Bulletins et communiqués

Scène internationale

Au Pérou, les « points de culture » ont contribué à prévenir la délinquance en milieu urbain

13 février 2017  |  Aucun commentaire

puntos-de-cultura

Au Pérou, les ministres de la Culture et de l’Intérieur ont signé un accord visant à encourager les jeunes à participer à des activités artistiques et culturelles dans les communautés ayant mis sur pied des « points de culture » dans le cadre du programme Barrio Seguro (litt. quartier sécuritaire).

Le ministre de la Culture, Salvador del Solar, a affirmé que les « points de culture » aident à prévenir la criminalité urbaine en permettant aux jeunes de participer à diverses activités artistiques et culturelles dans leur communauté.

Cela fait partie d’un accord entre les ministères de la Culture et de l’Intérieur qui vise à revitaliser les espaces publics dans les communautés en misant sur la culture, le travail et la sécurité publique afin de favoriser le mieux-être des Péruviens.

« Des espaces publics vivants et harmonieux permettent de restaurer la sécurité. La tâche principale du Ministère est d’amener la culture aux citoyens parce que la culture change les personnes et transforme les communautés », a déclaré le ministre del Solar lors de son discours dans le cadre d’une cérémonie célébrant le 50e anniversaire de la création du quartier de San Juan de Lurigancho, à Lima.

Barrio Seguro est un programme qui vise une participation multisectorielle dans laquelle chaque ministère met en œuvre les programmes inhérents à son rôle pour agir sur les facteurs de risque liés au taux de criminalité élevé.

Le programme Points de culture
Points de la culture, un programme initié en 2011 par le ministère de la Culture du Pérou, vise à élargir l’exercice des droits culturels au niveau communautaire – particulièrement en ce qui concerne les enfants, les jeunes et les populations vulnérables –, en favorisant l’inclusion, l’autonomisation et la citoyenneté interculturelle. À cette fin, le ministère de la Culture identifie, reconnaît, renforce et articule, au sein d’un réseau national, les organisations sociales qui poursuivent des actions mettant à contribution l’art et la culture ; qui contribuent à répondre aux priorités locales (telles que l’amélioration de l’éducation, de la santé et de la sécurité) ; et qui promeuvent des processus favorisant le développement individuel et communautaire.

Les fondements du programme Points de culture :

  • Une alliance entre l’État et la société civile basée sur la reconnaissance du rôle que jouent les organisations culturelles communautaires dans le développement intégral des individus et des collectivités ;
  • Une action en réseau pour atteindre conjointement de meilleures conditions pour le développement de l’action des organisations et l’accroissement de l’impact de leur travail.
  • L’autonomie et le leadership des « points de culture », en encourageant l’autonomisation des citoyens par l’entremise de l’action culturelle.

Source : Ministère de la Culture du Pérou

Renforcer les libertés fondamentales à travers la promotion de la diversité des expressions culturelles

unescoDans le cadre du projet Renforcer les libertés fondamentales à travers la promotion de la diversité des expressions culturelles, l’UNESCO met en œuvre des activités de renforcement des capacités pour le suivi des politiques en faveur de la promotion de la diversité des expressions culturelles. Ce projet fait partie de l’accord de coopération signé pour la période 2014-2017 avec l’Agence suédoise de coopération internationale au développement (ASDI).

Ces activités visent à soutenir la mise en œuvre de politiques basées sur des données probantes et à renforcer les systèmes de gouvernance éclairés, transparents et participatifs. Avec un tel socle de connaissances, les acteurs de la société civile et gouvernementaux peuvent travailler ensemble et mettre en exergue des politiques et stratégies qui promeuvent la diversité des expressions culturelles.

Au cours des derniers mois, plusieurs pays ont eu accès à des ateliers de renforcement des capacités pour l’élaboration de leur rapport périodique quadriennal et le suivi des politiques, de la collecte de données et de la construction d’indicateurs au niveau national. La série de 12 programmes a pour l’instant eu lieu au Rwanda, au Cambodge, en Indonésie, à Cuba, au Sénégal, en Éthiopie, au Zimbabwe, au Vietnam et au Maroc. Outre ces pays, le Burkina Faso, la Colombie et la Tunisie accueilleront des formations.

L’objectif global du projet est de renforcer les capacités humaines et institutionnelles dans les pays en développement d’une manière qui leur permettent d’améliorer leurs systèmes de gouvernance de la culture. Il vise à sensibiliser à la Convention, au suivi des politiques et des mesures visant à promouvoir la diversité des expressions culturelles au niveau international et à fournir un appui aux Parties dans leurs efforts pour engager des politiques informées, transparentes et participatives au niveau des pays.

