Bulletins et communiqués

Recherches et statistiques

Les dépenses en culture des municipalités en 2014

29 juin 2016  |  Aucun commentaire

L’Observatoire de la culture et des communications du Québec (OCCQ) a publié, en mai dernier, le bulletin Optique culture numéro 49 intitulé « Les dépenses en culture des municipalités en 2014 ». Celui-ci présente les résultats de l’Enquête sur les dépenses des municipalités au titre de la culture. Le bulletin numéro 49 dresse d’abord un portrait d’ensemble des dépenses de fonctionnement en culture en 2014 et de leur évolution depuis 2010. Par la suite, il rend compte des dépenses de fonctionnement en culture en services rendus selon la taille de la population des municipalités. Puis il est question des dépenses selon la région administrative. Dans ce bulletin, un accent particulier est mis sur les dépenses en culture par habitant et sur la part des subventions reçues des paliers gouvernementaux dans les dépenses en culture des municipalités, de 2010 à 2014.

Voici donc les faits saillants des résultats de l’enquête :

  • En 2014, les dépenses des municipalités en matière de culture se chiffrent à 859 millions de dollars, en baisse de 2,2 % par rapport aux dépenses de 2013. De ce montant, 647 millions de dollars sont des dépenses en services rendus directement à la population.
  • Les dépenses consacrées à la culture représentent 4,7 % des dépenses de fonctionnement des municipalités.
  • Les dépenses des municipalités pour la culture équivalent à une contribution de 105,52 $ par habitant.
  • On estime que 80,5 % des dépenses en culture des municipalités sont payées par les impôts fonciers et les taxes municipales (contribution municipale), 8,4 % sont financées à même le produit de la vente de biens et services municipaux (tarification municipale), 5,5 % le sont par des sommes reçues en subventions des deux paliers gouvernementaux et 5,6 % par des sommes reçues en dons ou provenant d’autres sources de revenus.
  • Les dépenses municipales faites en culture sous forme de services rendus vont principalement aux domaines Bibliothèques (45,9 %), Arts et lettres (18,8 %) et Patrimoine, art public et design (15,4 %).
  • Les montants les plus élevés des dépenses en services rendus sont comptabilisés dans les catégories Salaires et avantages sociaux (46,4 %), Achat de biens et services (16,5 %) et Subventions octroyées (14,7 %).
  • Lorsqu’on analyse les résultats par habitant, on observe que les subventions destinées au secteur culturel, versées par les gouvernements aux municipalités, décroissent depuis 2010. Les municipalités de 200 000 habitants et plus connaissent la décroissance la plus forte.

Consulter le bulletin Optique culture numéro 49

Source : DUBÉ, Gaëtane (2016). « Les dépenses en culture des municipalités en 2014 », Optique culture, no 49, Québec, Institut de la statistique du Québec, Observatoire de la culture et des communications du Québec, mai, 16 p. [En ligne]. [www.stat.gouv.qc.ca/observatoire].

Dévoilement de l’étude La culture à Montréal : chiffres, tendances et pratiques innovantes

23 juin 2015  |  Aucun commentaire

La Chambre de commerce du Montréal métropolitain a dévoilé l’étude La culture à Montréal : chiffres, tendances et pratiques innovantes. Appuyée par des données concrètes et des études de cas, cette étude – qui constitue une mise à jour de l’étude sur les retombées économiques de la culture dans la métropole publiée par la Chambre en 2009 –, confirme que la culture est un atout économique important pour la métropole québécoise qui nécessite toutefois un appui accru de la part du milieu des affaires et de la société civile.

« Cette étude réitère le caractère fondamental de la culture dans notre identité ainsi que son important rôle de levier de développement économique pour la métropole. Les résultats présentés aujourd’hui le démontrent bien : malgré une part relative dans l’économie de la région métropolitaine en croissance constante, le secteur culturel demeure fragile. Des solutions novatrices en matière de financement doivent être mises de l’avant et une attention particulière doit être accordée aux plus petits organismes », a déclaré monsieur Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre.

