de tout ça. On est au début d’un processus de mesure du succès. C’est prometteur », conclut M. Gauthier.

Source : Le Devoir

Dévoilement des plans de conservation des sites patrimoniaux de Beauport et de Charlesbourg

11 novembre 2016  |  Aucun commentaire

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Le ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française, monsieur Luc Fortin, a procédé récemment au dévoilement des plans de conservation des sites patrimoniaux de Beauport et de Charlesbourg. Ces documents de référence constituent un outil de première importance pour toutes les personnes intervenant sur ces territoires. Ils présentent les orientations du ministre en vue de la préservation et de la mise en valeur des sites, en fonction de leur valeur patrimoniale et de leurs éléments caractéristiques.

Ces plans de conservation permettront d’assurer la protection du patrimoine culturel québécois des deux sites patrimoniaux ; une responsabilité partagée entre le ministère de la Culture et des Communications, les instances municipales, les propriétaires d’immeubles et la population. L’élaboration de ces plans de conservation découle de consultations publiques menées par le Conseil du patrimoine culturel du Québec auprès de nombreux intervenants qui ont pu exprimer leurs préoccupations et formuler leurs commentaires.

Le site patrimonial de Beauport se distingue par ses valeurs historique, urbanistique, architecturale et archéologique. Il couvre un territoire autrefois rural et villageois, conserve des traces visibles du passé et témoigne de la richesse de l’histoire, du Régime français jusqu’à aujourd’hui. Il englobe des bâtiments à caractère résidentiel et institutionnel témoignant de l’évolution de l’architecture depuis le XVIIIe siècle.

Le site patrimonial de Charlesbourg présente lui aussi un intérêt pour ses valeurs historique, urbanistique, paysagère, architecturale et archéologique. Il s’agit d’un territoire unique développé à partir d’une planification urbaine effectuée par les Jésuites au XVIIe siècle. De nos jours, ce site reste un espace urbain d’une grande vitalité, où de nombreux aspects du bourg d’autrefois demeurent visibles.

Les plans de conservation des sites patrimoniaux de Beauport et de Charlesbourg sont disponibles sur le site du Ministère au www.mcc.gouv.qc.ca.

Source : Ministère de la Culture et des Communications (gouvernement du Québec)
Image : Site patrimonial de Charlesbourg. Vue du parc de la Commune / Émilie Deschênes 2013, © Ministère de la Culture et des Communications

Création d’un comité de travail sur la mise en valeur du patrimoine religieux moderne du Québec

11 novembre 2016  |  Aucun commentaire

Lors de son passage au Forum sur le patrimoine religieux organisé par le Conseil du patrimoine religieux, le ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française, monsieur Luc Fortin, a annoncé la création d’un comité de travail sur la mise en valeur du patrimoine religieux moderne du Québec. Le patrimoine religieux moderne concerne les immeubles construits entre 1945 et 1975.

La préservation du patrimoine culturel occupera une place importante dans la prochaine politique culturelle du Québec, laquelle proposera une vision renouvelée des interventions en culture. Ainsi, la création d’un comité de travail sur la mise en valeur du patrimoine religieux moderne permettra d’établir des orientations pour l’attribution de statuts juridiques aux églises emblématiques modernes à l’échelle nationale, en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel.

« Notre gouvernement souhaite que le patrimoine religieux moderne soit davantage connu et protégé. Les communautés et les citoyens sont également conviés à participer à la conservation de leur patrimoine, car le partage des responsabilités permet de cibler des actions plus appropriées. Je tiens par ailleurs à souligner l’initiative exemplaire de la Ville de Québec qui, lors du colloque Vision patrimoine 2017-2027, s’est engagée dans la protection de son patrimoine religieux. J’ai personnellement invité les maires des villes et municipalités à suivre cet exemple et à devenir partenaires de notre gouvernement dans la transmission de ce riche héritage aux générations futures », a indiqué monsieur Fortin.

Rappelons que le 27 octobre dernier, monsieur Fortin a fait parvenir une lettre à l’ensemble des maires du Québec afin de sensibiliser ces derniers à la protection et à la mise en valeur du patrimoine culturel sur leur territoire.

Source : Ministère de la Culture et des Communications (gouvernement du Québec)

La MRC du Fjord-du-Saguenay lance la nouvelle édition de la carte Tournée du patrimoine culturel et paysager de la MRC

31 août 2016  |  Aucun commentaire

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La MRC du Fjord-du-Saguenay a lancé récemment la nouvelle édition de la carte Tournée du patrimoine culturel et paysager de la MRC. Celle-ci présente les attraits incontournables des 13 municipalités qui composent ce territoire. En plus des festivals et des activités culturelles, cet outil de promotion vise à faire connaître des lieux du patrimoine culturel et paysager, en plus des ateliers d’artisans ouverts au public et des haltes gourmandes. Ce document est disponible dans les bureaux d’information touristique du Saguenay et dans les bureaux municipaux du territoire de la MRC.