Source : Secrétariat gouvernemental à la diversité culturelle du ministère de la Culture et des Communications (gouvernement du Québec) ; UNESCO

Des manifestations virtuelles en Espagne

26 mai 2015  |  Aucun commentaire

hologrammes

Des milliers de personnes ont pris part à une marche virtuelle dans les rues de Madrid, en Espagne, dans la nuit du 10 avril dernier, pour protester contre la nouvelle réforme de la loi sur la sécurité publique, qui vise à limiter le droit de manifester. Présenté comme une manifestation en hologramme – bien que la technologie utilisée s’apparente davantage à une projection –, cet événement s’inscrit dans une campagne plus large appelée Hologramas por la libertad (Hologrammes pour la liberté), qui tente de mettre fin au processus législatif qui rendra la loi effective le 1er juillet 2015.

Sous la nouvelle loi sur la sécurité publique, que les défenseurs des droits de la personne ont renommée Ley Mordaza (la loi-blague), les citoyens espagnols ne pourront pas manifester contre le Congrès ou organiser des rassemblements dans des espaces publiques. De plus, ils devront demander la permission des autorités pour pouvoir manifester publiquement. Les organisateurs de manifestations illégales (parce que non autorisées) pourraient recevoir des amendes pouvant aller jusqu’à 600 000 euros (environ 826 000 dollars canadiens). De même, les participants à une manifestation s’exposent, par exemple, à des amendes de 600 euros (environ 826 dollars canadiens) pour manque de respect envers un officier de police et de 30 000 euros (environ 41 000 dollars canadiens) pour avoir filmé ou photographié les événements.

La manifestation holographique, organisée par une association nommée No Somos Delito, qui rassemble une centaine de groupes, invite les gens à soumettre des messages vidéos qui sont ensuite transformés en projections numériques dans les rues des villes espagnoles. Selon le quotidien El País, plus de 2 000 personnes ont pris part à cette manifestation de près d’une heure.

Un des porte-paroles des organisateurs, Carlos Escano, a expliqué ainsi au quotidien El Mundo l’idée sous-jacente à ces manifestations holographiques : « Nos manifestations avec des hologrammes sont ironiques. Avec les restrictions qui affectent notre liberté de rassemblement publique, la dernière option qu’il nous reste consiste à manifester par l’intermédiaire de nos hologrammes ». Lire l’article intégral (en anglais seulement)

Source : Article de Hrag Vartanian publié dans Hyperallergic, le 13 avril 2015

L’American Library Association publie son palmarès annuel des livres censurés dans les bibliothèques aux États-Unis

5 mai 2015  |  Aucun commentaire

Chaque année, plusieurs bouquins dans le réseau des bibliothèques publiques et scolaires aux États-Unis font polémique en raison des idées progressistes ou marginales qu’ils exposent. L’an dernier, le roman graphique de Marjane Satrapi, Persepolis (L’Association), est arrivé au deuxième rang des dix livres les plus exposés à cet appel à la censure populaire, juste derrière le roman jeunesse Le premier qui pleure a perdu (Albin Michel) de Sherman Alexie.

Ce palmarès de la censure vient d’être dévoilé par l’American Library Association (ALA) dans son rapport annuel sur l’état des bibliothèques au « pays du Premier Amendement ». Persepolis, œuvre publiée entre 2000 et 2003, est ainsi l’un des livres les plus contestés par les usagers des bibliothèques pour ses représentations trop graphiques, mais également pour son contenu jugé offensant sur les plans culturel, politique et social. La présence de références à des jeux de hasard et l’expression d’un point de vue politique controversé sont également dénoncées, résume le groupe de bibliothécaires.

L’œuvre autobiographique, portée au grand écran en 2007, relate le quotidien de l’auteure entre Téhéran, en Iran, et Vienne, en Autriche, mais également entre l’exil forcé et la reconstruction d’une existence marquée par la révolution islamique et la radicalisation du climat social au royaume du shah. L’action se déroule de 1979 à 1994. Persepolis a été salué par la critique et ses milliers de lecteurs pour sa finesse, son humour et l’intelligence de son regard posé sur un destin détourné par les dogmes religieux.