L’étude permet de tirer les trois grands constats suivants :

  1. Le secteur culturel occupe toujours une place importante dans l’économie du Grand Montréal
  2. Le financement privé de la culture varie selon la taille des organismes culturels
  3. Les organismes culturels font preuve d’innovation en « sortant du cadre » pour se développer

Cette étude de la Chambre a été réalisée grâce au soutien financier du ministère de la Culture et des Communications ainsi qu’à la collaboration du Conseil des arts de Montréal. Lire le communiqué complet

Consulter l’étude

Source : Communiqué diffusé par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, le 1er juin 2015

Dévoilement des données provinciales et territoriales du Compte satellite de la culture

23 juin 2015  |  Aucun commentaire

Les données les plus récentes sur l’importance économique de la culture ont été dévoilées le 9 juin dernier. Le Compte satellite de la culture rapporte qu’en 2010, les retombées liées aux industries de la culture se chiffraient à 12,8 milliards de dollars, contribuant ainsi à 4,1 % du produit intérieur brut (PIB) du Québec, plaçant ce dernier au premier rang à l’échelle du pays. Les industries culturelles généraient quant à elles plus de 175 000 emplois à travers la province, soit 4,5 % de tous les emplois du Québec.

Pour l’année 2009-2010, les dépenses du gouvernement du Québec liées à la culture représentaient plus de 1 milliard de dollars, alors qu’elles ont généré 10 milliards de retombées pour le PIB. Les données du Compte satellite de la culture révèlent que le Québec excelle notamment dans les domaines de l’audiovisuel et des médias interactifs, des écrits et ouvrages publiés, ainsi que dans celui des arts visuels et appliqués. Ces seuls secteurs comptent pour plus de la moitié du PIB des industries de la culture de la province. Fait notable, à la section « festivals et célébrations », c’est également le Québec qui obtient les meilleurs résultats relatifs aux emplois, au PIB et à la production.

Le Compte satellite de la culture a été conçu et élaboré grâce à un partenariat entre Statistique Canada, le ministère du Patrimoine canadien et des représentants des provinces et territoires, de nombreuses municipalités et de plusieurs organismes non gouvernementaux. Des données de différentes sources y ont été intégrées afin de fournir des chiffres fiables : celles de l’Enquête annuelle sur les industries de services, de l’Agence du revenu du Canada et de l’Enquête sur l’emploi, la rémunération et les heures de travail. Ce sont les données disponibles les plus précises sur la culture, les arts, le patrimoine et le sport. Elles ont été recensées pour l’année 2010. Celles de 2011 à 2014 seront disponibles en 2016, selon l’avancement des travaux de Statistique Canada.

Pour connaître l’ensemble des données du Compte satellite de la culture, consulter le site de Statistique Canada

Source : Communiqué diffusé par le gouvernement du Québec, le 9 juin 2015

Un engagement soutenu pour la culture de la part des municipalités québécoises

26 mai 2015  |  Aucun commentaire

En 2013, les dépenses des municipalités québécoises au titre de la culture ont atteint 878 millions de dollars, soit 4,1 % de plus que l’année précédente. C’est ce que révèlent les plus récents résultats de l’enquête annuelle réalisée auprès des municipalités par l’Observatoire de la culture et des communications du Québec de l’Institut de la statistique du Québec.

Les bibliothèques demeurent le principal pôle d’action culturelle des municipalités

La plus importante part des montants dédiés à la culture par les municipalités est allée aux bibliothèques. Une autre part significative a servi au financement d’activités du domaine Arts et lettres et du domaine Patrimoine, art public et design. Ces trois domaines ont absorbé ensemble environ 80 % des dépenses en culture faites sous forme de services rendus. Ce résultat est assez constant d’une année à l’autre.

Part des dépenses en culture dans les dépenses de fonctionnement des municipalités

En 2013, les montants engagés en culture ont représenté 4,7 % des dépenses globales de fonctionnement des municipalités, alors qu’en 2012 cette proportion était de 4,8 %. Cette différence tient au fait que les dépenses en culture ne croissent pas au même rythme que le total des dépenses de fonctionnement des municipalités.

Ces données proviennent de la publication Optique culture no 40, que l’on peut consulter sur le site Web de l’Institut de la statistique du Québec.

Source : Communiqué diffusé par le gouvernement du Québec, le 14 mai 2015

Pratiques et représentations linguistiques de jeunes adultes plurilingues

14 avril 2015  |  Aucun commentaire

Les chercheuses de l’Université de Montréal Patricia Lamarre, Stéphanie Lamarre et Marina Lefranc, en collaboration avec Catherine Levasseur, signent une étude intitulée La socialisation langagière comme processus dynamique : suivi d’une cohorte de jeunes plurilingues intégrant le marché du travail, publiée par le Conseil supérieur de la langue française (CSLF).