De plus, la carte arbore cette année une nouvelle identité visuelle. En effet, un logo a été conçu afin d’identifier les commerces, les ateliers et les boutiques d’artistes et d’artisans ainsi que les organismes qui figurent sur la carte. Les visiteurs peuvent ainsi facilement repérer les lieux mentionnés dans cet outil de mise en valeur.

Source : MRC du Fjord-du-Saguenay

Les maisons patrimoniales de Montréal-Nord s’ajoutent au Parcours Gouin

23 juin 2015  |  Aucun commentaire

L’Arrondissement de Montréal-Nord a lancé un circuit guidé de 20 maisons patrimoniales, premier jalon du déploiement du Parcours Gouin sur son territoire. Des plaques d’identification installées devant chacune de ces maisons, un dépliant d’information et un circuit historique guidé font partie d’un projet réalisé par la Société d’histoire et de généalogie de Montréal-Nord dans le cadre des célébrations du centenaire.

Des visites guidées seront offertes gratuitement au cours de six fins de semaine de l’été et de l’automne 2015. L’historien Stéphane Tessier animera le circuit en autobus et présentera chaque maison dans le contexte du développement de Montréal-Nord à travers le temps.

Au cours des prochaines années, en plus des 20 maisons qui font partie de ce circuit, l’Arrondissement identifiera d’autres bâtiments d’intérêt patrimonial, des œuvres d’art public, ainsi que les nombreux espaces verts aux abords de la rivière des Prairies. Le Parcours Gouin est en cours de déploiement dans les cinq arrondissements qui bordent la rive nord de Montréal : l’Île-Bizard-Sainte-Geneviève, Pierrefonds-Roxboro, Ahuntsic-Cartierville, Montréal-Nord et Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles.

Source : Communiqué diffusé par l’Arrondissement de Montréal-Nord (Ville de Montréal), le 4 juin 2015

La résidence d’été de Sir John A. Macdonald est désignée lieu historique national

23 juin 2015  |  Aucun commentaire

Madame Leona Aglukkaq, ministre de l’Environnement et ministre responsable de Parcs Canada, a désigné la résidence d’été de sir John A. Macdonald à titre de lieu historique national sur la recommandation de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada. La résidence d’été de Sir John A. Macdonald à Rivière‑du‑Loup a été beaucoup plus qu’un lieu de détente estival pour le premier titulaire de la charge de premier ministre du Canada, puisqu’elle a été le théâtre de nombreuses discussions importantes touchant les enjeux qui se posaient au Canada en tant que nation émergente.

Cette propriété sise au 336, rue Fraser à Saint‑Patrice‑de‑la‑Rivière‑du‑Loup, que Lady Agnes Macdonald a appelé Les Rochers, a été la maison d’été de Sir Macdonald et de sa famille au cours des années 1873 à 1890. Le premier ministre y maintenait ses fonctions officielles, y recevait des invités de marque, et y travaillait à des questions d’importance nationale telles que la construction du chemin de fer, les enjeux économiques des années 1880 et le développement de l’Ouest. En 1885, la résidence a été le lieu d’une réunion de Sir Macdonald avec son cabinet, ayant pour but de discuter des événements entourant Louis Riel.

Source : Communiqué diffusé par le gouvernement du Canada, le 5 juin 2015

La Ville de Lévis met en ligne un outil de recherche sur l’architecture patrimoniale

23 juin 2015  |  Aucun commentaire

La Ville de Lévis a rendu disponible sur son site Web une nouvelle rubrique de découverte, de sensibilisation et de connaissance sur l’architecture patrimoniale.

On y découvre 20 styles architecturaux présents sur le territoire, une centaine de composantes et modèles architecturaux ainsi qu’un lexique permettant de démystifier l’architecture patrimoniale et d’en comprendre les rouages. L’ensemble de la rubrique est abondamment illustré de photographies anciennes et actuelles de bâtiments lévisiens qui font la fierté des quartiers anciens.

À l’aide d’un moteur de recherche par adresse, les propriétaires peuvent découvrir le style architectural de leur bâtiment patrimonial et être guidés adéquatement dans leur réflexion quant à d’éventuels travaux. Ils peuvent ainsi en apprendre davantage sur les caractéristiques propres du style architectural auquel appartient leur bâtiment, prendre connaissance de trucs et d’astuces liés à certaines composantes typiques et consulter des exemples de projets de mise en valeur afin d’y puiser de l’inspiration pour leurs projets futurs.

Des croquis architecturaux peuvent également être consultés et imprimés afin de faire des choix éclairés et comprendre la manière d’intervenir sur un bâtiment patrimonial, et ce, qu’il ait subi ou non des transformations au cours de son histoire.

Ce projet a été initié par le Service des comités d’urbanisme et du milieu bâti, et réalisé dans le cadre du volet « patrimoine » de l’Entente de développement culturel entre le ministère de la Culture et des Communications et la Ville de Lévis. Consulter la rubrique sur l’architecture patrimoniale du site Web de la Ville de Lévis

Source : Communiqué diffusé par la Ville de Lévis, le 10 juin 2015

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