Cependant, sur les 311 demandes de retrait de livres des étagères, déposées en 2014 par des groupes communautaires ou des individus, la grande majorité concerne Le premier qui pleure a perdu (The Absolutely True Diary of a Part-Time Indian), un roman pour les 11 ans et plus qui suit le quotidien d’un jeune indien de la réserve Spokane, dans l’État de Washington. Les critiques lui reprochent son discours antifamilial, son insensibilité culturelle, son apologie du jeu de hasard et de la drogue, ainsi que des références sexuellement explicites, détaille le rapport.

D’ailleurs, les préoccupations d’ordre sexuel teintent l’ensemble des appels à la censure lancés dans le réseau des bibliothèques et qui, l’an dernier, a ciblé And Tango Makes Three, de Justin Richardson et Peter Parnell, taxés de faire la promotion de l’homosexualité. Le bouquin, publié en 2007, s’inspire de l’histoire vraie de deux pingouins mâles du zoo de New York qui ont formé un couple en plus de prendre soin d’un œuf et de son contenu. Ce roman jeunesse a été honoré de plusieurs prix, mais il a aussi été la cible de tirs nourris de la part des mouvements homophobes.

Les demandes de retrait ou de mise en accès limité de certains livres, recensées par l’Office for Intellectual Freedom de l’American Library Association, entraînent rarement, pour ne pas dire jamais, la disparition de ces titres des catalogues des établissements publics. Lire l’article intégral

Source : Article de Fabien Deglise publié dans Le Devoir, le 16 avril 2015

Atis nan kay la : des artistes à la maison

5 mai 2015  |  Aucun commentaire

Les 10 et 11 avril derniers s’est tenue la deuxième édition du festival culturel Atis nan kay la, dans les rues du centre historique de Port-au-Prince, en Haïti. Organisé par l’association culturelle Akoustik Prod, en collaboration avec la fondation AfricAméricA, ce festival s’inscrivait dans le cadre du 7e Forum transculturel d’art contemporain, qui se tenait du 1er au 11 avril.

Atis nan kay la, qui signifie en créole « des artistes à la maison », est un parcours mettant en scène des artistes qui offrent une performance artistique dans les maisons Gingerbread, des constructions de bois du quartier de Pacot, situé au sud de la capitale, qui ont marqué l’architecture haïtienne au début 20e siècle, mais dont plusieurs sont désormais laissées à l’abandon.

« Atis nan kay la, c’est un projet qu’Akoustik Prod avait créé en 2013 pour valoriser les Gingerbread, parce que c’est un patrimoine qui tend à disparaître », a souligné Samora Chalmers, une des organisatrices de cet événement. « On voulait également créer un circuit piéton autour des maisons et des tables, pour offrir un évènement novateur et en même temps alerter la population sur le patrimoine », a-t-elle poursuivi.

« L’idée c’est de découvrir un autre type de culture de la promiscuité. Atis nan kay la essaye de montrer les créations contemporaines qui se font en Haïti », a ajouté Mme Chalmers.

Ainsi, trois artistes par maison offrent une performance artistique aux spectateurs. Chaque fois que le public arrive devant une maison Gingerbread, la maison lui est présentée, tant sur le plan architectural qu’historique. Chacune des maisons accueille tour à tour quelque 70 participants.

Source : Nouvelle diffusée par AlterPresse, le 6 avril 2015

France : Peut-on sauver les politiques culturelles ?

14 avril 2015  |  Aucun commentaire

Entre 2015 et 2017, les collectivités françaises vont être privées d’environ 11 milliards d’euros (environ 14,8 milliards de dollars canadiens). Sans surprise, cette baisse historique des dotations les oblige à faire des choix concernant leur politique publique et, bien souvent, c’est la culture qui écope. Pour preuve, la Cartocrise – Culture française tu te meurs, qui recense sur Internet les structures, associations et festivals supprimés ou annulés. Une baisse subtile mais dangereuse. « Il est important d’alerter sur la baisse des dotations culturelles qui sont toujours les premières à être touchées et à ne pas être considérées comme majeures dans le développement humain », estime François Deschamps, directeur général adjoint Culture et Sports, directeur des affaires culturelles de la Communauté d’agglomération d’Annecy. Il y a, selon lui, une crise de défiance vis-à-vis des politiques culturelles qui apparaissent de moins en moins dans les politiques publiques. « La culture n’est plus considérée comme un pilier sur lequel il faut s’appuyer, regrette-t-il. Alors que ses capacités en termes d’attractivité territoriale et d’épanouissement humain sont importantes. »

Source : Extrait de l’article de Laure Martin paru dans La Lettre du cadre, le 19 mars 2015

Les États-Unis défendent la liberté d’expression artistique devant l’ONU

14 avril 2015  |  Aucun commentaire

Lors de la 28e session du Conseil des Droits de l’Homme de l’Organisation des Nations Unies (ONU), l’ambassadeur étatsunien Keith Harper a affirmé que les États-Unis souhaitaient discuter des droits à la liberté d’opinion et d’expression artistique.