Cette étude est la suite d’une recherche longitudinale commencée en 2006. Elle examine les trajectoires de jeunes adultes plurilingues issus de l’immigration récente et fait le point sur leurs pratiques et représentations linguistiques et identitaires à un moment clé de leur vie : la fin des études postsecondaires et l’entrée sur le marché du travail.

On y observe principalement que ces jeunes adultes issus de l’immigration récente considèrent que dans la sphère publique, c’est-à-dire au travail et hors du foyer, c’est le français qui prime.

Quelques constats

Un des constats qui émanent de cette étude est la complexité des pratiques linguistiques de ces jeunes plurilingues et la nécessité de mieux les cerner à travers des recherches ethnographiques. L’étude, qui repose sur une théorie de la socialisation langagière, démontre que les pratiques linguistiques au quotidien peuvent être modifiées par les usages tant dans la sphère publique que privée et aussi bien à un jeune âge qu’à l’âge adulte.

Il ressort des propos de ces jeunes adultes plurilingues certaines particularités sur le plan identitaire. Presque tous déclinent une identité multiple et ils n’estiment pas forcément important de se définir par une ou plusieurs langues. L’étude suggère donc de reconsidérer l’approche par catégorisation linguistique, car elle ne permet pas de saisir la relation à l’identité de plusieurs jeunes adultes issus de l’immigration. Cette approche se résume souvent au recours aux catégories francophone, anglophone et allophone, où la troisième catégorie se définit par son exclusion des deux premières.

On constate également que le choix de la langue d’enseignement au cégep et à l’université n’est pas un choix de « communauté linguistique », ni nécessairement un moment définitif dans l’utilisation du français au quotidien que font les participants de cette étude. De plus, les auteures constatent que c’est le milieu de travail qui renforce la présence du français dans leurs pratiques langagières, peu importe leur choix d’établissement postsecondaire.

Les jeunes adultes plurilingues qui ont participé à ce suivi font partie de ce que l’on pourrait appeler la génération post-« loi 101 ». Les auteures précisent que selon ces jeunes, c’est le bilinguisme français-anglais, mais un bilinguisme dans lequel prime le français, qui permet de vraiment apprécier Montréal, de s’y installer et d’y travailler.

Sur ce point, l’intégration au marché du travail constitue un moment de jonction important dans les trajectoires de vie de ces jeunes. Il ressort de cette étude que le fait d’utiliser le français au travail augmente la présence du français dans leur quotidien et modifie par conséquent leurs pratiques langagières.

Selon le CSLF, cette étude réaffirme l’importance de promouvoir l’usage du français dans la sphère publique, notamment au travail, puisque les pratiques linguistiques peuvent être modifiées par les usages, et ce, tout au long de la vie.

L’étude complète ainsi que les faits saillants sont accessibles dans la section Études de la Bibliothèque virtuelle du site Web du CSLF.

À propos du CSLF
Le CSLF a pour mission de conseiller la ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française sur toute question relative à la langue française au Québec. De plus, il peut informer le public sur toute question qui concerne le français au Québec.

Source : Communiqué diffusé par le gouvernement du Québec, le 25 mars 2015

Un portrait statistique des dépenses en culture de l’administration publique québécoise

10 mars 2015  |  Aucun commentaire

Au cours de l’année financière 2012-2013, les ministères et organismes de l’administration publique québécoise ont dépensé 989,0 millions de dollars au titre de la culture, soit 1,1 % des dépenses totales du gouvernement du Québec. C’est ce que révèle l’étude publiée le 26 février dernier par l’Observatoire de la culture et des communications du Québec de l’Institut de la statistique du Québec.

Plus des deux tiers des dépenses de 2012-2013 en matière de culture ont été faites dans les domaines suivants : bibliothèques (22,4 %), patrimoine, institutions muséales et archives (21,3 %), arts de la scène (12,9 %) et radio et télévision (10,6 %).

Depuis 1985-1986, les dépenses en culture ont augmenté de 3,5 % par année, en moyenne. Ainsi, en presque 30 ans, les sommes versées pour la culture sont passées de 58,70 $ par habitant à 122,34 $. La part des dépenses en culture dans l’ensemble des dépenses de l’administration publique québécoise, selon les comptes publics, a toutefois diminué au fil du temps : de 1,4 % en 1985-1986, elle est passée à 1,3 % en 2003-2004, puis à 1,1 % en 2012-2013.