Selon l’ambassadeur Harper, l’expression artistique et la créativité comme forme de liberté d’expression sont des conditions fondamentales au développement de cultures dynamiques et le fonctionnement des sociétés démocratiques.

L’humanité s’est enrichie du génie de Shakespeare, de Chostakovitch, de Rumi, d’Octavio Paz, de Gabriel García Márquez, de Frida Kahlo, de Chinua Achebe et de Nadine Gordimer, par exemple. Aujourd’hui, des artistes contemporains comme Ai Weiwei et Salif Keïta nous inspirent et nous remettent en question.

Le droit à la liberté d’expression, incluant l’expression artistique et créative, est inscrit à l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, adopté par L’Assemblée générale des Nations unies en 1966. De plus, les États ayant adhéré au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels reconnaissent, à l’article 15, le droit de chacun de bénéficier de la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l’auteur. L’expression artistique est essentielle à l’esprit humain.

En 2013, lors de la 23e session du Conseil des Droits de l’Homme, les membres avaient accueilli favorablement le rapport du rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits culturels, qui portait sur le droit à la liberté d’expression créative.

L’expression et la création artistiques font l’objet d’attaques fréquentes partout dans le monde puisqu’elles véhiculent des messages spécifiques et articulent des valeurs symboliques de façon puissante. Lire l’article intégral (en anglais seulement)

Source : Article paru dans Freemuse, le 17 mars 2015

De l’art public pour une ville sans habitant

31 mars 2015  |  Aucun commentaire

Est-ce qu’une ville où il n’y aurait aucun habitant aurait besoin d’art public ? Selon Sherri Brueggemann, professeure adjointe à l’Université du Nouveau-Mexique, cela ne fait aucun doute.

Mme Brueggemann a entendu parler du plan du Center for Innovation, Testing, and Evaluation (CITE) pour la première fois en 2014. Ce projet implique la construction d’une ville étatsunienne grandeur nature, tout ce qu’il y a de plus conventionnelle, dans le désert du Nouveau Mexique. Cette ville sans habitant sera utilisée par des chercheurs, des promoteurs, des entrepreneurs, des agences gouvernementales et différents acteurs de la société civile afin de tester de nouveaux produits et de nouvelles technologies. Ce véritable laboratoire urbain d’un milliard de dollars, faisant 67 kilomètres carrés, est développé par Pegasus Global Holdings. Les seules personnes qui circulent dans la ville sont des membres de l’équipe de CITE et des chercheurs.

Curieuse de savoir quel genre d’art public pourrait se retrouver dans une telle ville, Mme Brueggemann — qui est aussi responsable du programme d’art public d’Albuquerque, au Nouveau-Mexique — a exposé le problème aux étudiants de son cours de gestion de l’art.

La métaphore qui lui est alors venue à l’esprit est celle d’un arbre qui tomberait dans une forêt où il n’y aurait personne pour entendre le bruit ainsi produit. S’il n’y a pas eu de témoin, peut-on affirmer qu’il y a eu un bruit ? Mme Brueggemann a donc demandé à ses étudiants de réfléchir au type d’art que l’on pourrait retrouver dans une ville sans habitant.

Mme Brueggemann et ses étudiants ont alors lancé un appel de propositions d’art public pour le City Lab. En tout, ils ont reçu 26 propositions provenant de partout aux États-Unis. Au final, les étudiants ont sélectionné quatre propositions, qui sont présentées dans l’exposition All Over the Map: The Ongoing Dialogue of Public Art au Musée d’Albuquerque. Lire l’article intégral (en anglais seulement)

Source : Article de Benjamin Sutton publié dans Hyperallergic, le 13 mars 2015

Nos partenaires

Abonnez-vous au Bulletin Le réseau

Recevez par courriel notre bulletin bi-mensuel essentiel pour suivre l'actualité culturelle locale, nationale et internationale.

© Les Arts et la Ville, tous droits réservés