Nouveauté : ajout des dépenses fiscales aux résultats

Pour la première fois en 2012-2013, en raison de l’adoption d’une nouvelle norme comptable par le ministère des Finances du Québec, les dépenses fiscales relatives aux crédits d’impôt remboursables en culture doivent être considérées. Ainsi, lorsqu’on tient compte de cet ajout, le montant des dépenses en culture en 2012-2013 grimpe alors à 1 345,3 millions de dollars, soit 1,5 % du total des dépenses gouvernementales, ou 166,41 $ par habitant.

Ces renseignements proviennent de la publication Optique culture no 38 que l’on peut consulter sur le site Web de l’Observatoire de la culture et des communications du Québec.

Source : Communiqué diffusé par l’Institut de la statistique du Québec, le 26 février 2015

Un rapport sur les artistes et les travailleurs culturels dans les municipalités du Canada

16 décembre 2014  |  Aucun commentaire

Le rapport Les artistes et les travailleurs culturels dans les municipalités du Canada, publié par Hill Stratégies Recherche, examine le nombre, le revenu et les caractéristiques démographiques des artistes et des travailleurs culturels selon la taille des municipalités. Le rapport démontre que :

  • Victoria, Vancouver, Toronto et Montréal ont les plus fortes concentrations d’artistes et de travailleurs culturels.
  • Les artistes ont tendance à habiter dans les grandes villes du Canada.
  • Le revenu moyen des artistes est plus élevé dans les grandes villes.
  • La moitié des artistes dans les 11 grandes villes du Canada ont un baccalauréat ou un diplôme supérieur (51 %).
  • Parmi les artistes des 11 grandes villes, on compte une proportion relativement faible de femmes (48 %), de personnes de 55 ans et plus (21 %) et de personnes d’origine autochtone (1,8 %).
  • Parmi les artistes des petites municipalités, on compte une plus forte proportion de femmes (55 %), de personnes de 55 ans et plus (33 %) et de personnes d’origine autochtone (5,5 %).
  • Parmi les artistes des petites municipalités, on compte une faible proportion de personnes ayant un baccalauréat ou un diplôme supérieur (33 %) et d’immigrants (14 %).
  • La concentration de travailleurs culturels augmente avec la taille de la municipalité.

En savoir davantage

La série Regards statistiques sur les arts, créée par Hill Stratégies en 2002, cherche à fournir des données fiables, récentes et approfondies sur l’état des arts au Canada. Elle est financée par le ministère du Patrimoine canadien, le Conseil des arts de l’Ontario et le Conseil des arts du Canada.

Source : Regards statistiques sur les arts, vol. 13, no 1, 3 décembre 2014

Une étude sur la transversalité des politiques culturelles locales en France

22 septembre 2014  |  Aucun commentaire

Le rapport Politique culturelle locale : pertinence et réalité de la transversalité, publié en septembre 2014 par l’Observatoire des politiques culturelles, rend compte de l’étude menée par quatre administrateurs territoriaux, au cours de leurs années de formation à l’Institut national des études territoriales, sur la transversalité des politiques culturelles. En voici un extrait :

« Plusieurs villes ou intercommunalités intègrent depuis plus de 15 ans dans leurs politiques culturelles des enjeux qui dépassent le seul champ du secteur culturel et artistique, en irriguant d’autres politiques publiques, comme la cohésion sociale (politique éducative, politique de la ville…) et/ou l’attractivité territoriale (aménagement, tourisme, développement économique, ville créative…).

« La transversalité peut-elle réellement remplir les objectifs qu’on lui fixe (participer aux politiques sociales, dynamiser le tissu économique local, favoriser le rayonnement du territoire, moderniser les modes de management d’une collectivité, sécuriser les budgets de la culture, etc.) sans évincer l’objectif premier des politiques culturelles – à savoir favoriser la création artistique et les pratiques culturelles, soit au sein de la population, soit à destination de celle-ci ? »

Source : BARON, Léa, Étienne BONNET-CANDÉ, Guillaume MARION et Emmanuelle MEUNIER (2014). Politique culturelle locale : pertinence et réalité de la transversalité, Observatoire des politiques culturelles.

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